Bienvenue dans le futur de l’automobile, où les alliances font la loi ! Renault et Geely viennent de mixer leurs talents pour concocter un SUV électrique qui a de l’ambition. C’est le fait de rendre la mobilité verte accessible au plus grand nombre.
Préparez-vous à découvrir un véhicule qui promet de faire étinceler les marchés émergents sans électriser votre portefeuille. L’aventure électrique n’a jamais été aussi séduisante.
Le SUV qui ne viendra pas encore en Europe
Dans le ballet mondial des alliances automobiles, le rapprochement entre Renault et le géant chinois Geely prend une forme singulière. Alors que d’autres constructeurs européens regardent vers l’Est pour électrifier le Vieux Continent, le duo franco-chinois est officialisé début 202. Il mise sur une toute autre stratégie.
Ils prévoient de concevoir un SUV électrique inédit. Il est pensé non pour les routes européennes, mais prioritairement pour les marchés en plein boom d’Amérique du Sud et d’Asie. C’est une approche qui illustre une adaptation pragmatique face à l’hégémonie technologique chinoise.
GEA : Le secret chinois de Renault
Le cœur de ce futur véhicule bat au rythme d’une plateforme technique made in China : l’architecture GEA de Geely. C’est une première dans l’industrie. Ce SUV sera le premier véhicule non-Geely à en hériter. Cette base équipe déjà des modèles comme le Galaxy E5. C’est un vrai couteau suisse de l’électromobilité.
Sa force réside dans sa flexibilité, permettant d’accueillir indifféremment une motorisation 100% électrique ou hybride rechargeable. Cette polyvalence est un atout crucial pour séduire des marchés aux infrastructures de recharge encore disparates. Elles ont besoin de solutions hybrides de transition reste fort.
Le Brésil, laboratoire d’une nouvelle ère
Contrairement à ce qu’on pourrait imaginer, les premières livraisons de ce SUV né de l’association Renault Geely, ne se feront pas en France. La feuille de route est claire : viser d’abord l’Asie du Sud-Est, l’Amérique Centrale et, surtout, le Brésil.
Ce choix est loin d’être anodin. Renault y dispose déjà d’une implantation historique solide. Et le pays représente un terrain de jeu idéal. Son mix énergétique est favorable et sa politique environnementale de plus en plus stricte. C’est le laboratoire parfait pour tester cette nouvelle offre « zéro et faible émission » destinée à des économies en croissance rapide.
Horse, le cheval de troie bien organisé
Derrière ce projet se cache une structure dédiée, incarnant la maturité de cette alliance : la coentreprise Horse. Cette entité permet une répartition des rôles des plus pragmatiques. Renault y apporte son savoir-faire historique en conception automobile et sa fine connaissance des marchés internationaux.
Geely, de son côté, fournit l’indispensable soutien technique, financier et sa plateforme GEA. Plutôt que de subir la montée en puissance chinoise, Renault a choisi de l’épouser pour en tirer le meilleur. La marque capitalise ainsi sur l’agilité et l’expertise électrique de son partenaire.
Shanghai, nouvel épicentre de l’innovation
L’accélérateur caché de ce projet se situe à Shanghai, au sein de l’Advanced China Development Center (ACDC) ouvert par Renault en 2024. Cette base avancée de R&D, spécialisée dans le véhicule électrique, est la clé pour comprendre la stratégie du constructeur au losange. La raison est simple : la vitesse.
Là où le développement d’un modèle prend traditionnellement quatre ans en France, les équipes chinoises parviennent au même résultat en seulement deux ans. Cette efficacité redoutable est devenue incontournable pour suivre le rythme effréné de renouvellement des modèles imposé par la concurrence.
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