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Une voiture autonome devrait-elle tuer un jeune ou une personne âgée ?

Tuer un jeune ou une personne âgée question éthique MIT

Il y a 2 ans, le MIT a lancé une vaste étude entre deux choix éthiques en demandant si une voiture autonome n’ayant pas le choix devrait tuer un jeune ou une personne âgée. Les résultats sont surprenants.

Depuis le dilemme du tramway, différentes études ont été menées sur les choix moraux face à une situation éthique très difficile. Il y a deux ans, le Massachussetts Institut of Technology (MIT) a lancé un questionnaire de ce type. Les personnes devaient choisir si une voiture autonome ayant perdu ses freins devait tuer un groupe de personne âgée ou un groupe de jeunes personnes. Les résultats, assez surprenants, viennent d’être publiés dans la revue Nature.

Tuer un jeune ou une personne âgée

Tuer un jeune ou une personne âgée : le dilemme de la voiture autonome

Baptisée « l’expérience de la machine morale » cette étude porte sur les réponses de 40 millions de personnes du monde entier. Premier constat surprenant de cette étude, les réponses varient d’un pays à l’autre. Ainsi, en Europe ou en Amérique du nord, les personnes préfèrent sauver les jeunes alors qu’en Asie la préférence porte sur sauver les personnes âgées. Des variations qui s’expliquent par des différences culturelles.

Tuer un jeune ou une personne âgée question éthique

Les auteurs de l’étude expliquent : « nous observons des différences systématiques entre les cultures individualistes et les cultures collectivistes » avant d’ajouter que les premières, « qui mettent l’accent sur la valeur distinctive de chaque individu, montrent une préférence plus marquée pour épargner le plus grand nombre de gens ». Les cultures collectivistes quand à elles « mettent l’accent sur le respect dû aux membres plus âgés de la communauté, manifestent une préférence plus faible pour les personnages plus jeunes ».

Les auteurs de l’étude pointent du doigt une différence qui « peut s’avérer un obstacle important pour des règles éthiques universelles sur la machine ». L’un des responsable de l’étude conclut cependant « ce que nous essayons de montrer ici, c’est l’éthique descriptive : les préférences des gens en matière de décisions éthiques. Mais, quand il s’agit d’éthique normative, c’est aux experts de faire les choses comme il faut ».

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