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Facebook accusé d’encourager les discours haineux dans un but lucratif

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Frances Haugen, une lanceuse d’alertes, a accusé Facebook d’amplifier les discours haineux sur sa plateforme.

Elle est à l’origine de la fuite d’une énorme cache de documents Facebook dans le Wall Street Journal. C’est en direct, à la télévision américaine qu’elle a révélé son identité. Elle a aussi parlé du fonctionnement interne de ce réseau social. Facebook utiliserait ainsi un algorithme amplifiant les discours haineux dans le cadre de son optimisation de produits.

Les allégations de Frances Haugen contre Facebook

Cette dénonciatrice accuse Facebook de faire passer ses bénéfices avant la sécurité de ses utilisateurs. Ayant été un ancien chef de produit au sein du service Civil Integrity de l’entreprise. Elle a démissionné après la dissolution dudit groupe. La cause de sa démission : elle ne croyait pas en la volonté de Facebook d’investir dans la sécurisation de ses clients.

Ancien employée de Google, de Pinterest et de tant d’autres encore, la lanceuse d’alerte avoue que Facebook reste le pire dans cette catégorie. Face à un conflit entre ce qui était bon pour le public et celui pour Facebook, l’entreprise a ainsi décidé de primer ses intérêts.

La raison des accusations portées contre Facebook

Cette constatation l’a poussé à publier une cache de recherches internes à la Securities and Exchange Commission, un organisme gouvernemental américain. Frances Haugen pensait ainsi pousser Facebook à modifier ses règlements. En effet, ses documents internes montrent clairement que les repartages augmentent considérablement la désinformation, la publication à grande échelle des contenus violents…

En 2018, l’équipe derrière l’étude en interne a déjà mis en évidence que la peur et la haine sont les principaux moteurs de stimulation de l’engagement sur le site. Mark Zuckeberg a alors présenté de nouveaux algorithmes. Ils étaient censés assurer le bien-être des utilisateurs et la qualité des services et publications proposés. En réalité, les algorithmes déployés ont plus favorisé tous les moyens mettant en place cette culture de haine et de colère pour le bénéfice de l’entreprise.

La défense de Facebook face aux accusations de Frances Haugen

Face à ces accusations, Facebook s’est défendu en la personne de Nick Clegg, le vice-président de Global Affair. Il a avancé que cela rassurera certainement les gens de penser qu’il y a une explication aux soucis de polarisation politique américaine. Toutefois, l’entreprise n’aurait rien à voir avec ce dont elle est accusée comme les émeutes du 6 janvier.

Dans tous les cas, Frances Haugen est catégorique, Facebook fait passer ses intérêts avant ceux de ses utilisateurs. Elle a, de ce fait, réclamé une réforme de la réglementation des réseaux sociaux. L’entreprise a toutefois, demandé elle aussi une telle réglementation.

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