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[CRITIQUE] Black Widow : que vaut le premier film Marvel de la phase 4

Avec un peu de retard et après une année vierge sur grand écran, une première en 10 ans, Marvel revient dans nos salles obscures avec le film Black Widow. Centré sur le personnage éponyme, il sert de transition avec la phase 4 du MCU, l’ère post Avengers Endgame. L’éditeur américain de comics a choisi pour ce faire l’un de ses personnages les plus humains. Peut-être celle à laquelle il est le plus facile de s’identifier. Aussi, c’est elle qui fait le lien avec les superhéros aux capacités incroyables. Que vaut ce nouveau film du MCU ? La réponse après ces quelques lignes.

Détails techniques :

  • Film : Black Widow
  • Réalisatrice : Cate Shortland
  • Scénariste : Eric Pearson
  • Acteurs principaux : Scarlett Johansson, Florence Pugh, David Harbour, Rachel Weisz, Ray Winstone
  • Compositeur : Lorne Balfe
  • Durée : 2h13

Attention, l’article qui suit contient quelques spoilers sur des éléments importants du film, ainsi que du MCU.

Le retour de Marvel au cinéma

Comme dans chaque groupe de superhéros, chaque membre tient un rôle précis. Si cela n’a pas été évident tout de suite pour Natasha Romanoff, alias Black Widow, sa force s’est révélée petit à petit, au cours des différents films du Marvel Cinematics Universe. Peut-être parce qu’elle était considérée comme un membre auxiliaire des Avengers, loin des cadors Iron Man ou Captain America. Les différents scénaristes ont finalement réussi à déterminer sa place dans l’équipe et ce film l’a confirmée.

Il faut avouer que cela reste étrange de dire cela puisque cet épisode ne fait intervenir aucun des autres vengeurs. C’est à peine s’ils sont mentionnés une fois ou deux. C’est bien là une façon de faire comprendre que ce groupe-là appartient au passé (ou aux phases 1 à 3). Le passé justement, c’est là que le film commence. En 1995 dans l’Ohio, un état de la région Midwest des États-Unis, proche des Grands Lacs, pour être exact. Natasha n’a alors que 11 ans et semble vivre une vie de pré-ado normale, avec sa sœur et ses parents. Tout ceci n’est cependant qu’une façade. Très rapidement, cette famille fuit une menace qui les poursuit : des agents du S.H.I.E.L.D.

BW vs Red Room

Black Widow face à ses vieux démons

Les origines soviétiques de nos quatre protégés les rattrapent, mais ils parviennent à s’enfuir à Cuba où des alliés les attendent. Malheureusement, les affaires ne s’arrangent pas vraiment pour Natasha et sa sœur Yelena, embarquées de force dans le centre de formation des femmes assassins, les célèbres Black Widows, la Red Room. Le film nous épargne les longues années d’entrainement et de torture qui ont abouti à la renaissance de Natasha Romanoff, et nous la retrouvons 21 ans plus tard, en 2016.

Les Avengers viennent de se déchirer à cause des accords de Sokovia. Captain America, suivi par quelques autres dont Natasha, Wanda, Falcon et Ant Man, n’a pas souhaité se soumettre aux contraintes imposées par les différents gouvernements du monde. Ils sont donc désormais considérés comme des criminels et activement recherchés afin d’être placés en prison. Et voilà notre héroïne du jour bien triste d’avoir perdu pour la seconde fois ceux qui étaient devenus sa famille, à nouveau en fuite. Elle parvient tout de même à trouver refuge en Norvège, grâce à son contact Rick Mason. Elle ne va pas avoir beaucoup le temps de se reposer. Un autre ennemi en a déjà après elle. En réalité pas tout à fait après elle, mais après une mallette qu’elle venait de recevoir de Budapest.

BW Florence Pugh

Florence Pugh crève l’écran

Cet ennemi est Taskmaster, un antagoniste bien connu des Avengers dans les comics, qui fait ici pour la première fois son apparition dans le MCU. Il a pour mission de récupérer des flacons qui contiennent une substance rouge, la Red Dust. Celle-ci permet de s’affranchir du contrôle mental qu’exerce la Red Room sur ses assassins. Natasha s’échappe de l’attaque et part en Hongrie retrouver la personne qui lui a envoyé le paquet.

Les retrouvailles avec sa sœur sont musclées et assez réjouissantes. Non pas parce que le combat est bien chorégraphié, de ce côté là, on reste dans le classique. Surtout parce que les spectateurs sont confrontés au personnage attachant de Yelena, joué d’une très belle manière par l’actrice Florence Pugh. Si Scarlett Johansson a su rapidement donner vie à Natasha Romanoff de façon convaincante à travers ses diverses apparitions dans les films du MCU, il n’en aura fallu qu’une seul à la jeune actrice anglaise pour donner le ton. Elle semble vraiment à l’aise dans ce rôle et s’intègre parfaitement à l’univers créé par Marvel.

