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[TOP] James Bond : classement des films du pire au meilleur ! - janvier 2022

james bond

Si on a bien une liste officielle des films James Bond, chaque classement est bien évidemment complètement subjective. Chacun son goût, comme on dit !

On pourrait évaluer chaque film selon la génération, la personnalité des acteurs et les scénarios. Certains préfèrent Pierce Brosnan à Daniel Craig, d’autre inversement. Comme les réalisations se sont enchaînées depuis la sortie de James Bond 007 contre Dr. No en 1962, il y a une très grande différence au niveau des goûts de chaque époque. D’ailleurs, il se peut que vous ayez déjà eu une discussion interminable entre amis à ce sujet, et il y a fort à parier que d’autres restent à venir.

A vrai dire, classer ces films du pire au meilleur demande une réflexion plus détaillée, si on veut garder une certaine objectivité. De ce fait, on analysera plusieurs paramètres : la performance de l’acteur principal, l’évolution des intrigues, les mises en scène, etc. Enfilez donc votre smoking, préparez vos gadgets et laissez-vous emmener par les émotions devant ce top des James Bond, y compris le dernier en date.

Meurs un autre jour (2002)

C’est dur d’affirmer que Meurt un autre jour est le pire des films James Bond. Mais on avoue qu’on se régale moins devant les scènes exagérées de la production. Malgré l’effort de Pierce Brosnan à perfectionner son rôle, la voiture invisible ou la planche à voile sur un tsunami manquent de logique.

L’évolution de l’histoire laisse également à désirer. En gros, Bond se retrouve sur le sentier de la guerre, accusé d’avoir divulgué des informations confidentielles à la Corée du Nord. Durant son aventure, il rencontre l’entrepreneur Gustav Graves dans un palais de glace mal caractérisé. De son côté, Jinx (Halle Berry) se comporte tel une femme-objet d’une autre époque. Tout mène à la confusion, même la participation de Madonna.

Surfshark

Quoi qu’il en soit, le film a occasionné un total de plus de 460 millions de dollars au box-office. Son succès est probablement dû à son titre de passage de bâton entre deux James Bond : c’est le dernier avec Brosnan.

Dangereusement vôtre (1985)

Cette fois-ci, c’est Roger Moore qui interprète le rôle de James Bond. Ayant 57 ans au moment du tournage, l’acteur est désormais le plus vieil agent 007 de la saga. Son âge ne semble pas constituer un problème, contrairement aux décors qui sont typiques des années 80. Les coiffures, les puces électroniques et l’ambiance de Guerre froide sont de trop.

Cependant, toutes les mises en scène sont très peu réalistes, lors de l’arrivée de l’acteur au sommet d’un dirigeable, par exemple. Dans ce passage, même May Day et son ennemi Max Zonin ne pouvaient pas le sauver. Face à ces incidents, il est difficile de ne pas émettre un jugement négatif sur Dangereusement vôtre.

Octopussy (1983)

Malgré le titre original du film, Octopussy se retrouve à la troisième place des James Bond les moins appréciés. En effet, on l’aime moins puisqu’il s’arrête dans une séquence de train interminable, laissant paraître un grand suspense de ce qui pourrait arriver suite au vol de l’arme nucléaire.

Moonraker (1979)

Comme l’univers Star Wars était pris d’assaut à l’époque, Lewis Gilbert a imaginé un James Bond — joué par Roger Moore — qui contemple l’espace. La disparition de la navette et le plan machiavélique d’Hugo Drax sont à l’origine des intrigues. Les points forts de Moonraker consistent aux scènes de poursuite à Venise. Mais tout dégénère lors de la bataille finale où les personnages s’entretuent en déployant des pistolets laser, dont les représentations sont à peine croyables.

Vivre et laisser mourir (1973)

Après que Sean Connery ait raccroché sa veste, la carrière de Roger Moore a brillé. Vivre et laisser mourir marque désormais le début de ce dernier en tant que James Bond. La blaxploitation étant à la mode à l’époque, les ennemis sont essentiellement des noirs stéréotypés et le scénario caricatural, voire même dignes d’une parodie. La situation est rendue pire quand les James Bond Girls et les décors presque insignifiants. Bref, l’évolution de l’intrigue est juste catastrophique.

