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Le e-commerce et les objets connectés

En France, nous connaissons le e-commerce dans le secteur vestimentaire, celui destiné aux transports, aux loisirs, aux services…etc. Mais qu’en est-il de celui destiné aux objets connectés? Dans le grand boom de l’Internet of Things, nous retrouvons quelques sites précurseurs dédiés à ceux-ci. Qui sont-ils?

Avant d’entrer dans le vif du sujet, reprenons d’abord le terme e-commerce. Utilisé par de nombreuses personnes, il peut parfois être méconnu pour d’autres. Définis comme des boutiques en ligne, ces sites de e-commerce se déclinent dans bon nombre de secteurs. Les plus connus en tout point reste FNAC, Cdiscount, Amazon. Ces sites proposent aux usagers de nombreux produits dans différents domaines d’activités et de loisirs. Aux cotés de ceux-ci qui trônent déjà en haut de l’affiche, se trouvent des sites qui tentent de s’en approcher.

Il est vrai que dans le secteur de l’objet connecté, mise à part les gros sites (comme cités précédemment), très peu étaient destinés à la vente spécialisée de ces objets. Un petit jeu de questions/réponses fut fait avec de jeunes entrepreneurs se sont alors lancés dans la vente des objets connectés. Voici comment Anthony Zwiebel, jeune directeur de Connected-Home.fr nous explique comment lui est venue cette idée:

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J’ai commencé à vouloir  acheter des objets connectés et j’ai constaté qu’aucun site internet n’en vendaient. Venant d’une école de commerce, j’ai vite compris la niche que cela pouvait représenter. J’ai donc travaillé sur le site tous les soirs durant un an en parallèle de mes études, Connected-Home est donc née et fut lancé en octobre 2013.

– Anthony Zwiebel –

À cela nous avons une approche différente d’Agathe Quignot de Santeconnectee.fr, qui nous explique l’intérêt d’un site dédié à la santé connectée :

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Notre métier depuis 20 ans, c’est la relation médecin-patient. En parallèle des grandes campagnes préventives comme Bouger plus, mangez mieux …etc, nous avons souhaité créer un site il y’a 2 ans permettant aux patients de pouvoir mettre en oeuvre les conseils des médecins.

– Agathe Quignot –

Les objets connectés sont de plus en plus connus, notamment grâce à de nombreuses conférences dédiées a ceux-ci, mais surtout avec le CES 2014 de Las Vegas qui s’est déroulé début janvier. Ils sont partout mais leur vente reste encore difficile. Les techniques de ventes diffèrent selon les sites. Comme nous précise Sylvain Pellier, responsable de Lamontrebleue.fr, qui qualifie son site comme le plus descriptif des objets connectés :

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On ne vend pas une montre aussi facilement qu’un téléphone. Des problèmes de compatibilité ne facilitent pas leur vente, c’est pourquoi nous avons voulu créer un site de vente d’objets connectés qui les répertorie de manière très ciblée. A commencer par lamontrebleue.fr, lesonbleu.fr, le braceletbleu.fr et prochainement labalancebleue.fr.

– Sylvain Pellier –

Aujourd’hui il existe de nombreux secteurs dédiés aux objets connectés. La maison, la sécurité, le sport, la santé, le bien-être et tant d’autres. Des secteurs à forte responsabilité puisqu’un objet connecté peut gérer le sommeil, l’humidité d’une pièce, la surveillance, le taux de CO2. Bref, beaucoup de responsabilité pour un petit objet. Objet qui selon certaines personnes peut être considéré comme un simple gadget non-indispensable. En effet nous n’avons pas forcément besoin d’un capteur (cookies) pour savoir quand devrons nous racheter des capsules de café, ou d’une brosse à dent connectée pour savoir si on se brosse bien les dents. C’est pareil pour la santé. Malheureusement le marché français concernant ces objets n’est pas encore à maturité. Une explication plus précise d’Agathe de Santeconnectee.fr :

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Le marché est en train de se structurer mais c’est loin d’être un marché mature. Aujourd’hui lorsqu’on cherche des chiffres sur la santé connectée en France il n’y a rien ! Les seules études ont été faites aux Etats Unis. On peut donc pas parler de marché mature étant donné qu’un marché mature est un marché structuré, sur lequel nous avons du recul et des chiffres.

