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Des satellites pour suivre les micro-plastiques océaniques depuis l’espace 

A l’heure où l’écologie est un sujet de société fondamental, les satellites peuvent jouer un rôle. Ils peuvent aider à situer les zones où se trouvent le plus de plastique dans nos océans. Nuisant aux animaux marins et aux écosystèmes, il est néanmoins difficile d’évaluer leur quantité. Comment les satellites arrivent–ils à détecter leur présence ?  

Des satellites qui n’étaient au départ pas destinés à ça  

A l’origine, ces satellites ont été conçus pour suivre les ouragans et comprendre la formation des tempêtes. Les chercheurs qui s’en occupent ont cependant remarqué qu’ils pouvaient utiliser les données d’un système satellitaire de la NASA pour suivre les micro-plastiques océaniques 

Le Cyclone Global Navigation Satellite System (CYGNSS) est un ensemble de huit petits satellites qui permet donc de suivre comment les plastiques se déplacent dans l’océan. Ce qui permet à l’échelle mondiale de se concentrer sur des zones spécifiques afin d’obtenir des données à haute résolution. 

« Nous sommes encore au début du processus de recherche, mais j’espère que cela pourra faire partie d’un changement fondamental dans la façon dont nous suivons et gérons la pollution par les microplastiques. » C’est ce qu’a expliqué Chris Ruf, professeur sur le climat et les sciences de l’espace, au journal de l’université du Michigan. 

déchets plastiques océan

Comment est venue cette idée ? 

Les satellites mesuraient déjà la rugosité de la surface de l’océan lorsqu’ils surveillaient les ouragans. Les chercheurs ont réalisé qu’ils pouvaient réutiliser ces données et identifier les zones qui semblaient plus lisses compte tenu de la vitesse du vent. Et donc séparer de manière visuelle les endroits les plus ou moins touchées par le phénomène. 

« Nous avions pris ces mesures radar de la rugosité de surface et les avions utilisé pour mesurer la vitesse du vent, et nous savions que la présence de choses dans l’eau altère sa réactivité à l’environnement », a déclaré Ruf. « J’ai donc eu l’idée de faire le tout à l’envers, en utilisant les changements de réactivité pour prédire la présence de choses dans l’eau ». Une idée qui pourrait bien aider grandement la cause écologique. 

D’après les résultats, les chercheurs se sont rendus compte que la concentration de microplastiques change avec les saisons. De plus elles se retrouvent dans des endroits comme Great Pacific Garbage Patch. « C’est une chose de soupçonner une source de pollution par les microplastiques, mais c’en est une autre de la voir se produire », a expliqué Ruf.  

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