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Uber Files : Top 5 des tactiques les plus sordides de la firme pour s’imposer

Kill Switch, lobbying… les tactiques sordides d’Uber révélées par l’affaire des Uber Files secouent la sphère politique jusqu’aux plus hauts niveaux. Quelles sont ces cinq plus dérangeantes révélations ?

Le Monde et un consortium de journaux internationaux ont eu accès à une énorme cache de 124 000 documents internes à Uber. L’enquête appelée Uber Files révèle un historique de comportements extrêmement inquiétants dans lesquelles la firme était impliquée entre 2013 et 2017.

Le Kill Switch, l’une des tactiques illégales d’Uber

Le Kill Switch fait partie des tactiques douteuses qui auraient soutenu l’expansion explosive d’Uber dans environ 40 pays. La multinationale aurait eu recours à un Kill Switch qui aurait instantanément supprimé l’accès à ses systèmes informatiques. Ainsi, les responsables de l’application de la loi de n’ont pas pu rassembler des preuves susceptibles d’aboutir à la fermeture de l’entreprise.

L’utilisation de cet outil par Uber n’est pas un secret, mais on ne savait pas que cela prenait une telle proportion. Les dirigeants d’Uber dont l’ancien PDG Kalanick auraient en effet demandé son déploiement sur 12 instances en France, en Inde, aux Pays-Bas… La firme pourrait même être poursuivie pour entrave à la justice.

Le lobbying d’un président, une des tactiques de haut niveau d’Uber

Le président Emmanuel Macron aurait été au centre des tactiques douteuses voire illégales d’Uber. Il aurait même tenu plusieurs réunions secrètes avec des dirigeants de l’entreprise. Cela aurait facilité l’implantation et l’expansion d’Uber en France.

La firme a, par le passé, fait l’objet d’un raid des inspecteurs du gouvernement dans le cadre d’une perquisition pour évasion fiscale présumée. Le lobbyiste en chef Mark McGann aurait alors déclaré au personnel qu’il avait demandé à Macron de faire reculer ces inspecteurs.

Un SMS de Macron à Kalanick indique même que l’actuel président de la France a négocié un accord auprès de Cazeneuve, le premier ministre de ce temps. Cet échange portait sur le service controversé UberPop qui faisait l’objet d’un examen minutieux et d’intenses critiques en France. Cet accord est le fruit des pratiques douteuses d’Uber.

Suite à cette enquête Uber Files, des appels à une enquête parlementaire contre Macron sur ses liens avec Uber ont été lancés par des députés de l’opposition.

Utiliser la violence pour assurer son expansion

Kalanick aurait proposé une série de « désobéissance civile » impliquant quelque 15 000 chauffeurs-partenaires Uber et 50 000 passagers. Ce PDG aurait exhorté les chauffeurs partenaires à signer une lettre de pétition. Cette lettre demande au Président et au Premier ministre de sauver leur emploi. Les passagers devaient quant à eux protester contre leur accès à des trajets bon marché. Kalannick a même conseillé d’utiliser l’attaque des chauffeurs Uber pour faire pression sur les législateurs.

Courtiser les oligarques russes sanctionnés

Uber aurait aussi contourné les lois américaines anti-corruption en offrant un dessous de table de 50 millions de dollars. Les tactiques d’Uber pour percer sur le marché russe ont cependant échoué.

Désavantager les chauffeurs pour préserver ses profits

Des documents divulgués par le Washington Post révèlent également les tactiques controversées d’Uber pour préserver leurs profits. La firme aurait refusé d’aider certains de leurs chauffeurs victimes d’attaques.

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