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USA : les drones immatriculés pour la fin de l’année

Ce lundi 19 octobre, le Department of Transportation des Etats-Unis a annoncé sa volonté d’immatriculer et recenser tous les drones civils. La raison : pouvoir identifier le propriétaire d’un appareil une fois saisi dans une zone interdite, de manière réduire les risques liés au développement du marché des drones.

Drones : les nouveaux ennemis publics n°1

Ce n’est une surprise pour personne : le développement agressif des drones civils et professionnels dans le ciel a forcé de nombreuses organisations à réagir. On savait déjà ces appareils volants dans le collimateur de la FAA, d’Airbus et même de la NASA ; récemment, Battelle a même présenté DroneDefender, une arme capable de brouiller les signaux de commande des drones. Bref, pendant que certains louent les aéronefs comme de fabuleuses inventions, certains les considèrent comme un véritable danger.

C’est que jusqu’à présent, les pilotes de drones survolant des zones sensibles étaient rarement sanctionnés à la hauteur de leurs actes. Entre les appareils survolant la Maison Blanche et ceux manquant de percuter des avions commerciaux, les risques existent. Problème : il n’existe aucun moyen pour déterminer l’identité du propriétaire d’un drone saisi.

Department of Transportation

C’est dans ce contexte de recherche de surveillance que débarque le gouvernement américain. Ce lundi, Anthony Foxx (que l’on pourrait comparer au Ministre des Transports américain) a annoncé la fondation d’une Task Force spéciale, chargée d’établir une procédure d’immatriculation des drones et composée « de 25 à 30 divers représentants de fabricants de drones, de l’industrie de l’aviation, du gouvernement fédéral et autres acteurs impliqués. Dans l’idéal, ce recensement prendrait effet dès le début des vacances, de manière à concerner directement le million de drones qui devraient être achetés au cours des fêtes de fin d’année.

A savoir que certains modèles pourraient échapper à cette immatriculation systématique. Ainsi, ceux présentant un faible risque de sécurité, comme les jouets ou les drones les plus petits, devrait être épargnés.

Bien sûr, le procédé est prévu pour être rétroactif et ne pas s’appliquer qu’aux objets ayant été acquis ces vacances. Les autorités réfléchissent encore à la manière dont ils s’y prendront pour immatriculer les quelques centaines de milliers de concernés, mais Anthony Foxx assure qu’il s’attend à la compréhension et la coopération de la plupart des utilisateurs. A voir…

 

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