Les androïdes sont-ils les nouveaux et prochains soldats de nos armées ? C’est ce que laisse penser le gouvernement russe, à la suite d’une annonce du directeur général de la Fondation russe de Recherche de projets avancés (ARF), Andrey Grigorey.
Un androïde de combat à l’apparence humaine
« Il sera capable d’ici la fin de l’année de courir, franchir un obstacle et d’accomplir d’autres actions« , voici les informations annoncées par monsieur Andrey Grigorey. Ce robot-soldat, crée par le laboratoire Android Technics (1re société russe spécialisée dans la robotique anthropoïde) semble se développer à merveille, et ce conformément au plan de l’ARF. L’ARF créée en 2012 sous Vladimir Poutine, est une sorte de réponse à la DARPA américaine, son seul et unique but est de rattraper voire de dépasser, le retard pris en matière de technologie et recherche militaire par le régime russe depuis plus de 20 ans. Le président russe a assisté en janvier dernier, à la présentation de l’androïde et l’aurait décrit comme « une scène de film de science-fiction« .
Pas encore au point
Pour l’heure l’androïde n’est absolument pas prêt puisqu’initialement conçu pour être capable de tirer avec une arme, il ne lui est pas encore possible de se déplacer avec cette dernière. Il n’est pas (et ne sera pas) autonome puisqu’un opérateur humain est requis. Grâce à la nouvelle interface cerveau/ordinateur, l’utilisateur contrôlera le robot à distance via la pensée. Puisqu’après tout, dans un futur proche les hôtesses d’accueil seront des robots, alors pourquoi pas nos soldats ?
Méfiance chez les voisins de Poutine
La Lituanie avait abandonné son service militaire obligatoire en 2008, soit 4 ans après avoir le rejoint l’OTAN. Aujourd’hui avec la prise de l’est de l’Ukraine par les troupes russes, le gouvernement lituanien a décidé de rétablir temporairement cette loi. Selon sa présidente : Dalia Grybauskaite, «l’actuel environnement géopolitique requiert un renforcement et une accélération du recrutement pour l’armée« . Son voisin polonais a également décidé de rejoindre le projet de drone de défense européen à la suite de mouvement de la part de l’armée russe.
Alors Poutine cherche-t-il simplement à faire peur à ses voisins, ou a-t-il une autre idée bien plus vaste dernière la tête ?