Et si l’hydrogène donnait un coup de jeune au bon vieux moteur ? C’est le pari de Renault et Horse Powertrain avec leur tout nouveau moteur M20 Hydrogen.
Conçu pour les utilitaires, ce bloc de 2 litres, dérivé d’un diesel, promet 122 chevaux, un couple de 300 Nm et des émissions de CO₂ inférieures à 1 g/km. Une solution astucieuse pour une transition énergétique sans casse-tête, bientôt sur les routes !
Un moteur à l’hydrogène pour une transition douce
Le M20 Hydrogen est sans conteste la tête d’affiche de Horse Powertrain. Cette technologie astucieuse prend un bloc diesel 2.0 litres éprouvé et le convertit pour fonctionner à l’hydrogène . Le résultat est impressionnant : une puissance de 90 kW (121 ch), un couple de 300 Nm, et surtout, des émissions de CO₂ inférieures à 1 gramme par kilomètre.
Le tout respecte les sévères futures normes Euro 7 sur les oxydes d’azote (NOx) . Son grand avantage ? Il peut être adapté à des plateformes de véhicules existantes, offrant ainsi une voie de décarbonation pragmatique et économique pour les flottes d’utilitaires.
Horse Powertrain, un nouveau géant né d’une alliance
Derrière ces innovations se cache un acteur récent mais de grande envergure. Horse Powertrain Limited est une coentreprise née de l’alliance entre le français Renault Group et le chinois Geely, avec le soutien du géant pétrolier Aramco. Cette structure, qui emploie pas moins de 19 000 personnes, a pour mission de développer les motorisations thermiques et hybrides de demain.
Elle incarne la conviction qu’il n’existe pas une seule voie unique vers la neutralité carbone, mais plusieurs chemins technologiques à emprunter selon les besoins et les régions du monde.
L’hybride série à la rescousse de l’autonomie
Horse Powertrain ne mise pas tout sur l’hydrogène. Le salon est aussi l’occasion de dévoiler trois nouveaux systèmes « Range Extender » (REX). Ils sont conçus comme des générateurs d’électricité embarqués pour prolonger l’autonomie des véhicules. Ces solutions hybrides sérieuses s’adressent particulièrement au secteur des bus.
Ils peuvent alors rouler à l’électrique tout en évitant l’angoisse de la panne de batterie. Leur principe est simple. Il s’agit d’un petit moteur thermique qui ne propulse pas les roues, mais actionne une génératrice qui recharge les batteries ou alimente le moteur électrique.
Une offre REX pour tous les besoins
La gamme de prolongateurs d’autonomie présentée à Bruxelles couvre un large spectre de besoins. En tête, le H10 REX, un trois cylindres 1.0 litre à essence ou éthanol, délivrant 70 kW de puissance électrique continue . Il est d’ailleurs intégré au minibus Marcopolo Volare Attack 9 Hybrid, qui promet une autonomie totale de 450 km.
Pour les véhicules plus lourds, le M20 REX, un quatre cylindres 2.0 litres, fournit 105 kW de puissance électrique. Tandis que le K15 REX, un 1.5 litre, offre 65 kW en continu avec un pic à 80 kW.
Une vision pragmatique de la transition écologique
Pour Matias Giannini, le PDG de Horse Powertrain, ces technologies sont essentielles. Elles peuvent permettre aux bus et aux cars du monde entier d’offrir des services fiables. Et ils peuvent poursuivre la transition vers le « net zero » . Cette approche reflète une philosophie industrielle : celle de la neutralité technologique.
Comme le souligne Patrice Haettel, CEO de Horse Technologies, il s’agit de proposer des solutions flexibles et performantes, particulièrement cruciales dans les régions où les infrastructures de recharge ne sont pas encore pleinement déployées . Avec ces innovations, Horse Powertrain se positionne en facilitateur d’une transition énergétique réaliste et inclusive.
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