Dans un coup de volant stratégique, Ford et Renault viennent de sceller une alliance électrique qui sent bon la nostalgie. Objectif ? Donner une seconde vie, 100% électrique cette fois, à des icônes européennes disparues.
Alors que la Ford Fiesta est sur la ligne de départ, la Focus pourrait bien sortir de sa retraite anticipée. Une résurrection made in France qui promet de réveiller les souvenirs et de charger les batteries du marché. À vos agendas, le retour est programmé !
Ford et Renault : un duo électrique qui pourrait ressusciter les icônes
Dans le grand ballet des alliances automobiles, un nouveau pas de deux vient de se dessiner. Ford, le géant américain, a officialisé un partenariat stratégique avec Renault. L’objectif est clair : développer ensemble deux nouveaux modèles électriques plus accessibles. Cette collaboration ouvre la voie à un scénario que les fans attendent. C’est le retour potentiel de modèles iconiques disparus, comme la Ford Focus, fraîchement retirée du catalogue, et la Fiesta, dont la renaissance électrique semble désormais une quasi-certitude.
Une Focus électrique avec des gènes français ?
Alors que Ford avait déjà noué des alliances avec Volkswagen pour ses premiers modèles familiaux électriques, c’est désormais vers la technologie française qu’il se tourne pour conquérir les segments plus abordables. L’idée ? Emprunter les plateformes modulaires dites « AmpR » de Renault pour donner une seconde vie à ses légendes. Si la future Fiesta électrique devrait logiquement reposer sur l’AmpR Small (celle de la Renault 5 E-Tech), le destin de la Focus est plus ouvert.
Deux options s’offrent à elle. La plus plausible : utiliser la plateforme AmpR Medium, qui sert de base à la Mégane E-Tech et au Scénic E-Tech. Dans ce cas, la Focus renaît en tant que compacte électrique, cousine technique de la Mégane, avec laquelle elle pourrait partager des blocs batteries (60 kWh, voire le futur 87 kWh). L’autre scénario, moins probable, serait de l’habiller sur la plateforme AmpR Small, lui donnant alors le format d’un petit SUV type Renault 4 E-Tech – mais cela risquerait de cannibaliser la place du Puma Gen-E déjà présent dans la gamme.
Douai, future usine mère des Ford électriques françaises ?
La localisation de la production ajoute une touche très concrète à ce partenariat. Ces deux futurs modèles Ford sont en effet destinés à être assemblés sur le site Renault de Douai, dans le Nord de la France. Cette décision stratégique ancre le projet dans le tissu industriel européen. Puis, il offre à l’usine française une diversité de production de premier plan. Une belle conséquence de cette alliance qui dépasse le simple partage de brevets.
Patience… le grand retour n’aura pas lieu avant 2028
Si l’enthousiasme est permis, il faudra toutefois s’armer de patience. Dans son communiqué, Ford a annoncé que le premier des deux véhicules issus de cette collaboration n’arrivera qu’en 2028. Bien que non officiellement confirmé, tout porte à croire que la Fiesta électrique sera la première à pointer son nez. Puis elle sera suivie de près (ou de loin) par la nouvelle Focus. Cela laisse le temps aux ingénieurs de peaufiner l’ADN spécifique de chaque modèle. C’est pour éviter qu’ils ne soient de simples clones rebadgés.
Une alliance vitale pour rester dans la course
Ce rapprochement avec Renault est une étape cruciale pour Ford. Il lui permet d’accélérer son électrification sur des segments compétitifs et volumineux sans investir des sommes astronomiques dans le développement de nouvelles plates-formes. Pour Renault, c’est l’opportunité de rentabiliser ses importants investissements technologiques. Au final, cette alliance pourrait bien être la formule gagnante pour ressusciter des noms chers aux Européens tout en leur offrant une traduction électrique moderne et abordable. L’histoire est en marche.
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