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TAE dévoile un wearable au service de l’industrie aéronautique

La société australienne TAE, spécialisée dans l’aérospatial va commercialiser un dispositif unique qui a pour but de connecter des techniciens et des experts dans l’aviation entre eux dans le monde entier et en direct.

« Guardian Mentor Remote » ou GMR, c’est le nom d’un dispositif pour le moins intéressant. Destiné aux professionnels de l’aviation, le but est de connecter entre eux les techniciens avec le moins de contraintes possibles. À l’origine du projet, le société australienne TAE, spécialiste dans le domaine de l’aérospatial. Il s’agit d’une technologie qui s’installe sur le crâne sous forme de casque avec une caméra et un casque audio intégré. Ce couplage permet aux opérateurs d’être assistés en temps réel lors d’une manoeuvre délicate. Qui dit assistance dit réduction des coups de maintenance. En effet, celui qui remplit la tâche n’a pas besoin d’être ultra spécialisé puisque guidé à distance. Pour simplifier, on peut le voir comme un exécutant.

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Gagner du temps

Ainsi, les périodes d’immobilisation, très couteuse pour les entreprises pourraient être réduites. Le temps perdu lors du défraiment d’un expert est rattrapé et à la clef, une sacré économie. Andrew Sanderson, Directeur Général de TAE y croit dur comme fer : « Dans l’industrie aérospatiale, les coûts associés aux temps d’immobilisation sont une question cruciale. Si un avion n’est pas opérationnel, il peut coûter à une entreprise jusqu’à 12000 € par heure. Par conséquent, toute technologie qui facilite la maintenance, et aide réduire les temps de réparation est un investissement important. L’utilisation du système GMR est similaire au fait d’avoir un expert est dans la pièce avec vous, même s’il est dans un autre Etat ou même dans un autre pays. Cela signifie qu’il n’y a plus de jours d’attente pour faire en sorte que les avions soient à nouveau opérationnel. »

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GMR aurait déjà été testé par Boeing et Aviation Australia, non sans succès et TAE devrait commercialiser son dispositif dans quelques mois. D’autres entreprises pourraient donc bientôt en profiter mais pas seulement dans l’aéronautique. D’autres applications, toujours industrielles, sont envisagées.  » Nous voyons un énorme potentiel pour le GMR dans un certain nombre de paramètres, y compris la fabrication générale, l’exploitation minière, l’automobile, le papier et la pâte à papier et le ferroviaire, » a expliquué le Dr Bick de l’Agence National de Science Australienne, qui a bossé de pair avec TAE « Il pourrait même être utilisé pour fournir une assistance médicale à distance pour le personnel de santé sur le terrain. »

Une chose est sûr, si les wearables font le bonheur des particuliers, c’est particulièrement les entreprises qui pourraient voir leur procédés évoluer. Comme quoi, la révolution des objets connectés n’est peut-être pas où l’on croit.

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