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Les drones sont-ils dangereux en fonction de la météo ?

L’apparition des drones dans notre ciel se fait de plus en plus ressentir. Et l’investissement des entreprises dans cette technologie n’y est pas pour rien. Les drones ont à présent diverses utilités ; ils peuvent livrer le café du matin, des pizzas, du matériel médical ou encore des commandes sur Amazon. Cette forte demande de services pose la question de la sécurité en plein vol. Mais cette dernière dépend d’un facteur non négligeable : le temps. (D’après une étude publiée dans Nature Scientific Reports)

Le temps rend les drones moins fiables

Les conditions météorologiques peuvent sérieusement compromettre la vie d’un drone. Les précipitations peuvent endommager l’électronique. Les vents forts peuvent augmenter l’utilisation de la batterie ou même faire perdre le contrôle des drones. Quant aux températures froides, elles réduisent considérablement les performances de la batterie.

 Les drones les plus courants (utilisés pour des applications commerciales) ne doivent pas être pilotés en cas de précipitations. C’est ce qui ressort des données de l’administration fédérale de l’aviation des États-Unis et des fabricants de drones. Mais ils peuvent tolérer des températures comprises entre 0 et 40°, ainsi que des vents allant jusqu’à 10 mètres par seconde (soit 36 km/h).

Ces tolérances limitent la capacité de vol moyenne des drones courants à seulement 10 heures par jour. Donc le plus souvent, les drones ordinaires ne peuvent pas voler en toute sécurité en raison de conditions météorologiques défavorables.

Les drones waterproofs, une solution ?

Moins courants que leurs homologues, les drones protégés contre les intempéries ont une espérance de vie beaucoup plus élevée de 95 %. Ils sont conçus pour résister à des précipitations modestes, des vents plus forts et des températures plus froides.

Par exemple, en Afrique du Sud, la ville de Johannesburg est généralement tempérée. Cela permet une grande facilité de vol aux drones ordinaires (96 %) et aux drones protégés contre les intempéries (100 %). À l’inverse, le climat plus froid et plus humide de Saint-Pétersbourg, en Russie, ne convient pas pour les drones ordinaires (2 % d’aptitude au vol contre 68 % pour les drones protégés contre les intempéries).

Pour les drones ordinaires, l’augmentation de la tolérance aux précipitations et à la vitesse du vent à 1 mm/h et 15 m/s, respectivement, améliorerait considérablement leur pilotabilité moyenne de 40 à 87 %.

Cependant, même si la protection contre les intempéries augmente la capacité de vol, elle n’empêche pas les incidents ou les accidents. Il n’y a donc pas de garantie concernant la sécurité des opérations.

C’est pour cela que de futures études à l’échelle locale dans des villes sélectionnées pourraient aider à évaluer le niveau approprié de résistance aux intempéries nécessaire. Sans oublier d’y ajouter des réglementations axées sur la sécurité publique; et ce afin de prévenir les blessures potentielles causées par la chute des drones et de leurs charges utiles.

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