in

Peut-on prédire la mort avec une IA ? Avec Life2vec, oui

Life2vec

Prédire la mort avec une précision de 78,8% ? C'est exactement ce qu'une étude révolutionnaire danoise a exploré. Des chercheurs de l'Université technique du Danemark, armés de données de santé de six millions de Danois, ont développé un algorithme baptisé Life2vec. Ce projet ambitieux a capté l'attention mondiale et suscité de nombreuses discussions.

L'équipe de chercheurs a eu accès à un trésor de données grâce à l'Institut de statistiques danois, comprenant des informations variées allant des rendez-vous médicaux aux habitudes de vie. Leur étude s'est focalisée sur un groupe spécifique de 100 000 Danois âgés de 35 à 65 ans, une tranche d'âge où l'espérance de vie est particulièrement difficile à prévoir. Sune Lehmann, l'un des auteurs, souligne l'aspect innovant de leur approche, tout en admettant que prédire précisément l'âge du décès reste hors de portée.

Life2vec : au-delà des statistiques

La méthode employée par les chercheurs danois se distingue par son caractère holistique. Florian Bonnet, de l'Institut national d'études démographiques (Ined), souligne l'avancée majeure que représente la taille et la précision de cette base de données par rapport aux standards actuels. Traditionnellement, la démographie se base sur des variables isolées comme le sexe ou l'origine géographique, mais Life2vec intègre toutes ces dimensions simultanément, marquant une rupture avec les analyses statistiques classiques.

Le potentiel commercial de telles recherches n'échappe pas à l'équipe danoise, ni à l'œil attentif d'acteurs comme les compagnies d'assurances. Laura Tocmacov Venchiarutti, directrice de la fondation ImpactIA, note la fiabilité supérieure de ce nouveau modèle. Toutefois, conscients des implications éthiques, les chercheurs ont pris des mesures pour sécuriser leurs données, tout en appelant à une régulation gouvernementale accrue de l'utilisation de l'IA.

L'émergence de Life2vec a également engendré un phénomène inattendu : l'apparition de sites frauduleux. Ces derniers exploitent la curiosité humaine en proposant de calculer l'âge présumé de la mort des utilisateurs. Sune Lehmann met en garde contre ces escroqueries, soulignant que leur algorithme n'est en aucun cas associé à ces pratiques trompeuses.

Newsletter

Envie de ne louper aucun de nos articles ? Abonnez vous pour recevoir chaque semaine les meilleurs actualités avant tout le monde.

Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *