Le Caterham Project V Concept a bien plus qu’un simple beau profil. Derrière ses lignes séduisantes se cache l’ambition de réinventer la sportive électrique à la sauce Caterham : ultra légère, agile et taillée pour le pur plaisir de conduire.
Mais cette promesse séduisante pourra-t-elle quitter les salons pour affronter la route ? Éléments de réponse avec un prototype qui n’a pas froid aux yeux.
Caterham Project V : La discrète Anglaise qui prépare sa révolution électrique à Tokyo
Dans le monde très codifié des sports cars, Caterham cultive depuis des décennies l’art du purisme minimaliste avec sa Seven légendaire. Mais il y a deux ans et demi, la marque britannique a jeté un pavé dans la mare en dévoilant le Project V : un coupé au design moderne, intégralement carrossé, et… 100% électrique. Une proposition radicale qui a fait tourner les têtes avant de sembler retomber dans un silence mystérieux. Patience, le réveil est pour bientôt.
Rendez-vous à Tokyo pour la première danse
C’est au Tokyo Auto Salon, le 9 janvier prochain, que Caterham a choisi de présenter enfin un prototype fonctionnel de son surprenant Project V. Ce n’est pas un hasard : le cœur du projet bat en étroite collaboration avec le Japon. C’est Yamaha qui fournit l’unité motrice.
Tandis qu’une société nommée Tokyo R&D travaille sur les réglages du châssis et de la transmission. Quelques jours plus tôt, la version « show-car » statique fera, elle, son apparition au CES de Las Vegas, une première sur le sol américain, pour mettre en avant le partenariat avec Xing Mobility, le développeur des batteries.
Malgré le silence des derniers mois, la volonté de production est toujours là. Kazuho Takahashi, le PDG de Caterham, l’affirme : l’objectif est de « concrétiser notre vision d’une voiture de sport électrique pure qui incarne l’ADN incontournable d’une Caterham ». Le projet avance, prudemment, mais sûrement.
Le pari du plaisir léger dans l’ère électrique
Alors, pourquoi ce prototype suscite-t-il autant d’espoir ? Parce qu’il promet de réinjecter une dose de fun et de légèreté dans un segment électrique souvent obsédé par la puissance brute. Ici, Caterham et Yamaha visent « seulement » 268 chevaux. Un chiffre modeste à l’ère des milliers de chevaux, mais qui prend un sens tout différent lorsque l’on connaît l’objectif poids : à peine 1 190 kg. Soit près de 100 kg de moins qu’une Toyota GR86, elle-même déjà très légère.
Imaginez le cocktail : le couple instantané d’un moteur électrique, une réponse immédiate à l’accélérateur, le tout dans une carrosserie qui devrait frôler les 4,5 secondes pour le 0 à 100 km/h. La recette du plaisir de conduite agile et engageante, chère à Caterham, est soigneusement préservée, simplement réinterprétée.
Des ambitions claires et un prix ciblé
Les ambitions techniques vont plus loin. La vitesse de pointe est annoncée à 230 km/h, et l’autonomie visée est de 400 km (cycle WLTP). Sinon, ce véhicule a une batterie de 55 kWh refroidie par immersion directe des cellules dans un liquide. C’est une technologie de pointe également explorée par Mercedes. Côté tarif, Caterham vise une fourchette inférieure à 80 000 livres sterling (environ 107 000 euros). Cela le placerait stratégiquement entre une Porsche 718 Cayman de base et une 911 Carrera.
Le Project V n’a pas encore de date de production ferme, mais son chemin se dessine. Il incarne la tentative audacieuse d’une petite marque emblématique de transposer son âme dans l’ère électrique, sans trahir les fondamentaux qui ont fait sa gloire : la légèreté, l’agilité et une connexion pure au bitume. Son apparition à Tokyo sera le premier vrai test de cette promesse sur roues.
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