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Stellantis : Le moteur PureTech nous fera-t-il ses adieux cette année ?

Stellantis PureTech

C’est la fin d’un règne controversé. Stellantis pourrait bien tirer un trait définitif sur le célèbre moteur PureTech, star des Peugeot, Citroën et DS, mais aussi tête de turc des automobilistes fatigués par les soucis de courroie et les voyants allumés. Alors, adieu en grande pompe ou mise à mort silencieuse ? 

Les rumeurs d’un arrêt définitif s’intensifient, au profit d’une gamme entièrement électrifiée et de motorisations plus fiables. L’heure de la retraite a peut-être sonné pour ce petit bloc essence qui aura fait couler autant d’encre que d’huile. La raison dit oui, le cœur des passionnés pleure un peu.

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Stellantis enterre-t-il (enfin) le moteur PureTech ?

Le moteur PureTech, ce petit 3-cylindres français devenu malgré lui la star des forums d’automobilistes en colère, pourrait bien vivre ses dernières heures. Le nouveau patron de Stellantis, l’Italien Antonio Filosa, a pris une décision qui sonne comme un glas : prolonger la vie des moteurs italiens FireFly (ex-Fiat) jusqu’après 2030. Une manière élégante de préparer la sortie de route du controversé bloc français. Retour sur un revirement stratégique qui sent bon le pragmatisme transalpin.

Pourquoi le PureTech est-il devenu si impopulaire ?

C’est un euphémisme de dire que le PureTech a connu des débuts agités. Courroie de distribution qui se désagrège, consommation d’huile excessive, casse moteur… Les déboires du petit 1.2 ont alimenté des pages entières de récriminations. Malgré les correctifs apportés (remplacement de la courroie par une chaîne sur les versions récentes, renommées « Turbo » pour faire oublier le passé), la réputation du moteur reste entachée. Une réputation qui a survécu au changement de nom et aux extensions de garantie.

Que sont ces moteurs italiens qui pourraient sauver Stellantis ?

Les blocs GSE (Global Small Engine), plus connus sous l’appellation FireFly, sont les héritiers des mythiques moteurs Fiat. Ils existent en 3-cylindres 1.0 et en 4-cylindres turbo 1.3 et 1.5. Considérés comme plus robustes, ils équipent déjà des modèles comme l’Alfa Romeo Tonale. Stellantis Europe vient d’annoncer un investissement pour assurer leur présence « au-delà de 2030 », avec des adaptations aux normes Euro 7 et une hybridation 48V renforcée. De quoi leur offrir une seconde jeunesse et, surtout, une ligne de production maintenue dans l’usine italienne de Termoli.

Antonio Filosa joue-t-il contre son camp en abandonnant le PureTech ?

Antonio Filosa, patron de Stellantis depuis un an, n’a pas les mêmes attaches que son prédécesseur Carlos Tavares. L’Italien regarde naturellement vers les motorisations de la péninsule. Le 21 mai 2026, il dévoilera sa feuille de route. On peut s’attendre à ce que la place du PureTech (désormais « Turbo ») y soit sérieusement questionnée. Remplacer le 3-cylindres français par un bloc italien plus fiable serait une tentation forte, surtout pour un dirigeant soucieux de redorer l’image du groupe. Mais c’est un défi industriel colossal.

Quels sont les obstacles à cette transition ?

Remplacer le PureTech ne se fera pas en un claquement de doigts. Il y a d’abord la question des usines : Douvrin, Trémery, Szentgotthard (Hongrie) et Kénitra (Maroc) produisent aujourd’hui le bloc français. Les réadapter au FireFly coûterait cher et prendrait du temps. Ensuite, les performances environnementales : le 3-cylindres italien est réputé plus gourmand et plus émetteur en CO2 que son homologue français. Un mauvais point dans une ère où chaque gramme compte. Enfin, l’hybridation : si le FireFly peut recevoir une micro-hybridation 48V, il reste loin des hybrides « pleins » des concurrents japonais ou coréens.

Le PureTech a-t-il vraiment un avenir ?

Pour l’instant, le « Turbo » reste au catalogue. Mais à moyen terme, sa place est incertaine. Antonio Filosa continue de défaire méthodiquement les plans de Carlos Tavares, sans idéologie mais avec un pragmatisme qui force le respect. Si les moteurs italiens prouvent leur fiabilité et que les coûts d’adaptation sont maîtrisés, le PureTech pourrait bien finir sa course dans les oubliettes de l’histoire automobile. Une fin logique pour un moteur qui n’aura jamais vraiment convaincu.

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Au cœur de l'équipe TechNPlay, en tant que rédactrice en chef, je suis votre sentinelle dédiée à l'univers fascinant des montres connectées et des véhicules électriques. Etant donné que la technologie évolue à la vitesse de la lumière, ces petits bijoux technologiques suscitent mon admiration et ma curiosité. Chaque avancée...

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