Jamais plus jamais (1983)

Le statut de cet opus au sein de la franchise reste compliqué. En effet, il s’agit à ce jour des seules aventures de James Bond non produites par EON Productions. La raison ? Une histoire de droits d’auteur disputés entre Ian Fleming et le co-auteur de Opération Tonnerre, Kevin McClory, que le premier a omis de citer comme auteur.

De fait, le film reprend l’intrigue du film Opération Tonnerre, sorti en 1961 et met Sean Connery en tête d’affiche dans un coup marketing le revoyant réenfiler le smoking qui a fait de lui une star planétaire.

Ici, Bond est devenu un espion âgé, l’intrigue du film posant la question de son utilité dans le monde moderne, un thème qu’on reverra plus tard avec d’autres acteurs. Tout n’est pas réussi, mais c’est (juste) un peu plus qu’un simple objet de curiosité.

Rien que pour vos yeux (1981)

À part la traversée de la cheminée et le rôle fictif de Margaret Thatcher, ce numéro n’affiche rien d’intéressant. Venant après Moonraker, ce film James Bond fait figurer le personnage emblématique dans un groupe de vendettas qui, apparemment, n’ont rien à voir avec la progression du film. Néanmoins, d’autres paramètres ont su rattraper ces points faibles, comme la mission ensoleillée de l’agent en Italie et l’escalade d’un monastère situé sur la montagne.

On ne vit que deux fois (1967)

Si on juge les films de James Bons sur leurs scène d’action finales, cet opus est un sommet. C’est un morceau de cinéma entré dans l’inconscient collectif, entre le méchant Blofeld, le chat ou encore le volcan, ses séquences ont été parodiées depuis leur sortie, des Simpson à Austin Powers.

Dans le reste du film, Sean Connery tente tant bien que mal de remplir son rôle d’acteur, qui commençait à lui peser. Certains passages comme ceux tournés au Japon laissent à désirer.

L’Homme au pistolet d’or (1974)

Juste après Vivre ou laisser mourir, L’Homme au pistolet d’or remet Roger Moore dans la peau de James Bond. Dans le scénario, l’acteur principal doit affronter le meilleur assassin du monde, ce dernier confié à Christopher Lee. Mais cela n’a rien montré de spectaculaire. Le charisme de Lee en tant que Scaramanga cache les imperfections du film — notamment l’intrigue fantastique et l’esprit inébranlable de Bond — pour que tout semble excitant.

Les diamants sont éternels (1971)

Ce film marque la fin officielle de Sean Connery en tant que 007. Cela commence avec les doublures de Blofeld, la venue au territoire néon onirique de Las Vegas et les tumultes de James Bond avec des trafiquants de diamants illicites sur une usine de pétrole. L’acteur principal parvient bien à couvrir son rôle et cache même les détails irritants comme le duo assassin — M. Wint et M. Kidd — et une Tiffany Case assez fade.

Quantum of Solace (2008)

Malgré le rôle d’un Daniel Craig majestueux, Quantum of Solace a fait l’erreur de prendre l’univers de Casino Royale et de laisser s’effilocher l’arc de Bond. En effet, la personnalité du méchant, Dominic Greene, ne correspond pas vraiment à ce qu’on attend d’un film James Bond. Le personnage n’est d’ailleurs pas assez imposant par rapport à Craig. En tout cas, quelques passages comme l’écoute clandestine à l’Opéra, les tumultes avec les chevaux à Sienne sont à couper le souffle.

Spectre (2015)

Christoph Waltz étant dans la peau du vilain emblématique Blofeld, les projecteurs se tournent sur ce dernier dans 007 Spectre. En 148 minutes, on y raconte leurs plans machiavéliques et leur lien absurde avec James Bond. Mais les scènes pré-génériques sont meilleures, filmées avec grandeur par Roger Deakins et recréant l’ambiance mexicaine de Dia de los Muertos. Par ailleurs, le film détaille sur ce qu’on ne voit pas pendant la fin de Casino Royale, surtout sur la disparition de M. White.

Mourir peut attendre (2021)

Mieux que Spectre, l’opus 2021 de James Bond, repoussé à plusieurs reprise du fait de la crise du coronavirus, commence comme une suite normale des aventures du Bond de Daniel Craig. Mais vers le milieu du film, Mourir peut attendre se révèle comme une suite directement liée au précédent film (Spectre).

