Eh les gamers, pourquoi choisir entre plusieurs consoles pour un même écran quand on peut tout avoir en même temps ? Une femme talentueuse s’est lancée un défi titanesque. Et elle a réussi ! Unifier la puissance de la PS5, l’écosystème Xbox et la polyvalence de la Nintendo Switch 2 en une seule et unique machine de rêve. Oui ! C’est possible !
Arriver à ce résultat n’a sans doute pas été facile entre soudure, lignes de code et probablement un peu de magie, ce projet pourrait bien rendre obsolète la notion même de « guerre des consoles ».
L’artisan du jeu : une console « 3-en-1 » née de la cire perdue et du génie
Et si la guerre des consoles appartenait enfin au passé ? C’est le rêve un peu fou qu’a réalisé une passionnée chinoise répondant au pseudonyme de 小宁子 (XNZ). Fatiguée de jongler entre ses différentes machines pour jouer à ses exclusives préférées, elle a entrepris un projet titanesque : fusionner une PS5, une Xbox Series X et une Nintendo Switch 2 en une seule et unique console. Le résultat, baptisé avec humour « Ningtendo PXBOX 5 », est une prouesse technique où l’artisanat ancestral rencontre le modding de pointe.
Le Mac Pro « Poubelle » comme muse triangulaire
Par où commencer quand on veut faire cohabiter trois géants du jeu vidéo ? Pour XNZ, l’inspiration est venue d’un design iconique : celui du Mac Pro en forme de cylindre d’Apple, souvent surnommé « la poubelle ». Sa structure triangulaire interne est apparue comme la solution parfaite pour loger compactement les trois systèmes. Les consoles ont été entièrement démontées, ne conservant que leurs cartes mères, tandis que leurs blocs d’alimentation et de refroidissement ont été mis de côté pour être remplacés par un système unifié.
Un refroidissement unique, une inspiration antique
Le défi technique majeur ? Refroidir efficacement trois cartes mères collées chacune à une face du triangle. L’idée était d’installer un ventilateur en bas pour aspirer l’air et le faire circuler vers le haut, à l’image du système de la Xbox Series X. Après une tentative infructueuse avec une pièce imprimée en 3D dont l’usinage CNC s’est avéré trop coûteux, XNZ a eu recours à une méthode millénaire : la fonte à la cire perdue.
Cette technique ancestrale, qui permet de réaliser des formes complexes à moindre coût, a été employée avec modernité. XNZ a utilisé un modèle en PLA (un plastique d’impression 3D) comme pièce sacrifiable, l’a enduit d’un matériau réfractaire, puis l’a cuit. Le PLA a fondu, laissant un moule dans lequel de l’aluminium en fusion a été coulé. Le bloc de refroidissement triangulaire ainsi obtenu a ensuite été poli et équipé de plaques de cuivre pour assurer une dissipation thermique optimale vers les composants des deux consoles principales.
Et la Switch 2 dans tout ça ?
La troisième face du bloc, étrangement nue, était réservée à la Nintendo Switch 2. « Elle n’a pas besoin de refroidissement », explique la moddeuse, rappelant sa nature de console portable. Mais l’intégrer n’était pas si simple : il fallait aussi recréer sa fonction dock. XNZ a donc extrait la carte mère du dock officiel et l’a logée dans un boîtier sur mesure, imprimé en 3D et équipé d’un port USB-C et d’un mécanisme à ressort pour y insérer la console handheld.
Une alimentation et une intelligence maison
Calcul précis : la consommation cumulée de la PS5 et de la Xbox en pleine charge atteint 225W. Une alimentation GaN unique de 250W s’est donc avérée suffisante, à condition de ne pas faire fonctionner les deux consoles en même temps. Logée dans un boîtier triangulaire ajouré, elle alimente aussi un ventilateur Phanteks T30 qui brasse l’air.
Le cerveau de cette machine hybride ? Une carte Arduino personnalisée, qui gère à la fois l’allumage sélectif des consoles, la commutation de l’affichage sur la TV et même une bande LED colorée indiquant quelle console est active. Une simple pression sur le gros bouton situé sur le dessus de l’appareil permet de basculer de l’une à l’autre.
La magie opère-t-elle ? Le test final
Le moment de vérité arrive : branchement à la télé. La « Ningtendo PXBOX 5 » fonctionne ! Le passage de Dong Kong Bananza sur Switch 2 à Ghost of Yotei sur PS5 ne prend qu’environ trois secondes. Mais attention, il y a un piège : il faut impérativement quitter le jeu en cours sur une console avant de basculer vers une autre, sous peine de faire disjoncter l’alimentation sous la charge.
Autre limite assumée : l’absence de lecteurs physiques, faisant de cette console une machine résolument digitale. Malgré ces concessions, le résultat est stupéfiant. Avec ses finitions soignées, ses accents en bois et son étiquette gravée, cette création a l’allure d’un produit fini, sorti d’une ligne d’assemblage. Elle prouve qu’avec de la patience, du savoir-faire et une bonne dose d’audace, les frontières entre les plateformes peuvent bel et bien s’effacer. Pour le plus grand bonheur des joueurs qui refusent de choisir.
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