Le Diable de Hell’s Kitchen a repris du service ce 24 mars 2026 sur Disney+, et les huit épisodes de cette saison 2 promettent une nouvelle escalade de violence et d’intrigues politiques.
Désormais maire de New York, Wilson Fisk (Vincent D’Onofrio) a mis en place une « Anti-Vigilante Task Force » pour traquer les justiciers. Matt Murdock (Charlie Cox) doit faire face à un ennemi devenu institutionnel. Puis, avec un épisode spécial The Punisher, cette saison confirme que l’univers Marvel sur petit écran n’a jamais été aussi solide.
Un premier épisode qui promet la lune
Dès les premières minutes de la saison 2 de Daredevil: Born Again, on comprend que la donne a changé. Fini les hésitations de la première saison. Place à un show qui assume enfin son héritage. Les combats sont violents, structurés, dignes de la série Netflix qui a fait la légende du personnage. Les os craquent, le sang coule, et Charlie Cox livre un Daredevil au sommet de sa forme physique, véritable « Homme sans peur » comme on l’avait rarement vu. La mise en place est plus lente que ce que certains auraient souhaité, mais chaque minute de ce démarrage posé prépare un terrain de jeu immense pour la suite.
New York sous l’emprise de Kingpin/Caïd
Le décor est planté dès le final de la saison 1 : Wilson Fisk est devenu maire de New York, et sa première mesure a été d’interdire les justiciers. La ville est sous tension, en état de siège virtuel. Seule une armée menée par Daredevil pourra la libérer. Ce contexte politique n’est pas qu’un prétexte : la série explore avec une efficacité redoutable les thèmes de la propagande et de l’autoritarisme, sans jamais tomber dans la leçon de morale. Les segments d’info du BB Report, déjà présents dans la saison 1, prennent ici une ampleur nouvelle, donnant à New York cette texture vivante qui faisait le sel des meilleurs épisodes de la série originale.
Bullseye, la surprise qui crève l’écran
Charlie Cox et Vincent D’Onofrio restent évidemment la colonne vertébrale de la série. Matt Murdock, désormais en fuite, voit Daredevil prendre toute la place dans sa vie. Kingpin/Caïd, lui, vit son arc le plus abouti, tiraillé entre son ambition démesurée et sa volonté de contrôler une ville qui lui échappe. Mais c’est Wilson Bethel qui vole la vedette. Son Bullseye, déjà impressionnant dans la saison 3 de Daredevil sur Netflix, explose littéralement dans cette saison 2. Qu’il s’agisse de scènes d’action où il transforme n’importe quel objet en arme mortelle, ou de moments d’émotion brute qui révèlent les failles de Benjamin Poindexter, Bethel est partout, et il est magistral.
Karen Page retrouve enfin sa place
L’une des grandes satisfactions de cette saison est le retour au premier plan de Deborah Ann Woll. Karen Page, trop absente de l’action dans la première saison, devient un rouage essentiel de l’armée de Daredevil pour reconquérir la ville. Sa relation avec Matt est mise en lumière, avec ses tensions, ses désaccords, et cette alchimie qui a fait le sel des meilleurs moments de la série Netflix. Elle n’est plus un faire-valoir, mais un personnage à part entière, dont l’évolution personnelle fascine autant que les péripéties du héros masqué.
Des seconds rôles enfin développés
Là où la saison 1 peinait à donner de l’épaisseur à ses nouveaux venus, la saison 2 corrige le tir. Buck, Daniel et Kirsten gagnent en profondeur et en temps d’écran. Les deux premiers deviennent même essentiels pour rendre la partie de Kingpin aussi passionnante qu’elle l’est. Tony Dalton, en Jack Duquesne (le Swordsman), reste aussi drôle et charmant que dans Hawkeye. Quant à Krysten Ritter, son retour en Jessica Jones valait largement l’attente. La série la retrouve des années après, transformée par la vie, mais toujours aussi cinglante. La complicité entre Cox et Ritter, qui faisait déjà des merveilles dans The Defenders, opère à nouveau comme par magie.
Un final qui promet un avenir fou
La saison 2 de Daredevil: Born Again est la première série live-action Marvel sur Disney+ à être renouvelée pour une saison 3. Ce n’est pas un hasard. Les showrunners ont compris qu’il fallait avancer sans renier ses racines. Le final, véritable épisode événement, est l’un des meilleurs jamais produits pour une série de super-héros. Quand les derniers crédits apparaissent, on n’a qu’une envie : savoir ce qui va suivre. Action implacable, drame percutant, personnages complexes, surprises en cascade… Cette saison 2 ancre Daredevil: Born Again parmi les meilleures productions du MCU. La messe est dite.
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