Quatre véhicules neufs du groupe Stellantis embarquent toujours l’ancien moteur 1.2L PureTech à courroie, malgré le scandale causé. Voici comment les identifier avant d’acheter.
Le moteur PureTech à courroie a longtemps été le fer de lance des motorisations essence chez Peugeot, Citroën, DS et Opel. Pourtant, derrière ses quatre titres de « Moteur de l’année » se cachait un énorme défaut de conception. Aujourd’hui, alors que Stellantis assure avoir corrigé le tir, plusieurs modèles roulent encore avec cette technologie.
La source du scandale du moteur PureTech à courroie
Né en 2012, le bloc 1.2L EB2 a connu un destin contrasté. D’un côté, ses performances et son agrément lui ont valu les faveurs du jury international du moteur de l’année. De l’autre, sa courroie de distribution a transformé des centaines de milliers de conducteurs en experts mécaniques malgré eux.
Le problème ? Une économie de conception qui a tourné au cauchemar. Pour réduire les coûts, les ingénieurs ont effectivement intégré la courroie directement dans le bain d’huile moteur. L’idée semblait brillante sur le papier, mais s’est révélée désastreuse avec le temps.
En fait, la courroie du moteur PureTech qui déclenche un scandale a tendance à se désagréger au contact de l’huile. Ceci libère alors des particules qui peuvent boucher la pompe à huile. Dans le pire des cas, elle se rompt carrément et entraîne une casse moteur coûteuse.
Tous les moteurs produits entre avril 2014 et juin 2022 sont par ailleurs concernés par ce risque. Depuis, Stellantis a progressivement basculé vers une chaîne de distribution plus robuste. Le groupe l’a baptisée « EB2 Gen 3 ».
Quels modèles neufs devriez-vous encore éviter ?
Voici où les choses se corsent. La majorité du catalogue Stellantis a migré vers la nouvelle génération. Cela dit, quatre modèles résistent encore à la modernisation. Le Jeep Avenger, l’Opel Corsa, l’Opel Mokka et la Peugeot 208 continuent d’être livrés avec l’ancien bloc à courroie.
Comment les repérer sans démonter le moteur ? L’astuce se cache en réalité sous le capot. Sur les versions récentes à chaîne, le bouchon de remplissage d’huile se situe dans le cache moteur, en haut à gauche. Pour les modèles avec un moteur Puretech à courroie, il se trouve en bas à gauche, à l’extérieur du cache.
Sur le papier, Stellantis propose un remplacement curatif de la courroie par une chaîne. Par contre, cette opération est soumise à des conditions d’entretien strictes que peu de véhicules d’occasion respectent intégralement. Vous devrez donc vous méfier si vous fouinez dans les annonces.
Comment s’y retrouver dans la jungle des finitions ?
Vous trouverez en outre un autre indice dans l’appellation commerciale. Si vous croisez une Corsa ou une 208 badgée « Turbo 100 ch » ou « Turbo 130 ch », sonnez l’alarme. Vous êtes sans doute face à un moteur PureTech à courroie lié à ce scandale. Les versions récentes à chaîne adoptent généralement d’autres dénominations.
Cette situation nous fait en tout cas poser une question légitime . Pourquoi Stellantis continue-t-il d’écouler des stocks de moteurs dépassés alors que la solution existe ? La réponse tient probablement à la rationalisation des coûts et à l’écoulement des chaînes de production existantes. Une logique industrielle compréhensible, mais peu réconfortante pour l’acheteur.
Pour finir, si vous envisagez l’achat d’un véhicule équipé du moteur PureTech à courroie, quelques précautions s’imposent. Exigez l’historique d’entretien complet et vérifiez que les vidanges ont été effectuées dans les délais recommandés. Mais aussi, renseignez-vous sur d’éventuelles campagnes de rappel ou de remplacement préventif. Votre portefeuille vous remerciera.
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