La réaction du spectateur dépendra donc en grande partie de son attachement aux intrigues et personnages de ce dernier. Si l’on déplore un vilain assez mal développé (campé par le toujours excellent Rami Maleck), le film trouve grâce avec des scènes d’action maîtrisées et une histoire qui rend encore plus humain le Bond de Daniel Craig.

Le monde ne suffit pas (1999)

Après GoldenEye, les films James Bond de Pierce Brosnan se sont peu à peu détériorés. Mais cet opus de 1999 reste symbolique. Cela commence bien. La scène d’ouverture montre l’agent 007 à bord d’un bateau sur la Thames et le méchant insensible Renard est pour le moins unique.

Tout bascule malheureusement quand on découvre Christmas Jones, qui fait partie des Bond girls les moins intéressantes. L’on peut également déplorer les scènes d’action vides, devenues depuis la marque de fabrique des Bond avec Brosnan, dont on atteint ici le summum.

Malgré tout, un revisionnage avec ces imperfections en tête permettra à certains d’apprécier un peu mieux les réussites du film.

Demain ne meurt jamais (1997)

Dans Demain ne meurt jamais, James Bond se confronte à un méchant qui trouverait tout à fait sa place au 21e siècle. Ainsi, l’on a droit à un magnat des médias qui tente de créer le chaos pour faire la une des journaux. Si cela ne rappelle pas certaines milliardaires actuels…

Ainsi, malgré les années, ce Bond n’a pas pris une ride. Mieux, Pierce Brosnan brille dans les scènes de combats pour vaincre le méchant Elliot Carver (joué par Jonathan Pryce) et ses minions, dont Stamper, un salutaire retour aux sources de la saga.

Opération tonnerre (1965)

Faisant partie des opus vintage de la série James Bond. Quatrième film en autant d’années, Opération Tonnerre aurait pu lasser le public des aventures de l’espion de sa Majesté. Mais il évite ce sort en se distinguant.

La chanson titre de Tom Jones et l’évasion iconique en jetpack de 007 détermine le ton d’un thriller efficace qui s’envole vers les Bahamas. Le méchant ? Emilio Largo, n°2 de SPECTRE, qui agit avec ruse et dans le calme, une personnalité qui se marie bien avec son plan de faire exploser des villes du Royaume-Uni et des États-Unis.

Permis de tuer (1989)

Ce film James Bond tient la 10e place de ce classement, même si la plupart ne l’imaginent pas aussi bien. Timothy Dalton y joue un espion plus compliqué. L’histoire se démarque par une certaine profondeur, devant parfois personnel.

Jusque-là, James Bond ne s’est pas laissé secouer par ses émotions, même face à la mort de Tracy dans Au service secret de Sa Majesté. Ici, il extériorise enfin sa peine et sa furie lors des batailles avec Franz Sachez suite à la fin tragique de son ami Felix Leiter.

Les scénarios de Dario sur la déchiqueteuse, la disparition macabre d’un homme d’affaires dans un tube de décompression font partie des inoubliables. En un sens, Permis de tuer ouvre déjà la voie à Daniel Craig.

James Bond 007 contre Dr No (1962)

Le premier de tous les James Bond, où Sean Connery pose les codes du personnage, que tous les autres acteurs reprendront, plus ou moins. Avec charisme et ses cigarette aux lèvres, il domine le film, tandis de Monty Norman se fait un renom grâce à sa partition.

Souvenez-vous d’ailleurs que c’est grâce à ce tout premier opus qu’est né le folklore du cinéma : « Bond. James Bond. » Cette réplique traduit désormais une parfaite aisance, à l’image de notre acteur préféré. Mais la qualité des images et des sons de l’époque n’est pas au top, faute de moyens à l’époque.

Tuer n’est pas jouer (1987)

Ce film de 1987 est parfois oublié, bien qu’il soit un des meilleurs James Bond. Pour rafraîchir les mémoires, c’est l’opus épique avec des concerts en Tchécoslovaquie, des intrigues à Tanger et des scènes d’action en Afghanistan. Timothy Dalton en vedette, l’histoire tourne autour du thriller classique de la Guerre froide. Bond s’affiche comme un homme intransigeant pouvant éliminer une troupe d’ennemis en un seul coup, et cela sans une goutte de sueur.

