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Des radars acoustiques installés dans les rues de Paris

radars acoustiques : capteur méduse en haut d'un poteau

Les pétarades de motos dans les rues de Paris devraient bientôt n’être qu’un mauvais souvenir. En effet, l’arrivée de radars acoustiques et de sanctions est imminente et n’attend qu’une loi, à l’étude cet automne.

Bruitparif développe le capteur méduse depuis 2016. Il s’agit d’une antenne acoustique composée de quatre micros. Elle intègre aussi des capteurs optiques pour une prise de vue à 360 °. Le tout est capable de non seulement déterminer les niveaux sonores, mais également de localiser avec précisions l’origine du bruit. Sur l’affichage visuel, l’intensité du son est représentée par des pastilles de différentes tailles et différentes couleurs.

Des dizaines de ces capteurs méduse sont déjà installés dans la capitale, dans les quartiers animés dans le cadre de l’aide à la gestion de la tranquillité publique. Mais également sur quelques-uns des chantiers du Grand Paris Express afin de recueillir des mesures et de les analyser. Depuis cet été, ces capteurs servent aussi pour la détection des niveaux de bruit générés par les véhicules, et plus particulièrement les deux roues.

Les radars acoustiques attendent la loi

Plusieurs sites en Île-de-France ont ainsi été choisis par Bruitparif pour une première expérimentation. Celle-ci durera deux ans, et aboutira à terme aux radars acoustiques. Le premier capteur installé se trouve à Saint-Forget en vallée de Chevreuse dans les Yvelines, le long de la RD91, aussi appelée « route des 17 tournants ». Il devrait permettre d’identifier et de sanctionner les véhicules trop bruyants. Quatre autres seront également mis en place d’ici la fin du mois de septembre, dont deux dans Paris intra-muros.

Les sanctions financières ne pourront quant à elles pas être mises en place dans l’immédiat. Tout d’abord parce qu’il est nécessaire de fixer le seuil à partir duquel le conducteur risque une pénalité, seuil qui n’est donc pas encore déterminé. Et ensuite parce qu’il y n’a pas de loi à l’heure actuelle autorisant le système du radar acoustique. Cela devrait être rapidement corrigé puisque l’Assemblée nationale doit se pencher sur la loi d’orientation sur les mobilités dès cet automne. Les ingrédients sont donc tous réunis pour mettre un frein à la pollution sonore.

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