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Des wearables pour surveiller ses employés ?

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Au Royaume-Uni, les employés se méfient de leur wearable, bracelets ou montres connectées, imaginant la possibilité que ces nouvelles technologies puissent devenir un outil d'espionnage pour leurs patrons.

En février dernier, Gartner, entreprise américaine de conseil et de recherche en technologie, a établi un rapport stipulant que les ventes de smartwatches avaient atteint les 30 millions en 2015, et devrait passer à 66 millions cette année.

Une enquête réalisée sur 2000 travailleurs au Royaume-Uni révèle la popularité de ces produits, illustrée par le fait que presque la moitié des personnes interrogées (46%) accepteraient un wearable offert par leur employeur.

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Des employés toujours méfiants

Mais malgré la volonté commune d'adopter cette technologie, seulement 30% des employés de plus de 55 ans accepteraient de travailler avec un dispositif dont les données seraient accessibles pour leur patron. Dans le même état d'esprit, presque la moitié (40 %) de ces employés restent inquiets par le fait que leur employeur puisse utiliser ces données contre eux s'ils y ont accès.

Malgré cela, une divergence d'opinions demeure entre les jeunes employés et les plus âgés, pour la question de la confiance : la majorité des travailleurs de 35 ans ou moins se montrant confiants à l'idée d'utiliser un wearable provenant de leur travail.

Anthony Bruce, analyste, a déclaré à ce sujet que :

[blockquote style= »1″]Si les entreprises souhaitent regagner la confiance collective, il leur faut montrer qu'ils prennent la sécurité des données au sérieux et qu'ils communiquent avec leur équipe de façon ouverte à propos des bénéfices possibles.[/blockquote]

En effet, les deux tiers des personnes interrogées lors de l'enquête souhaitaient voir leur patron s'intéresser à leur santé et bien-être.

employes wearable

En janvier dernier, la Cour Européenne des Droits de l'Homme a stipulé que les entreprises étaient autorisées à avoir accès aux données de leurs employés à la seule condition que la raison soit reliée à leur travail.

Cette loi à été pensée après un incident en Roumanie, où Bogdan Mihai Barbulescu, un travailleur, avait porté plainte contre la compagnie qui l'avait mis à la porte pour avoir envoyé des mails personnels depuis son compte professionnel. 

La Cour a ainsi pris la défense de l'employeur de Mr Barbulescu, déclarant qu'il n'était pas déraisonnable qu'un employeur souhaite vérifier que ses employés complètent leurs taches professionnelles pendant leurs heures de travail.

Nul doute que les bracelets connectés et montres connectées relanceront le débat de côté là, certains n'hésitant plus à qualifier ces nouvelles technologies de « Big Brother » qui nous surveillent

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