GameMaker dévoile GMRT, une mise à jour majeure conçue pour transformer son moteur de jeu vidéo en un outil de calibre professionnel. Cette évolution intègre l’IA d’Anthropic et une ouverture inédite aux langages C# et TypeScript.
Le pionnier de la création 2D sort de sa zone de confort. Longtemps perçu comme l’outil privilégié des créateurs solitaires, GameMaker change de dimension. La firme écossaise vient de déployer GMRT, un système d’exécution repensé pour séduire les studios de grande envergure. Cette mutation technique promet d’effacer les barrières qui limitaient jusqu’ici l’usage du logiciel dans des productions industrielles complexes.
Une ouverture totale aux standards du développement
La grande nouveauté réside dans l’affranchissement de l’interface visuelle classique. Grâce à l’arrivée d’outils en ligne de commande, les programmeurs peuvent manipuler leurs projets sans même ouvrir l’éditeur habituel. Russell Kay, aux manettes de l’entreprise, souligne cette volonté de transformation : l’idée est que l’outil grandisse avec l’utilisateur. Cela permet aux équipes chevronnées d’intégrer le moteur dans leurs propres chaînes de fabrication automatisées. Les fichiers, désormais stockés en texte brut, simplifient enfin le travail collaboratif via Git.
L’intelligence artificielle et le code source en ligne de mire
L’intégration de l’agent Claude, conçu par Anthropic, marque un tournant technologique. Directement depuis le terminal, il devient possible de débusquer des erreurs ou de configurer une compilation par de simples phrases. En parallèle, GameMaker s’apprête à livrer les clés de sa mécanique interne. L’accès au code source, prévu pour le prochain trimestre, autorisera les studios à modifier eux-mêmes le moteur ou à concevoir des extensions sur mesure, une liberté réclamée depuis des années par les professionnels.
Une polyvalence technique inédite
Si le langage historique GML reste disponible, l’horizon s’élargit. Le support du C#, du JavaScript et du TypeScript arrive avant la fin de l’année. Cela ouvre la porte à des milliers de développeurs venus d’autres univers. La gestion de la 3D sort de l’ombre. Sans chercher à détrôner les poids lourds du secteur, GMRT permet d’importer directement des fichiers depuis Blender. Pour les projets au style visuel hybride, cette mise à jour transforme une fonction autrefois accessoire en un véritable atout de production.
Article basé sur un communiqué de presse reçu par la rédaction.
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