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CES 2016 : Faraday Future débarque sur le marché des voitures électriques

CES 2016 Faraday Future

Faraday Future, une start-up californienne a dévoilé lundi 4 janvier son tout premier prototype de voiture électrique haut de gamme au CES 2016 de Las Vegas. Une voiture connectée dont le tableau de bord et les moteurs sont personnalisables.

Une voiture connectée au CES 2016

Certains voient la Batmobile, d’autres un véhicule tiré du blockbuster Tron, les plus terre à terre la voiture de sport de demain. Dans tous les cas, Elon Musk, patron de Tesla et leader du marché des voitures électriques, ne s’imaginait sûrement pas concurrencé sur son terrain par une entreprise créée il y a à peine un an et demi.

Cette dernière a donc présenté lors du CES 2016 un prototype de voiture connectée du nom de FFZERO1. Pas très imaginatif, on est d’accord. Le reste le sera un peu plus, on vous rassure.

Pour attirer l’attention des spécialistes présents à Las Vegas ou simplement prouver qu’elle s’impose dans le marché des véhicules électriques haut de gamme, Faraday Future a multiplié les annonces-chocs. Son prototype qui dispose de 1000 chevaux peut atteindre 321 km/h et passer d’une vitesse de 0 à 100 km/h en 3 secondes. L’intérieur du monoplace serait, selon ses constructeurs, inspiré par des travaux réalisés par la NASA.

La start-up se positionne également sur les deux plus grandes tendances de l’année 2016, la réalité augmentée et la conduite autonome (menée pour le moment par les Google Cars) en précisant qu’elle allait intégrer ces deux technologies dans le véhicule. Tout ceci reste à l’heure actuelle très abstrait, mais a au moins le mérite d’intriguer les spécialistes.

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Faraday Future, un véhicule modulable 

Si le design atypique et futuriste du véhicule intrigue, son réel intérêt réside sous la carrosserie.

Son volant, au contraire de l’autre volant connecté présenté au CES 2016, incorpore un smartphone, donnant la possibilité au conducteur de personnaliser le tableau de bord. La base du véhicule est quant à elle en grande partie modulable dans le sens où il est possible d’accroitre sa vitesse et sa puissance en augmentant le nombre de batteries. Le constructeur peut enfin faire varier le nombre de moteurs (de un à trois). Tout cela porte un nom : le VPA, pour Variable Platform Architecture.

Si le prototype présenté semble s’adresser à une population aisée, adepte de vitesse et de sensation forte, la marque précise que la production à grande échelle pourra donner naissance à différentes tailles et types de véhicules.

Une société financée par le milliardaire JiaYueting

Cette start-up américaine dispose d’un allié de poids, en la personne de JiaYueting. Quoi, vous ne connaissez pas encore le Elon Musk asiatique, fondateur de la « Netflix chinoise » ?

Celui qui a connu une ascension fulgurante dans le classement 2015 des 100 plus grosses fortunes du magazine Forbes est propriétaire de Leshi TV. Cette société est impliquée dans la production de films, les Smart TV’s, la téléphonie mobile ou encore les offres streaming. Ce milliardaire chinois soutient et finance la société Faraday Future.

CES 2016 Faraday Future

Cette dernière a annoncé l’imminence de la construction d’une usine de production à quelques kilomètres au nord de Las Vegas (État du Nevada). Histoire de faire oublier le caractère juvénile de cette entreprise vieille d’à peine un et demi, un milliard de dollars sera investis et 4500 salariés débauchés pour la production en série de ses voitures électriques

Pour en revenir au véhicule, si son allure paraît totalement novatrice, n’oublions pas qu’il reste un prototype. Nick Sampsion, vice-président en charge de la recherche et développement chez Faraday Future, a lui-même rappelé qu’il s’agit d’un « concept ».

Dans tous les cas, il aura eu l’intérêt d’attiser la curiosité du public comme des spécialistes.

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