– Agathe Quignot –

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Ce monde de l’objet connecté peut faire peur. Les robots, la domotique, tout est fait pour que la présence humaine soit de plus en plus remplacée. Mais elle peut aussi être ignorée. Notamment dans le domaine de la santé, comme nous l’explique Agathe de Santeconnectee.fr:

Sans études précises sur la santé connectée, bon nombreux de patients ignorent ce système et ce genre d’appareils, mais c’est aussi le cas pour les médecins.

– Agathe Quignot –

Pourquoi laisser un objet connecté faire une tache que l’on peut faire soi même? Trop c’est trop, les français peuvent prendre peur face à ce trop plein de connexion. D’autant plus que les objets ne sont pas toujours adaptés, certaines personnes auront moins de facilité à se servir de ceux-ci pendant que d’autres possèdent et utilisent déjà un grand nombre d’entre eux. Comme nous le précise le jeune directeur de Connected-home.fr :

Il n’y a rien d’uniformiser, aujourd’hui chaque objet doit être contrôlé par une application différente de son smartphone.

– Anthony Zwiebel –

La directrice générale de Santeconnectee.fr souligne un manque de compatibilité et de moyens :

Aujourd’hui pour pouvoir avoir un retour sur nos analysent médicales ou autres, il faut généralement un iPhone, ou un Android (à savoir Samsung). Il y’a très clairement un écart certain entre les détenteurs des derniers smartphones, et ceux qui possèdent un BlackBerry ou HTC ou bien d’autres. Ajouté à cela, le prix des objets connectés qui tournent souvent entre 100 et 200€

– Agathe Quignot –

amazon-e-commerceÀ ce manque de compatibilité et de moyens des usagers ou des futurs usagers, nous pouvons déceler chez certaines personnes une forte réticence quant aux risques dus aux objets connectés. Notamment pour la sécurité des données sauvegardées, mais aussi sur les ondes. Selon un rapport de l’OMS il y’a quelques années, de potentiels risques pouvaient exister concernant le réseau WiFi. Cependant aucun autre rapport ne fut fait depuis. Un point à éclaircir dans les années à venir qui pourrait rassurer les usagers sur l’utilisation des objets connectés. En effet, si l’on se rapporte au dires d’Anthony de Connected-home.fr :

Il serait dommage que d’ici quelques années un rapport soit fait sur les méfaits des ondes WiFi et autres réseaux.

– Anthony Zwiebel –

Néanmoins, malgré les différentes craintes des utilisateurs sur les éventuels risques que cela peut engendrer, la vente des objets connectés en France reste un marché en pleine ascension. Selon le responsable de  Lamontrebleue.fr, voici ce qui diffère le e-commerce des objets connectés des autres :

 Nous sommes actuellement dans un marché fleurissant. D’habitude on est dans un système où les industriels ont des choses à vendre avec un début difficile pour trouver les acheteurs. En ce qui concerne les objets connectés, nous sommes dans un système inverse avec des acheteurs demandeurs de produits qui ne sont pas encore disponibles. En ce moment on est plus dans un système de pénurie où les produits ne sont pas disponibles et où les acheteurs sont en attente d’acheter.

– Sylvain Pellier –

Une maturité qui reste encore à préciser, mais tout porte à croire que ce marché des objets connectés sera à son apogée dans les prochaines années à venir.  2014 sera certainement une année connectée, pour ce qui est de nos précurseurs du e-commerce pour les objets connectés, ils ont une petite idée de l’objet qui devrait détrôner tous les autres dans leur domaine, tant par leur praticité que par leur utilité :

 e-commerce

Afin de finir ce dossier sur le e-commerce des objets connectés, je tiens à  remercier ces trois précurseurs, Anthony Zwiebel, Agathe Quignot et Sylvain Pellier de m’avoir accordé du temps et d’avoir répondu à mes questions.

 

 

 

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