Une Mazda Miata, c’est mignon. Une Ferrari, c’est prestigieux. Mais une Miata transformée en bête de 375 CV ou chevaux, capable de faire rougir le célèbre pur-sang italien, ça existe ? Eh bien… C’est le défi fou et brillamment relevé par une équipe de passionnés.
Préparez-vous à découvrir comment cette petite roadster a été propulsée au rang de véritable tueuse de géants, le tout avec un sens de l’humour et des outils bien aiguisés.
La Mazda Miata transformée en fauve : rencontrez la Keiryo, la tueuse de supercars
Dans l’univers très sérieux des supercars, un petit coup de tonnerre vient de retentir. Il émane d’un atelier britannique et a pour nom « Keiryo ». Son crime ? Avoir transformé l’irrésistible Mazda MX-5 Miata, symbole de plaisir automobile accessible, en une bête de course de 375 cv au ratio poids/puissance… digne d’une légende des années 90. C’est quasiment la mythique Ferrari F40. L’audace a un nom, et il est japonais : Keiryo, signifiant « légèreté ».
Un régime draconien pour une puissance explosive
Le secret de cette métamorphose réside dans une équation simple mais extrême. L’équipe de Rocketeer Cars, spécialiste des Miata revisitées, a soumis la roadster à un régime drastique. Résultat : un poids plume de seulement 850 kg, allégé de tout superflu. Sous le capot, l’âme provient d’un moteur Jaguar 3.0 litres V6, intégralement reconstruit et gonflé pour produire 375 chevaux sauvages.
Le calcul est vertigineux. Avec un ratio de 441 chevaux par tonne, la petite Keiryo se retrouve à table avec des monstres modernes comme la Lamborghini Huracan ou la McLaren 620R. Une performance qui donne le tournis quand on imagine le sourire – et l’adrénaline – du pilote enfoui dans un habitacle probablement épuré jusqu’à l’ascétisme, où les « commodités » ont cédé la place à la recherche pure de la performance.
Une œuvre d’art en série très limitée
Rocketeer Cars ne fait pas dans la demi-mesure, ni dans la production de masse. Cet atelier artisanal, qui n’a construit que quelques centaines de voitures en dix ans, réserve la Keiryo à une poignée d’initiés. Seulement dix exemplaires de cette version ultime verront le jour, faisant de chacun une pièce de collection unique. Pour les amateurs d’un compromis moins radical, une version « Touring », réintégrant quelques comforts, sera également proposée.
L’aventure ne s’arrête pas là. L’esprit « Rocketeer » s’étend aussi à la génération NC de la MX-5, avec un RestoMod annoncé pour 2026, doté d’un V6 de 300 chevaux. Preuve que la petite Mazda Miata peut atteindre 375 cv reste est un exploit. Plus de trente ans après son lancement, c’est un terrain de jeu inépuisable pour les passionnés.
De l’atelier britannique au reste du monde
La réputation de Rocketeer dépasse largement les frontières du Royaume-Uni. L’entreprise a expédié ses créations ou ses kits à monter soi-même aux quatre coins du globe. Ils sont allés d’Antigua au Brésil en passant par les États-Unis. Chaque projet est une pièce unique, née d’une passion partagée entre l’atelier et son client.
La Keiryo résume à elle seule cette philosophie : prendre une icône du plaisir de conduite, et pousser son concept à l’absolu. Cela s’est fait sans complexe face aux plus prestigieuses signatures italiennes. Elle rappelle que parfois, la plus grande folie automobile ne naît pas dans les usines aseptisées, mais dans de petits ateliers où l’audace et la passion ont encore force de loi. La preuve que même une routarde sympathique peut, avec un peu de génie, apprendre à rugir et à faire trembler les géants.
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