L’Espion qui m’aimait (1977)

Malgré que le film ait été tourné dans les années 70, vous remarquerez que L’Espion qui m’aimait est plus raffiné que les autres. Orné de gadgets, de filles et de globe-trotters, il en sort le meilleur de James Bond dans le rôle de Roger Moore. Le film est marqué par la poursuite du héros par les espions soviétiques. L’action est à son comble durant une poursuite à ski aux bords d’une falaise. Le reste du film est tout aussi palpitant, notamment la scène du parachute aux couleurs de la Grande Bretagne avec les notes de « Nobody Does It better » comme bruit de fond.

Au service secret de Sa Majesté (1969)

Pour mettre fin aux détournements illicites de Blofeld, l’agent 00 Bond est réquisitionné. George Lazenby et Diana Rigg sont au casting, Lazenby joue son premier et dernier Bond.

Tout commence quand James Bond sauve la Bond girl jouée par Rigg durant une tentative de suicide. Celui-ci dira la phrase mémorable : « cela n’est jamais arrivé à cet autre gars », un clin d’oeil assez peu dissimulé au Bond précédent de Sean Connery.

Mais ce Bond tient tête à toute comparaison, allant jusqu’à se déguiser en généalogiste. Une fois le masque tombé, les batailles entre les deux antagonistes s’enchaînent, jusqu’à une issue tragique. Ce film est par dessus tout original grâce à sa fin qui évoque, pour une fois, le bonheur conjugal.

Skyfall (2012)

Nous arrivons à la cinquième position du classement. Skyfall est une véritable vitrine de la carrière de Craig en tant que James Bond. Le réalisateur Sam Mendes réinvente le rôle de Judi Dench avec un personnage plus au fait de ses émotions. La photographie de Roger Deakins a également immortalisé les adieux de M, faisant du moment un emblème de la saga. Entre Craig et Dench, la situation est certes tendue et mouvementée, mais elle est surtout marquée par une touche de compassion. C’est d’ailleurs ce qui manque dans presque tous les films.

Goldfinger (1964)

Il est difficile de ne pas penser à cet opus quand on parle de James Bond. Contrairement à ce que l’on peut penser des films des années 60, la technique est sans reproche.

Mais ce qui reste en mémoire, ce sont la femme peinte d’or, l’Aston Martin DB5, le chapeau d’Oddjob et même la fameuse scène laser, des images que le monde n’oubliera jamais.

L’opus montre un Sean Connery plus cool que d’habitude. Par ailleurs, Auric Goldfinger, le contrebandier d’or, démontre une personnalité stoïque dans un corps imposant, faisant de lui un adversaire de taille pour notre héros.

GoldenEye (1995)

Le 17e volet de la franchise britannique est marqué par l’arrivée de Pierce Brosnan dans le rôle principal. De fai, l’acteur correspond assurément aux exigences du personnage. On retrouve chez lui tout le charme, la classe et l’humour d’un vrai James Bond.

Il sera accompagné par la séduisante Natalya incarnée par l’actrice Izabella Scorupco. Sa mission est de retrouver une arme dangereuse portant le nom de « GoldenEye » volée par un trio de méchant. Le film est une réussite indéniable, avec de belles scènes d’action spectaculaire et une intrigue haletante.

Bons Baisers de Russie (1963)

Après les évènements de Dr No, Spectre est décidé à riposter. Dans Bons Baisers de Russie, James Bond est chargé de faire passer Tatiana Romanova à l’Ouest et de mettre la main sur un appareil de décryptage conçu par les Soviétiques.

Mais il s’avère que c’est un coup monté de la part de Spectre qui tente d’éliminer l’agent 007 pour venger la mort de Dr No. L’ambiance de la Guerre froide règne dans cet opus, mais il combine des élément d’un thriller et avec ceux d’un film d’action. La bataille finale du héros avec la robuste Red Grant dans le wagon rappelle que James Bond n’a pas besoin d’agressivité pour punir ceux qui lui souhaitent du mal.

Casino Royale (2006)

Casino Royale a tout simplement révolutionné la saga James bond, faisant du film un succès mondial, et le rendant au top de notre classement. Le charismatique Daniel Craig incarne parfaitement le rôle principal. Le début est marqué par le retour à l’origine où James bond acquiert le statut d’agent 00 l’autorisant à tuer selon sa volonté. L’espion du MI6 devra affronter un ennemi intelligent et machiavélique. Les scénarios offrent de l’action, de l’intensité et du suspense avec un parfait équilibre entre réalisme et utopie. Des scènes plus calmes — comme l’épique partie de poker — lient bien le film à son titre.

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