Bien avant que les véhicules électriques ne deviennent courants, Toyota innovait déjà avec le RAV4 EV. Lancé en 1996, ce SUV électrique pionnier offrait une alternative écologique à une époque où l’électromobilité en était à ses balbutiements. Retour sur l’histoire méconnue de ce précurseur de la mobilité durable.
Les débuts du Toyota RAV4 EV
En 1996, Toyota introduit une version électrique de son populaire SUV. Elle était initialement disponible en location sur l’île de Jersey dans le cadre d’un programme pilote de cinq ans. Le véhicule s’équipait à l’époque d’une batterie nickel-métal hydrure (NiMH). Il offrait également une autonomie de 124 miles (environ 200 km) et n’était pas destiné à la vente au grand public.
Le modèle RAV4 EV de Toyota était basé sur la première génération du RAV4, lancé en 1994. En fait, celui-ci combinait les caractéristiques d’une voiture de tourisme avec celles d’un véhicule tout-terrain. La version électrique conservait le design compact et la transmission intégrale permanente de son homologue à moteur thermique. En même temps, elle intégrait une motorisation électrique propre.
Un précurseur de l’électromobilité moderne
Toyota avait produit le RAV4 EV en deux générations. La première série était disponible en location de 1997 à 2003. La marque l’avait principalement rendue accessible en Californie pour répondre aux exigences de véhicules à zéro émission de l’État. Au total, le constructeur japonais a loué ou vendu 1 484 unités. Certaines d’entre elles sont d’ailleurs encore en circulation aujourd’hui.

Malgré des débuts prometteurs, Toyota a dû interrompre la production du RAV4 EV. C’était en partie en raison de la levée des mandats stricts sur les véhicules à zéro émission en Californie. Ceci dit, ce modèle a jeté les bases des futurs développements de Toyota dans le domaine des véhicules électriques. Ces bases ont ensuite préfiguré des modèles contemporains tels que le Toyota bZ4X.
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