BW Famille

Une histoire de famille

Yelena apprend à Natasha que la Red Room, qu’elle croyait avoir fait disparaître en coupant sa tête, existe encore. Leur leader Dreykov est encore en vie et commande toute une armée de femmes aux quatre coins du monde afin de le contrôler dans l’ombre. En outre, il possède sur elle un contrôle mental. Il préfère éviter la mésaventure d’une nouvelle défection et la création d’une Natasha bis. Il n’en faut pas plus à l’ex-Avengers Romanoff pour repartir en guerre contre son ancien tortionnaire.

Pour les aider dans leur mission, les deux sœurs font appel à leur père adoptif, enfermé en prison depuis longtemps, par son propre camp. En effet, il s’agit de Red Guardian, l’équivalent soviétique de Captain America, un super soldat qui a mal vieilli. La scène de l’évasion de prison est une mise en bouche de la scène finale, et fait monter d’un cran le spectaculaire. Surtout, le duo est maintenant un trio, et David Harbour complète à merveille l’ensemble en apportant à la fois énergie et légèreté.

Pourtant, la réunion familiale ne pourrait être complète sans la mère. Rachel Weisz incarne Melina Vostokoff, une ancienne Black Widow devenue une scientifique pour le compte de Dreykov qui travaille sur le contrôle mental de cochons. Encore une fois, son ajout à la bande est empreint d’une complicité palpable. Et cela, malgré son caractère froid alors qu’elle refoule ses sentiments. Il s’en suit quelques minutes qu’on pourrait croire tout droit sorties d’un family drama. Nous voilà presque dans un sitcom des années 90 avec un affrontement entre parents et enfants. Les vieilles blessures s’ouvrent à nouveau, les frustrations d’antan éclatent au grand jour et Natasha se détache de cette fausse famille, quand elle s’en est trouvée une autre qui lui correspond mieux.

Une inspiration James Bondienne

C’est là que Natasha révèle, ou plutôt affirme son rôle au sein de ses deux familles. Dans un échange plein d’émotion avec sa mère adoptive, celle-ci lui demande d’où lui vient tant de cœur. Car malgré son nom de Black Widow, c’est-à-dire la veuve noire qui n’a aucune compassion pour ses proies, la force de l’agent Romanoff vient de son cœur, de sa bienveillance et de son attachement pour les autres. Cette force, elle en fera d’ailleurs preuve jusqu’à la fin, jusqu’à sa fin.

La fin du film, elle, nous emmène dans la Red Room, un complexe en lévitation dans les nuages. Dreykov s’est caché dans les cieux pour échapper aux yeux du monde et mieux le contrôler. Black Widow s’offre ici un méchant à la James Bond. Le clin d’œil est bien entendu totalement assumé. Au début, on aperçoit Natasha regarder le film Moonraker pendant un de ses brefs moments de repos. Le combat final fait intervenir un complexe en décomposition qui s’affaisse lentement sur terre. Il nous offre des chutes, des combats aériens, des explosions dans tous les sens et un Taskmaster bien décidé à accomplir sa mission.

Black Widow Gun Down

Conclusion

D’un point de vue de la réalisation, la réalisatrice australienne Cate Shortland navigue entre le brouillon avec quelques scènes difficiles à suivre, et le réussi pour au final proposer un film sympathique. Il n’y a pas de grandes nouveautés dans sa conception, mais ses personnages sont suffisamment attachants pour nous entraîner avec lui. Les quatre membres de la famille sont le point fort de la dernière production de Marvel. Comme souvent avec les films du studio, ce sont ses personnages qui brillent. C’est aussi un bel hommage à la carrière de Black Widow à l’écran. En revanche, sa place dans la phase 4 du MCU reste relativement légère. Elle n’est pas aussi impactante qu’un Iron Man à son époque. Cela permet simplement de comprendre que cette nouvelle ère qui débute devrait faire table rase de quelques-uns des interprètes iconiques du passé. Il ne faut pas s’attendre à une grosse révolution de la part des studios Marvel (et Disney). Après, nous ne demandons qu’à être surpris.

En bonus, ne pas manquer la scène après le générique. C’est celle qui sert réellement d’introduction à la phase 4 du MCU.

Scénario - 6
Réalisation - 6.5
Acteurs - 8.5
Musique - 6

6.8

Scénario : Rien de neuf, du classique déjà vu.

Réalisation : Parfois brouillonne, la réalisation propose parfais de jolis plans.

Acteurs : Bonne prestation du quatuor principal, notamment Florence Pugh.

Musique : La bande son passe plutôt inaperçue, si ce n'est quelques morceaux de pop connus.

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