Le 4×4 britannique a faim de cylindres ! Le patron d’Ineos Australia, Justin Hocevar, a confirmé que le constructeur réfléchit sérieusement à une version V8 du Grenadier, forte de « l’enthousiasme » suscité par le concept-car présenté à Goodwood.
Équipé d’un V8 LS 6.2 litres de General Motors, ce monstre développe 425 chevaux, soit 140 de plus que le 6 cylindres actuel . De quoi rivaliser avec le Mercedes-AMG G63 et ses 577 chevaux . Défi technique et coût de production restent des obstacles, mais l’idée fait son chemin. La bataille des mastodontes est lancée.
Un V8 sous le capot du Grenadier ? Ineos n’a pas dit non
Vous avez aimé le look rétro du Ineos Grenadier, ce 4×4 taillé pour l’aventure qui semble tout droit sorti des années 80 avec une âme moderne ? Son défaut, c’est son cœur. Sous le capot, on trouve des blocs BMW efficaces, certes, mais un brin trop sages pour faire trembler la concurrence. Alors, quand on a vu apparaître un concept-car V8 au festival de Goodwood, les amateurs de sensations fortes ont retenu leur souffle. Et si le Grenadier devenait enfin un rival digne du Mercedes G63 AMG ?
Pourquoi le Grenadier actuel manque-t-il de « patate » ?
Pour l’instant, la philosophi e de la marque est claire : la fiabilité avant la performance. Les moteurs six cylindres BMW (le B58 essence et le B57 diesel) ont été volontairement « dé-bridés » par rapport à ce qu’ils font chez Toyota ou dans la défunte Supra. L’idée ? Privilégier le couple à bas régime et la robustesse en tout-terrain plutôt que les chiffres de puissance qui impressionnent au café du commerce. Résultat, le B58 essence plafonne à environ 280 chevaux, là où il pourrait en donner 382 sans sourciller. Pour certains, c’est un peu frustrant.
Ce fameux V8 concept, c’était quoi exactement ?
L’an dernier, à Goodwood, Ineos a lâché une petite bombe : un prototype de Grenadier équipé d’un énorme V8 LS de 6,2 litres signé General Motors. Le genre de moteur que les Américains connaissent par cœur, increvable, modifiable à l’infini et qui développe ici 425 chevaux et 623 Nm de couple. Une véritable déclaration de guerre à la G63, avec 140 chevaux de plus que le modèle standard. Et le public a adoré. « L’enthousiasme a été énorme », a admis Justin Hocevar, le patron d’Ineos Australie, évoquant un engouement aussi bien chez les clients que chez les concessionnaires.
Alors, on va le voir en concession un jour ?
C’est là que ça se corse. Si Ineos semble avoir été sensible à cet accueil chaleureux, notamment sur le marché américain où le V8 est roi, la route vers une production en série est semée d’embûches. Pour installer ce bloc GM dans l’usine française, il faudrait repenser une partie de l’ingénierie du véhicule, ce qui coûterait une fortune. Et pour l’instant, la marque reste pragmatique. Hocevar le dit lui-même : « Nous savons qu’il y a un énorme potentiel inexploité dans nos moteurs BMW actuels ». Traduction : on va d’abord voir ce qu’on peut tirer de nos six cylindres avant de se lancer dans un V8.
Le mystère reste entier… mais l’idée fait son chemin
Alors, à quand un Grenadier capable de faire de l’ombre au G63 ? Pour l’instant, ce n’est pas pour demain. Ineos semble vouloir explorer d’abord les voies de l’aftermarket et des préparations maison. Mais le fait que le patron australien déclare ouvertement « Nous aimerions voir quelque chose comme ça arriver » laisse planer un joli doute. En attendant, le Grenadier « de base » s’affiche à partir de 71 000 dollars ou 62 000 euros aux États-Unis (hors frais), et 82 995 ou 72 200 euros pour la version Black Edition. Avec ou sans V8, le 4×4 britannique a déjà trouvé son public. Mais avouez qu’avec un grondement de V8 sous le capot, il aurait encore plus de gueule.
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