La Polestar 2 de 2026 a subi un lifting majeur, et la comparaison avec son aînée, la Polestar de 2022 s’impose. La version de cette année affiche une autonomie boostée, un design retouché et une technologie de bord dernier cri. Mais ces améliorations justifient-elles vraiment le saut de génération ?
Nous avons mis les deux berlines électriques dos à dos, sur route et sur fiches techniques, pour un duel sans concession. Entre la pureté des origines et les raffinements de la maturité, laquelle mérite vraiment votre prise ? La réponse risque d’être… électrisante.
La Polestar 2 a-t-elle bien vieilli depuis 2022 ?
La Polestar 2, premier modèle de la marque suédoise en Australie, vient de recevoir une série de mises à jour pour 2026. Lancée mondialement en 2020, cette berline électrique a survécu à cinq années dans un marché en pleine ébullition sans changement majeur esthétique, mais avec des évolutions techniques notables, comme le passage à la traction arrière pour les modèles à simple moteur.
Alors que ses ventes ont légèrement fléchi en 2025, Polestar tente de garder son aînée pertinente face à des rivaux de plus en plus agressifs comme la Tesla Model 3 ou la BYD Seal. Mais ces petits rafraîchissements suffisent-ils à justifier son prix face à sa propre version de 2022 ?
Qu’y a-t-il de vraiment neuf sous le capot en 2026 ?
Pour 2026, les changements sont subtils mais stratégiques. L’entrée de gamme « Standard range Single motor » reçoit une nouvelle batterie de 70 kWh du fabricant chinois CATL, remplaçant l’ancienne unité de 69 kWh de LG Chem. Cela porte son autonomie (WLTP) de 546 à 554 km, mais le vrai gain se situe au niveau de la charge rapide DC, désormais à 180 kW contre 135 kW auparavant. Les autres versions conservent leur batterie de 82 kWh.
La grande nouveauté technologique est l’intégration d’un nouveau processeur Qualcomm Snapdragon pour l’infotainment, promettant plus de réactivité. Enfin, la finition « Long range Dual motor Performance » devient un modèle permanent de la gamme, incluant désormais de série le pack Plus (toit vitré, hayon à détection podale, système audio Bowers & Wilkins).
L’intérieur a-t-il changé depuis 2022 ?
Pas vraiment, et ce n’est pas forcément un mal. L’habitacle de la Polestar 2 reste un modèle de minimalisme scandinave réussi. L’écran central vertical de 11,15 pouces, piloté par Android Automotive, domine toujours le tableau de bord. Son design brutaliste aux icônes noires et orange est d’une clarté exemplaire. La qualité des matériaux, avec ses tissus véganes et ses inserts « bois », offre une ambiance distinctive, même si le plastique noir brillant sur la console et le sélecteur de vitesses peut paraître cheap.
L’espace aux places arrière reste correct, bien qu’un peu moins généreux en longueur de jambes qu’une Tesla Model 3. Le coffre de 407 litres, avec son plancher bas et son hayon électrique, demeure pratique sans être exceptionnel. En somme, l’intérieur vieillit plutôt élégamment, fidèle à l’identité high-tech et épurée de la marque.
La conduite est-elle toujours aussi plaisante ?
C’est ici que la différence entre les générations 2022 et 2026 est la plus palpable, notamment pour l’entrée de gamme. En 2022, la version à simple moteur était à traction avant. En 2026, elle est passée à traction arrière, transformant radicalement son caractère. Cette nouvelle configuration la rend plus agile, engageante et amusante à piloter, avec un train arrière qui se laisse subtilement guider dans les virages sans jamais devenir nerveux.
Pour les versions bi-moteurs, la recette performante reste excellente. La « Long range Dual motor Performance » (350 kW) propose une accélération foudroyante (4,2 secondes de 0 à 100 km/h) et une tenue de route remarquable, aidée par ses amortisseurs Öhlins réglables manuellement et ses freins Brembo. Elle confirme que la Polestar 2 est l’une des électriques les plus gratifiantes à conduire dans les courbes. La direction, bien que précise, reste un peu trop légère dans son réglage le plus doux. L’absence d’amortissement adaptatif et un peu de bruit routier persistent comme petits défauts.
Comment se compare-t-elle face à l’ancien modèle de 2022 ?
La comparaison est révélatrice. En 2022, la Polestar 2 simple moteur (traction avant) affichait une autonomie EPA estimée à 434 km (270 miles) et accélérait de 0 à 100 km/h en 6,8 secondes. La version 2026, désormais propulsion, revendique 554 km d’autonomie WLTP et un 0 à 100 km/h en 6,4 secondes, tout en bénéficiant d’une charge plus rapide.
Le saut technologique est net au niveau de l’infotainment, avec un processeur plus rapide. L’offre tarifaire a aussi évolué : en 2022, le modèle de base démarrait autour de 47 200 $ aux USA. En 2026 en Australie, il démarre à 62 400 $ AUD (environ 41 000 €), reflétant à la fois une hausse des prix et un positionnement plus premium, désormais aligné avec des finitions mieux équipées de série.
Le verdict : la mise à jour 2026 vaut-elle le coup ?
La Polestar 2 de 2026 n’est pas une révolution, mais une évolution intelligente et ciblée. Elle affine ses points forts : un design intérieur intemporel, une conduite encore plus plaisante grâce à la traction arrière sur l’entrée de gamme, et des améliorations notables sur l’autonomie et la charge de la version de base.
Face à la 2022, la nouvelle mouture gagne en maturité, en efficacité et en réactivité technologique. Cependant, elle fait face à une concurrence bien plus féroce qu’en 2022, avec des acteurs comme BYD proposant des alternatives beaucoup moins chères. La Polestar 2 2026 reste donc un choix de caractère, pour ceux qui privilégient un design distinctif, une agréable dynamique de conduite et l’écosystème Google intégré, même à un prix premium. Pour les autres, l’ancien modèle, s’il se trouve en occasion, pourrait représenter une très bonne affaire.
- Partager l'article :

