in

Un robot araignée volant pour hanter vos pires cauchemars

SPIDAR donne l'impression d'être tout droit sorti de l'imaginaire de Junji Itō. Mais ce araignée volant représente la nouvelle direction que prend la conception robotique.

Il est probablement un illustre inconnu pour le grand public, mais son nom est incontournable pour les passionnés de mangas. Junji Itō est un mangaka japonais considéré comme le plus grand maître du manga d'horreur. Le côté malsain, morbide et macabre de ses œuvres marque. L'auteur excelle aussi à imaginer des créateurs improbables – comme le robot araignée volant SPIDAR.

Le SPIDAR est déjà assez impressionnant visuellement avec sa structure métallique et ses longues pattes. Il ne lui manque que les toiles d'araignée et un peu de chair pour prétendre être une digne créature de l'imaginaire du légendaire mangaka.

Planche du manga Gyo de Junji Ito
Gyo avec ses monstres poissons est l'une des oeuvres les plus connues de Junji Itō.

Robot araignée volant, une idée qui vient… du Japon

SPIDAR est le projet de chercheurs en robotique japonais de l'université de Tokyo. Notez que l'appellation est un clin d'œil au terme anglais spider qui signifie araignée. Par ailleurs, SPIDAR est un acronyme pour SPherIcally vectorable and Distributed rotors assisted Air-ground amphibious quadruped Robot. Il s'agit donc d'un robot quadrupède amphibie air-sol assisté par rotors vectoriels distribués sphériquement.

Des araignées capables de voler, cela existe bel et bien dans le règne animal. Celles-ci peuvent pratiquer le vol pour éviter de parcourir au sol un terrain difficile. Certaines espèces font le vol montgolfière, tandis que d'autres utilisent l'électricité statique et le vent. Ces espèces ont sans doute inspiré les scientifiques de l'université de Tokyo.

La structure du SPIDAR

Le robot araignée volant SPIDAR posé au sol
SPIDAR se déplace grâce à des propulseurs et des servomoteurs.

Le robot araignée japonais possède un corps central de petite taille relié à quatre longues pattes. Ces dernières sont équipées de 16 propulseurs dirigeables avec deux paires pour chaque membre. Des servomoteurs situés au niveau des articulations assurent la mobilité du robot. Notez que sans le couplage propulseurs-servomoteurs, le SPIDAR n'est capable ni de rester debout ni de marcher. Celui-ci ne pèse pourtant qu'une quinzaine de kilogrammes.

De plus, les propulseurs sont suffisamment puissants pour parvenir à faire léviter le SPIDAR. La raison pour laquelle on parle de robot araignée volant. Précisons également que le prototype embarque un système de plusieurs batteries pour assurer son fonctionnement.

Vers la conception des drones du futur ?

Assembler et rendre fonctionnel le SPIDAR constituent une prouesse technologique. Néanmoins, les capacités du robot araignée volant restent limitées. Celui-ci peut certes voler, mais son déplacement au pas manque encore de fluidité. De plus, son autonomie laisse à désirer : seulement 9 minutes en volant et 18 minutes en mode sol.

Quoi qu'il en soit, les chercheurs de l'université de Tokyo posent une approche inédite de la conception robotique. Celle-ci consiste à doter un robot de deux modes de locomotion. L'approche pourrait être la base du développement de nouvelles générations de drones et de robots d'exploration. Le but étant d'avoir des machines capables d'adapter leur mode de locomotion selon les conditions de terrain.

Newsletter

Envie de ne louper aucun de nos articles ? Abonnez vous pour recevoir chaque semaine les meilleurs actualités avant tout le monde.

Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *