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[Hackathon Hack The Drone] Top 5 des conseils pour réussir votre Hackathon par une des équipes gagnantes !

Le 24, 25 et 26 avril 2015 se tenait Hack The Drone, le premier Hackathon spécialisé autour des drones, organisé par la plateforme Open Innovation by Engie, un incubateur de GDF Suez pour les projets dans le domaine de l’énergie. Un marathon spécial développeurs, startupers et autres inventeurs du futur marqué par la présence des nouveaux professionnels de l’espace aérien dont Redbird,  pour la partie imagerie aérienne professionnelle, Parrot pour l’aspect ludique du pilotage et l’innovation, et l’Armée de l’Air, experts des missions de neutralisation et anti-collision.

Loic Mayeur, 23 ans, gagnant du Prix spécial Parrot avec son équipe « Milimètre »

Loic Mayeur Hackathon
Nous avons rencontré Loic Mayeur, 23 ans, peu de temps après qu’il ait été l’heureux vainqueur du Hackathon Drones avec son équipe « Milimètre »

Loic Mayeur a 23 ans, et nous l’avons rencontré peu de temps après la victoire de sa Team « Milimètre », lors du Hackathon Hack The Drone. Le Hackathon, on dirait qu’il est tombé dedans, mais pas quand il était petit, il fait ça en étant grand. Depuis six mois, il dit volontiers adieu à quelques précieux weekends de repos pour se consacrer à 100% à sa passion : le code…et les objets connectés ! Pour le Hackathon Hack The Drone, il a passé 48h à coder avec son équipe. Peu de sommeil, mais beaucoup de passion.

OBJETCONNECTE : Loic, on va commencer par la fin, c’est-à-dire la dernière journée du Hackathon : la finale de dimanche. Il s’est passé quoi ?

Loic Mayeur : Dimanche, c’était une journée avec beaucoup de stress et d’attente. On a fini à 13H. A 14H, on devait présenter notre projet devant un jury intermédiaire. Tout le monde dans l’équipe était bien fatigué et il fallait attendre que les premiers résultats tombent à 16H. On a été présélectionnes donc on était très contents. Et à la fin, on nous a annoncé qu’on avait gagné…mais on a été cités en dernier donc le stress a eu le temps de bien monter !

OBJETCONNECTE : Comment s’est passée votre présentation, qu’avez-vous présenté et qu’est ce que vous avez gagné?

Loic : On aime bien faire des présentations, et là ça s’est plutôt bien passé. Il y a eu quelques petits accrocs mais ça ne s’est pas vu, heureusement. Je crois que globalement, l’idée a plu au jury et c’est ce qui a retenu son attention. On a gagné le prix spécial Parrot pour le projet le plus innovant toutes missions confondues. On a gagné un Parrot Bebop chacun.

Hack The Drone
Alexis Soto, Loic Mayeur, Mickaël Mayeur et Thomas Thous lors de la finale du Hackathon Hack The Drone. Photo : Twitter – Bemyapp

Notre projet, c’était pour le challenge Drone Metering qui consistait à proposer une solution pour permettre à un drone d’analyser l’état de dégradation de conduites (rouille, moisissure, fêlures,…) ou repérer une zone pour l’installation de nouvelles conduites dans des zones compliquées à atteindre par exemple. On a présenté un algorithme de mesure de distance, réalisé grâce à des lasers positionnés sur le drone. Face à un mur, le drone est à la perpendiculaire, les lasers se stabilisent et quadrillent une zone pour relever la mesure au millimètre près.

OBJETCONNECTE : Quel est votre parcours et comment avez-vous partagé vos rôles lors du Hackathon ?

Loic : Je viens d’Epitech Marseille, les trois autres sont de l’ESIEA, l’école d’ingénieurs d’Ivry. Depuis peu, j’ai eu la chance d’être recruté par CarbonIT, une boîte de conseil qui aime le code « propre », je suis consultant .NET chez eux.

