Un chiffre à donner le vertige. Le partenariat entre Geely et Renault Horse Powertrain vient de dévoiler un système hybride 4×4 qui développe un couple astronomique de 4 920 Nm. De quoi faire passer les plus gros SUV pour des voiturettes.
Cette motorisation, pensée pour les véhicules lourds et les conditions difficiles, promet une capacité de traction exceptionnelle tout en réduisant les émissions. Les deux constructeurs misent sur une technologie hybride qui marie puissance et sobriété. Voici ce qui se cache derrière cette annonce qui risque de redéfinir les standards du segment.
Le couple de 4 920 Nm qui redéfinit le SUV hybride :
- Le système 3DHT200 développe 1 113 ch combinés, avec deux moteurs électriques P1/P3 aux rôles distincts.
- 13 organes intégrés en un bloc compact, et une nouvelle géométrie d’aimants qui booste densité et régime.
- Résultat : des pentes à 45° franchissables et un 0‑100 km/h en 3 s, pour une conso mixte annoncée de 5 L/100 km.
Une alliance industrielle inédite pour un système hybride
À l’origine, Horse Powertrain émane d’une coentreprise entre Geely et Renault. Celle-ci dévoile le système 3DHT200 pour le SUV Galaxy Cruiser 700. En l’occurrence, la puissance cumulée atteint 830 kW, soit 1 113 chevaux. Ce chiffre ne résume pas l’essentiel, toutefois. Car l’orientation tout-terrain constitue une nouveauté dans cette gamme. Dès ce stade, les ingénieurs ont durci l’ensemble de la transmission. Contrairement aux modèles précédents, ce bloc privilégie la robustesse mécanique. Du reste, l’architecture évolue pour supporter des contraintes bien plus élevées. En définitive, ce positionnement stratégique transforme l’usage attendu du véhicule.
Deux moteurs électriques aux missions complémentaires
Au sein de cette architecture, le moteur P1 développe 110 kW (148 ch). Il assure le démarrage thermique et la production électrique. Pour sa part, le moteur P3 délivre 230 kW (308 ch). Il endosse exclusivement la traction des roues. En agglomération, le mode série agit comme un prolongateur d’autonomie. À l’inverse, le mode parallèle entre en jeu sur autoroute. Ainsi, la boîte à trois rapports ajuste le rendement en temps réel. De surcroît, cette double motorisation couvre aussi bien les arrêts fréquents que les longues distances. Par voie de conséquence, le conducteur ne subit aucune rupture de couple pendant les phases de transition.
Une intégration modulaire qui réduit l’encombrement
Le qualificatif 13-en-1 désigne une fusion de composants électroniques. Y sont intégrés les deux moteurs et leurs contrôleurs dédiés. S’y greffent également le chargeur, le convertisseur DC-DC et le PDU. Par surcroît, le boîtier englobe le TCU et la gestion thermique. Grâce à cette mutualisation, l’encombrement chute de 10 %. En vertu de cela, le châssis libère de l’espace pour la batterie. Cela étant, la fiabilité reste préservée malgré cette densification. En effet, chaque module conserve ses fonctions critiques sans interférence. À cet égard, l’optimisation des volumes facilite aussi le refroidissement global. Finalement, cette compacité profite directement à l’agilité du SUV en conditions difficiles.
Une nouvelle géométrie d’aimants pour plus de puissance
Côté innovation magnétique, Horse a modifié ses aimants permanents. Concrètement, le schéma « 2V / VV » cède la place au « 3V / VVV ». Il en découle un gain de 15 % en densité de couple. De surcroît, la densité de puissance progresse de 20 %. Dès lors, le moteur P3 peut dépasser les 20 000 tr/min. Partant de là, le 0 à 100 km/h s’effectue en trois secondes. Aussi, le SUV garde une vitesse élevée de façon durable. Néanmoins, cette montée en régime n’engendre pas de surchauffe prématurée. Car la conception des aimants limite les pertes ferromagnétiques. En définitive, cette évolution technique autorise des cadences soutenues sans élargir le bloc moteur.
Un couple colossal qui autorise des pentes raides
En bout de course, le système e-4WD associe un moteur arrière au bloc avant. Couplé à cette transmission, il délivre un couple aux roues de 4 920 Nm. Une telle force permet de gravir des pentes de 45 degrés. Pour autant, cette aptitude extrême ne dégrade pas le rendement urbain. En témoigne la valeur de 5 L/100 km en cycle mixte. Cela dit, le constructeur n’a pas encore publié toutes les données d’homologation. Quoi qu’il en soit, l’équilibre entre loisirs tout-terrain et usage quotidien semble maîtrisé. Finalement, les spécifications définitives seront communiquées lors du lancement officiel du véhicule.
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