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Drone : Un nouveau carburant pour les avions de demain

nouveau carburant

Des chercheurs écossais ont mis au point un nouveau carburant écologique pour propulser leur drone ne rejetant que de la vapeur d’eau. Une idée qui ouvre de nouvelles brèches pour l’aviation de demain.

3 milliards de passagers en 2013, et plus de 7 milliards prévus pour 2035. Les airs accueillent chaque année de plus en plus de carlingues et sont désormais incontournables pour les voyages de longue distance. Un moyen de transport aussi pratique que polluant pour nos sociétés mondialisées. Aujourd’hui, avec 705 millions de tonnes de CO2 rejetées par an dans l’atmosphère, l’avion représente 2 % de la production humaine de CO2 et 12 % de la pollution totale des transports.

Drone

Dit comme ça, le constat à l’air plus qu’alarmiste. Pourtant, de nouvelles idées sont lancées chaque année pour endiguer cette consommation effrénée de kérosène. La solution de demain pourrait bien se trouver entre les mains de cette équipe de chercheurs écossais, travaillant sur un combustible d’hydrogène qui permet aux drones d’effectuer de longs vols et d’émettre uniquement de la vapeur d’eau. Un procédé qui jusqu’alors demandait un espace important pour pouvoir stocker des cuves maintenues sous pression. Un problème contourné par les chercheurs.

Le carburant de demain ?

Le 19 janvier dernier, le drone éléctrique Raptor E1 a effectué à un vol d’essai grâce à un nouveau système plus léger, utilisant l’hydrogène sous une autre forme, en granules. Une prouesse réalisée depuis l’aéroport d’Oban en Ecosse, par l’équipe de l’Association écossaise pour les sciences marines (SAMS). L’essai aurait même dépassé toutes leurs attentes. Après avoir analysé les 10 minutes d’essai à 80 mètres d’altitude, le drone aurait présenté une aptitude à voler pendant près de deux heures.

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Cent petites pastilles solides – mesurant de 1 à 2 cm chacune – auront suffi pour propulser l’engin dans le ciel écossais. Au contact de la chaleur, ces dernières produiraient assez d’hydrogène gazeux (converti en énergie électrique) pour alimenter le moteur du drone. L’avantage ici est que, même à de très fortes températures (pouvant aller jusqu’à 50°C), les granules reste stables, contrairement au dernier procédé utilisant de l’hydrogène sous pression qui devait être conservé à des températures très basses.

« Une première étape »

De nouveaux essais sont annoncés par la société Cella (spécialisée dans le stockage d’hydrogène) qui co-pilote le projet avec le SAMS. Une « première étape » pour  le directeur général de Cella, Stephen Bennington qui annonce sur New-Scientist.com travailler sur de nouvelles versions du prototype, « plus grandes et produisant trois fois plus d’énergie qu’une batterie électrique normale du même poids« . Par ailleurs, Cella travaille aussi actuellement avec la société d’aéronautique française Safran, pour élargir ce type de procédé aux vols commerciaux, et dans un avenir plus lointain, pour les transports de passagers.

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