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Sans pédales ni selle, ce concept de vélo brouille les frontières entre la marche et le cyclisme

concept vélo Fliz

Le Fliz est un concept de vélo qui ne ressemble à aucun autre sur le marché, puisqu'il est sans pédales, ni selle. Il s'inspire de la première bicyclette jamais fabriquée – la « laufmaschine » – par le baron allemand Karl Von Drais en 1817.

En 1818, Karl Drais invente la Laufmaschine (machine à courir) qui fonctionne sans pédales. Cette machine fait partie de la catégorie des vélocipèdes, définie comme une « bicyclette actionnée par la poussée des pieds sur le sol ». En 2013, une équipe de designers allemands ont commencé par analyser cet engin et réfléchir à la façon dont son design pourrait être affiné.  Il en résulte ainsi le Fliz, un nom dérivé de « flitzen », qui signifie « courir ou se précipiter ». Sans pédales, sans vitesses et sans selle, ce concept peut-il être considéré comme un vrai vélo ?

Ce vélo sans pédale porte le cyclisme à un tout autre niveau 

Les vélos classiques suivent une même formule depuis un siècle.  En effet, la configuration de base consiste en deux roues, dont l'une est reliée à des pédales par une chaîne. Le vélo conceptuel de Fliz rompt avec cette idée. Comme une résurgence du passé, le vélo Fliz renvoie à une époque où les bicyclettes n'étaient pas encore conçues avec toute l'efficacité et la commodité des pédales et de la chaîne. 

La principale différence entre le Fliz et le Laufmaschine réside dans son design.  En fait, sans selle ni pédales, ce vélo conceptuel se caractérise par un cadre léger. Ce dernier utilise un harnais pour suspendre le cycliste entre les roues.  Le cadre lui-même est constitué d'un laminé de fibre de verre et de carbone, ce qui le rend très léger. Par ailleurs, la couleur jaune électrique confère au vélo une apparence élégante. Cela donne l'impression qu'une abeille bourdonne autour de lui.

Le système de harnais permet aux pilotes de s'attacher au cadre. Il a été conçu pour répondre à des besoins spécifiques : confort et praticité. En fait, il comprend un système de ceinture à 5 points qui remplace le siège traditionnel. La ceinture réduit la pression au niveau de l'aine, répartit le poids du corps et permet d'ajuster la position du corps. Le Fliz convient aux utilisateurs mesurant environ 1,85 m, tandis que le harnais est conçu sur mesure pour chaque utilisateur.

Fliz : comment fonctionne ce vélo sans pédales ?

Pour mettre la machine en mouvement, le cycliste doit courir ou rouler en roue libre dans les descentes. Le système de harnais maintient le cadre contre le corps de l'utilisateur pendant la course. Ce qui lui permet d'atteindre une vitesse suffisante. Une fois qu'il a atteint une bonne vitesse, il peut mettre les pieds sur la roue arrière. Et il peut utiliser le guidon pour se diriger. Tout au long du trajet, l'utilisateur se penche en avant. Il repose ses mains sur le guidon, la tête regardant à travers l'avant du cadre en fibre de verre et de carbone.

Le Fliz présente également d'autres aspects fonctionnels. En effet, les roues permettent aux utilisateurs de se déplacer à des vitesses supérieures à la marche ou à la course. Lorsqu'ils se déplacent à des vitesses modérées, les cyclistes peuvent placer leurs jambes sur les bandes de roulement situées sur la roue arrière. Ce qui permet de se détendre après que les jambes ont propulsé le vélo. Le design général du Fliz offre également de nombreux avantages. Grâce à sa forme aérodynamique, les cyclistes peuvent facilement se faufiler entre les piétons dans les « espaces urbains encombrés ».

Ce concept de vélo sans pédales ne manquera pas de faire tourner les têtes. Toutefois, il convient de noter que le Flizs n'a pas été conçu pour remplacer les vélo électriques ou classiques. Il vise à fournir une alternative de transport saine et respectueuse de l'environnement pour les espaces urbains surpeuplés. Leur objectif était de faire revivre le principe de conception de Drais, tout en veillant à ce qu'il reflète la société moderne.

Bien qu'il n'y ait actuellement qu'un seul prototype en production, la production en série pourrait être réalisée si le projet remporte le prix .

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9 commentaires

9 commentaires

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  1. Une draisienne en fait, en plus compliqué ! Et le temps de mettre le harnais j’ai fait 100m.
    Impossible à charger dans une citadine et dans le bus ou métro, je me pose pas la question.

  2. En réponse à gg

    Je ne vois pas de grand intérêt à l’objet non plus, mais on est loin de la complexité d’un vélo. Pas de pédalier/chaine/pignon, pas de frein arrière, pas de selle donc plus léger et plus simple. Et comparé à une trotinette c’est bien plus encombrant, mais beaucoup plus stable et certainement bien plus rapide (les grandes roues aident à conserver plus de vitesse, surtout sur sol dégradé).
    Mais pour autant, à part la simplicité technique (moins d’entretient) et la légèreté, je lui trouve plus d’inconvénients que d’avantage sur le vélo.

  3.  » Leur objectif était de faire revivre le principe de conception de Drais, tout en veillant à ce qu’il reflète la société moderne.  »

    Oui en effet => Une société DÉBILE.

  4. Alors, j’ai rien compris !! sympa en descente mais bon, des fois, ca monte 🙂
    Donc, en fait , c’est la complexité , l’encombrement le poids, et sans doute le prix du vélo, mais avec en plus, la lenteur de la trottinette 🙂

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