Dans l’équipe, il y a Alexis Soto, qui est désigner et développeur, lui c’est le « Speech Leader », un rôle qu’on a créé pour optimiser les présentations lors des Hackathons. Il était responsable de mener le projet vers le succès sur ce Hackathon, par sa présentation. Thomas Thous est notre « spécialiste en système embarqués« . C’est lui qui a fabriqué l’armature en fibre de carbone pour installer les lasers autour du drone. Mickael Mayeur, mon frère est développeur aussi, il est en troisième année d’études. Il établit la relation entre l’objet connecté et ce que je développe. Il fait du C bas niveau pour discuter avec le logiciel. Moi je fais essentiellement du .NET. On essaye de toujours avoir une touche « objet connecté » dans nos participations, pour nous démarquer.

s'organiser
Premier conseil pour un Hackathon serein : organisez vous et définissez des rôles

OBJETCONNECTE : Quels conseils tu donnerais à des participants de Hackathon ? 

Loic : Nous, on a nos rôles définis et on tourne en fonction des challenges. On arrive avec une énorme malle qu’il faut porter à plusieurs dans laquelle il y a tout le matériel nécessaire. On a inventé le SDD (Speech Driver Development), un clin d’oeil aux TDD (Test Driven Development) et BDD (Behavior Driven Development) issus de la méthode Agile. On sait qu’on a cinq minutes pour plaire, alors on fait en sorte que ces cinq minutes se passent au mieux, grâce à un bon « speech ». 

Le Discours d'un Roi
Deuxième conseil pour un Hackathon serein : soignez votre speech de présentation !

Dans notre malle, il y a : des écrans secondaires pour faire du dual screen, des dizaines d’Arduino, plein de composants, notre routeur perso, du hardware, des câbles, des LEDs pour mettre l’ambiance… Ça représente un bon budget mais les hackathons, ça paye bien ! (Loic et sa team ont participé lors des six derniers mois à un Hackathon par mois, soit six en tout. Sur les six, ils ont été au podium à cinq d’entre eux, ils ont obtenu trois fois la première place, une place hors podium et une deuxième place. Ils ont gagné près de 6000 euros en tout, une semaine au ski et beaucoup de goodies très sympathiques. NDLR).

Valise
Troisième conseil pour un Hackathon serein : apportez votre matériel

La présentation et le projet sont d’autant plus importants que des personnes peuvent vous repérer sur les hackathons. J’ai été pour ma part repéré par mon entreprise actuelle lors d’un Hackathon. Sinon, j’ai trois mots clés pour ce dernier hackathon : innovation, challenge et ambiance. Toutes les équipes étaient sympas, on a interagi avec les gens, prêté notre matériel, échangé et partagé un bon moment. On a juste croisé une équipe un peu moins fairplay qui ne voulait pas prêter son matériel, ils faisaient bande à part et ne parlaient pas trop aux autres. Je pense que c’est important de partager ce moment avec les autres équipes. 

Importance de sociabiliser
Quatrième conseil pour un Hackathon serein : être sociable, s’entraider et ne pas hésiter à interagir avec les autres équipes !

OBJETCONNECTE : C’est quoi la suite pour vous ?

Loic : On va continuer de développer des projets avec l’équipe. Les trois autres de l’équipe partent pour deux mois à partir de juin à San Francisco, en incubation dans le QG américain de BeMyApp (les organisateurs du Hackathon Hack The Drone, NDLR). Moi je travaille donc je n’y vais pas ! En septembre, on a prévu de reprendre les hackathons. On a fait cinq hackathons avec BeMyApp, on va continuer de les suivre, parce que ça s’est toujours bien passé avec eux. On a de la chance de pouvoir faire un métier qui est aussi notre passion, si on ne dort pas les weekends, ce n’est pas grave si c’est pour faire des choses qu’on aime. Dans l’équipe, il y a une très bonne entente, ce sont mon frère et ses amis. Il y a une bonne variété de compétences et de la polyvalence. On va continuer comme ça.

Equipe de France 1998
Cinquième conseil pour un Hackathon serein : avoir une équipe compétente, sur qui compter

Pour en savoir plus sur les Hackathons organisés par BeMyApp.