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Drones : des yeux d’insectes pour être plus agiles ?

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Un oeil artificiel s’inspirant des yeux de mouches drosophiles a été mis au point par des chercheurs de l’EPFL. Son but ? Équiper des drones ainsi que de petits robots pour les rendre plus agiles en détectant les obstacles autour d’eux !

Ah la technologie ! En s’inspirant comme souvent de la nature qui nous entoure, et cette fois des yeux si particuliers des mouches drosophiles, il a été possible de créer un oeil artificiel qui pourrait bien permettre aux drones d’être plus agiles en vol. Tout ceci grâce aux ommatidies, qui composent les mirettes des insectes. Ces récepteurs visuels, légèrement décalés entre eux ont pour propriétés de permettre aux mouches une grande collecte d’informations, leur donnant la possibilité de percevoir parfaitement leur environnement et de réagir très vite aux mouvements des choses qui les entourent, et ce même dans la pénombre.

La mise au point du dispositif CurvACE, a nécessité le travail de plusieurs équipes de chercheurs, l’EPFL de Lausanne, Fraunhofer Institut de Jena, l’Université de Tübingen, CNRS, université d’Aix-Marseille. Le capteur de l’oeil possède trois détecteurs à photons hexagonaux, couvert d’une lentille. Bien que l’image ne soit pas d’excellente qualité, les informations transmises par celle-ci sont suffisantes pour détecter les objets se trouvant aux alentours et leurs potentiels mouvements. Le dispositif est capable de s’adapter à divers éclairages, exactement comme les yeux des insectes dont il est inspiré. Il est également en mesure d’enregistrer 300 images par secondes, soit trois fois plus qu’un oeil de mouche.

Des drones plus débrouillards

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CurvACE possède un champ de vision horizontal de 180° et vertical de 60°, notamment permis grâce à sa forme singulière, qui a laissé l’espace suffisant à ses créateurs pour y intégrer, au niveau de la cavité interne, de la microélectronique embarquée. Ceci va permettre à l’oeil d’analyser en temps réel les données récoltées par les capteurs et transmettre si nécessaire l’ordre au robot sur lequel il est installé de bouger. Un des principaux buts de l’oeil artificiel est d’être utilisé sur des drones de très petite taille afin d’améliorer leur autonomie sur le terrain, en les rendant à même de détecter et réagir à l’environnement qui les entoure. Pour fonctionner, l’oeil ne requiert pas énormément d’énergie, un atout non négligeable et une création qui pourrait définitivement être utile sur des appareils destinés à des missions de surveillance ou de sauvetage.

Plus que les drones, les chercheurs se concentrent également sur une possible casquette connectée, capable d’épauler les personnes aveugles en détectant d’éventuels obstacles alentour et en les alertant au moyen de vibrations. Le secteur de l’automobile pourrait également se montrer intéressé par le dispositif, notamment afin d’éviter les collisions des voitures.

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