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Une startup française surprend dans l’univers de l’horlogerie numérique

En plus de la montre connectée, la montre analogique à quartz, pilier du marché de l’horlogerie, pourrait-elle enfin faire peau neuve grâce à la haute technologie MEMS ? Une start-up française, SilMach, basée à Besançon, en fait le pari.

L’entreprise a utilisé des systèmes microélectromécaniques (MEMS) en silicium pour produire un tout nouveau moteur de montre-bracelet pour les montres analogiques. Il est deux fois plus petit qu’un circuit standard mais trois fois plus efficace que ce qui est produit actuellement.

Une évolution changeant le fonctionnement des montres analogiques

Selon les données compilées par le cabinet d’études Gitnux, les montres analogiques représentent encore 3⁄4 du marché de l’horlogerie. Tandis que les ventes de smartwatch constituent le 1⁄4 de celui-ci.

Pourtant, la technologie qui compose les montres analogiques à quartz d’aujourd’hui est restée inchangée depuis des années. Si les premiers modèles introduits il y a 53 ans par un consortium suisse et par l’horloger japonais Seiko sont toujours populaires, c’est très bien.

Sauf qu’il est maintenant temps de faire évoluer ces appareils. Voilà pourquoi, l’idée d’utiliser des MEMS en silicium pour fabriquer un moteur de montre a saisi l’ingénieur français Patrice Minotti en 1996. Et cette idée a actuellement été développée par la startup française SilMach. Cela, dans le but de concevoir de nouvelles montres plus performantes.

La technologie MEMS

La conception de nouvelles montres hybrides ou analogiques peut être faire à partir de la technologie MEMS. Dans leur forme actuelle, les moteurs qui composent ces montres et tous les autres composants peuvent être soudés directement. Et cela, sur une seule carte de circuit imprimé montée en surface.

C’est grâce à la collaboration entre le géant de l’horlogerie Timex Group et une coentreprise dénommée TiMach que le développement de cette technologie a pu aboutir. Et de nombreux fabricants de montres peuvent désormais utiliser ces pièces. Elles sont compactes et faciles à intégrer dans les boîtiers des modèles récents de montres-bracelets.

Les marques employant cette technologie

Ce sont surtout les fabricants de montres connectées ou hybrides qui en sont friands. Withings, Garmin, Citizen, Fossil et Skagen en font partie. Elles permettent de doter leurs smartwatch de diverses fonctions. Il y a la surveillance des pulsations du cœur et du sommeil, suivi de la condition physique, communications Bluetooth ou de l’affichage de messages.

Et la technologie MEMS peut même faire en sorte de faire tourner des aiguilles physiques dans le cadran d’une montre semi-connectée. C’est pourquoi SilMach mise sur l’expansion du marché de ces smartwatch hybrides, pour lesquelles son moteur est très bien adapté.

Un moteur également adapté pour les smartwatch

Jean-Baptiste Carnet, autre codirecteur général de SilMach explique d’ailleurs que « dans une smartwatch hybride typique, le moteur Lavet occupe jusqu’à 70 % de l’intérieur du boîtier« . Ainsi, la taille réduite de la technologie MEMS laisse beaucoup plus de place pour d’autres composants électroniques et capteurs

Ce qui fait que les montres pourraient enfin être suffisamment compact. Elles pourraient être portées par des personnes ayant un poignet de taille normale. Par ailleurs, le fait que les moteurs MEMS puissent être intégrés directement aux autres composants électroniques simplifie leur fabrication.

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