Le constructeur automobile espagnol Santana, autrefois célèbre pour ses robustes 4×4 sous licence Suzuki, sort de l’ombre en Europe grâce à une alliance surprenante entre capitaux chinois et technologie japonaise.
Cette renaissance, portée par l’ambition de ses nouveaux propriétaires, vise rien de moins qu’une reconquête du marché européen. Préparez-vous à voir ce nom revenir sur les routes, avec une stratégie qui mêle héritage et innovation. Le come-back est en marche !
Santana, le constructeur espagnol ressuscité par une alliance sino-japonaise
Une belle résurrection automobile se prépare en Europe. Le constructeur espagnol Santana, disparu en 2011 après des décennies à produire des 4×4 robustes sous licence (Land Rover, Suzuki), est sur le point de renaître et venir en Europe. Son sauveur ? Une coentreprise sino-japonaise nommée Zhengzhou Nissan, fruit de l’alliance entre le géant chinois Dongfeng et le japonais Nissan. La marque hispanique ne reviendra pas avec son catalogue d’antan, mais avec deux pick-ups modernes taillés pour la conquête du Vieux Continent.
Le Santana 400 : un Dongfeng Z9 à l’accent espagnol
La nouvelle gamme reposera sur deux modèles, dévoilant une stratégie de « rebadging » assumée. Le premier-né, le Santana 400, est en réalité le Dongfeng Z9 habillé d’un nouveau logo et on verra ce que cela donnera en Europe. Il sera décliné en deux versions pour séduire tous les usages.
La version diesel, le 400 D, mise sur la robustesse avec un moteur 2.3 litres de 190 chevaux et un couple impressionnant de 500 Nm. Les amateurs d’efficacité et de silence lui préféreront peut-être le 400 PHEV, un hybride rechargeable combinant un moteur essence 1.5 litre et une propulsion électrique pour une puissance totale de 428 chevaux.
Les performances de ces véhicules
Sinon, ce dernier promet une accélération de 0 à 100 km/h en 6,5 secondes et une autonomie électrique de 120 km. Sous le capot chinois, l’habitacle n’a rien à envier à la concurrence. Les deux modèles partagent un intérieur high-tech avec un écran tactile central de 14,6 pouces, des sièges chauffants et ventilés, et une batterie complète d’aides à la conduite. Un équipement qui positionne d’emblée Santana dans le segment premium des pick-ups et l’Europe doit se préparer.
Une stratégie industrielle mondiale et des prix agressifs
Le projet Santana ne se limite pas à l’Espagne. Le constructeur prévoit une commercialisation en Europe avec des tarifs volontairement compétitifs pour bousculer des références comme le Ford Ranger. En Chine, où le Dongfeng Z9 est déjà vendu, le positionnement tarifaire donne le ton : environ 44 800 euros pour le diesel et 29 900 euros pour l’hybride rechargeable. Une fourchette qui pourrait représenter un sérieux argument sur le marché européen.
L’aventure ne s’arrête pas là !
Dès la mi-2026, le constructeur chinois BAIC rejoindra la danse en assemblant d’autres modèles, les BJ30 et BJ40, dans les usines Santana. À plus long terme, des véhicules inédits développés sur les plateformes BAIC pourraient voir le jour sous la marque ressuscitée. Cette alliance à trois têtes (Dongfeng, Nissan, BAIC) offre à Santana une envergure industrielle et technologique inédite, lui donnant les moyens de ses ambitions.
Le retour de Santana est donc bien plus qu’un simple hommage nostalgique. C’est le lancement d’une marque nouvelle, née d’une fusion mondiale, qui compte bien se tailler une place dans le marché très disputé des pick-ups avec un mélange de technologie, de rapport qualité-prix et un nom qui résonne encore dans la mémoire automobile européenne. L’histoire est en marche.
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