L’innovation automobile prend parfois des chemins que l’on n’attendait pas. Le constructeur chinois Seres vient de déposer un brevet pour le moins inattendu : un système intégré de toilettes à bord d’une voiture.
Si l’idée peut prêter à sourire de prime abord, elle répond à une préoccupation bien réelle lors des longs trajets ou des embouteillages imprévus. Ce dispositif, pensé pour être discret et hygiénique, pourrait bien trouver son public auprès des familles et des grands voyageurs. Reste à savoir si cette invention insolite parviendra à se faire une place dans l’habitacle de nos futures voitures.
Un brevet pour le moins inattendu
Seres vient d’obtenir un brevet utilitaire officiel en Chine. L’autorisation a été publiée le 10 avril 2026. Le numéro d’annonce est le CN224104011U. Ce document décrit des toilettes embarquées pour véhicule. L’idée a rapidement amusé la toile. Pourtant, les détails techniques se révèlent très sérieux.
Un tiroir invisible sous l’assise
Le système comprend une cuvette et un rail coulissant. L’ensemble se range sous un siège passager. Le rail fixe se monte sur la partie haute. Le rail mobile se fixe au siège auto. L’utilisateur tire la cuvette pour l’utiliser. Il la repousse ensuite pour la dissimuler. Le gabarit compact préserve l’habitacle. La classification IPC retenue est B60R15/04. Elle correspond aux équipements sanitaires pour automobiles. C’est une première dans l’industrie.
Comment glisser un tel équipement sous un siège ?
L’enjeu principal concerne l’utilisation de l’espace. Les véhicules électriques ont un plancher encombré de batteries. Intégrer des toilettes sans gêner relève du défi. La solution Seres exploite le volume mort sous l’assise. Le système devient totalement invisible une fois rangé. Polestone avait proposé un concept plus sommaire. Leur anneau de siège se rangeait dans l’accoudoir. L’approche de Seres offre une meilleure intégration. La dissimulation est plus complète et plus discrète.
Quels obstacles séparent le brevet de la route ?
Le chemin vers la production reste semé d’embûches. Le premier défi est l’évacuation des eaux usées. Le châssis compact manque de place pour les tuyaux. Le stockage des déchets pose aussi problème. La durabilité du rail coulissant doit être garantie. L’étanchéité absolue contre les odeurs est cruciale. Sur un modèle électrique, les batteries occupent déjà le soubassement.
Le frein psychologique sera-t-il plus difficile à lever ?
L’acceptation par les usagers pourrait se révéler plus ardue. Malgré les joints et les désodorisants, une barrière mentale persiste. L’idée d’utiliser des toilettes dans l’habitacle dérange. Beaucoup de conducteurs resteront réticents. La production en grande série semble encore incertaine. Le système pourrait devenir une option de confort haut de gamme. Il viserait une clientèle très spécifique.
Les ventes de l’Aito M9 en repli
Cette annonce intervient dans un contexte commercial délicat. Le SUV premium Aito M9 connaît une baisse de régime. Ses ventes domestiques ont chuté durant trois mois consécutifs. D’après China EV DataTracker, Seres a livré 11 345 unités. Cela représente un recul de 44,2 % sur un an. Huawei et Seres préparent une version actualisée du M9. Le lancement est prévu pour bientôt. L’objectif est de relancer la demande rapidement.
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