Peter Parker ? Connais pas. Dans Spider-Noir, la nouvelle série Prime Video avec Nicolas Cage, l’homme sous le masque s’appelle Ben Reilly. Un choix qui a de quoi surprendre les fans, mais les showrunners ont une explication très claire. Mais qui est ce personnage ?
C’est un détective privé vieillissant, désabusé, qui a déjà « vu beaucoup de choses » et tente de survivre dans le New York des années 30. Cette description en dit beaucoup, mais elle est aussi insuffisante . Ce Spider-Man est donc radicalement différent. Voici ce qu’on sait de lui.
Spider-Noir : Nicolas Cage va-t-il réinventer l’homme-araignée ?
Nicolas Cage s’apprête à enfiler (probablement) un imperméable et un fedora dans Spider-Noir, nouvelle série télévisée produite par Sony en association avec les génies de Phil Lord et Christopher Miller. L’acteur, qui avait déjà prêté sa voix au Spider-Man Noir dans Spider-Man: New Generation, incarnera cette fois une version live-action du personnage, plongé dans le New York des années 1930, entre Prohibition et montée du nazisme. Mais attention, ce Spider-là ne s’appelle pas Peter Parker.
Pourquoi ce héros s’appelle-t-il Ben Reilly ?
C’est la première surprise : le personnage se fait appeler « the Spider » dans l’ombre, mais son identité civile est Ben Reilly. Un nom qui, chez Marvel, est traditionnellement associé au clone de Peter Parker. Le showrunner Oren Uziel justifie ce choix : « Peter Parker, c’est le lycéen, le gamin sur le point de devenir adulte. » Pour s’éloigner des archétypes du coming-of-age, ils ont préféré un protagoniste déjà cabossé par la vie. Phil Miller ajoute : « Il a déjà eu son moment de désillusion à la Chinatown il y a des années. » Bref, un héros usé, désabusé, parfait pour le film noir.
Autre avantage pratique : le contrat de Sony avec Marvel interdisait aux versions de Spider-Man d' »abuser de l’alcool ». En changeant d’identité, la série s’affranchit peut-être de ces limitations. Et vu le contexte, Ben Reilly risque d’en avoir besoin.
Quelle est l’ambiance de la série ?
Place aux bars enfumés, aux ruelles sombres et aux trahisons politiques. Spider-Noir assume pleinement son esthétique années 30, avec un héros « down on his luck » qui règle ses comptes à coups de poing et noie ses démons dans l’alcool. Dans la bande-annonce, le personnage confie qu’il tente de « supprimer » les instincts violents hérités de sa morsure d’araignée. Une approche plus sombre, plus morale, qui colle à l’esprit du comics original.
Ses pouvoirs sont-ils les mêmes ?
Oui et non. Il conserve ses capacités surhumaines, mais ne possède pas l’intelligence scientifique de Peter Parker. Fini les lance-toiles mécaniques : place aux toiles organiques. Et au lieu d’être journaliste, il est détective privé. Logique pour un gars qui passe son temps à traîner dans les bas-fonds.
Y aura-t-il des personnages familiers ?
Oui, et pas des moindres. Cat Hardy, interprétée par Li Jun Li, est une variation de Black Cat. Son rôle dans la vie du Spider reste flou : sera-t-elle une alliée, une tentatrice, ou une menace ? L’intrigue promet aussi de revisiter des traumatismes majeurs de l’histoire de Spider-Man, peut-être même la mort de Gwen Stacy, à travers des cauchemars.
Comment s’insère-t-il dans le canon Marvel ?
Officiellement, c’est une interprétation « fresh and new ». En réutilisant le nom de Ben Reilly (le « Scarlet Spider » des comics) et en le transplantant dans un polar des années 30, les producteurs s’éloignent des adaptations classiques tout en conservant l’essence du personnage : pouvoirs, conflit intérieur, solitude. Un pari risqué, mais avec Nicolas Cage au générique, on ne demande qu’à voir.
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