Scarlett Johansson couvre une carrière de plus de trois décennies dans le cinéma. Ses rôles franchissent le drame indépendant et le blockbuster Marvel avec un succès commercial inédit.
L’actrice a marqué le cinéma indépendant avant de porter la franchise Marvel pendant plus d’une décennie. Ses films ont rapporté plus de quatorze milliards de dollars dans le monde entier. Deux nominations simultanées aux Oscars en 2020 ont confirmé son étendue dramatique. Cette trajectoire éclaire les choix qui structurent aujourd’hui ses projets de cinéma et de réalisation.
En bref, Scarlett Johansson en 2026 : une carrière entre drame indépendant, Marvel et projets exigeants.
- Rôles clés : Marriage Story, Lost in Translation, Her, Jojo Rabbit et Black Widow, avec deux nominations aux Oscars en 2020.
- Succès commercial : Avengers Endgame (2,79 milliards de dollars) et Lucy (457 millions) côtoient les films d’auteur.
- À venir : Ray Gunn sur Netflix le 18 décembre 2026, Paper Tiger présenté à Cannes 2026, The Exorcist en 2027 et The Batman Part II en 2028.
Marriage Story (2019)
Marriage Story sorti en 2019 obtient 95 % de critiques positives sur Rotten Tomatoes et un score Metacritic de 94. Noah Baumbach y dirige Scarlett Johansson face à Adam Driver dans l’histoire d’un couple d’artistes qui se sépare. Nicole Barber quitte la scène new-yorkaise pour tenter sa chance à Los Angeles tandis que Charlie reste attaché à son théâtre.
Le film suit les audiences de garde et les échanges amers avec une précision rare. Scarlett Johansson livre une prestation nominée à l’Oscar de la meilleure actrice. Les scènes de confrontation dans le cabinet d’avocats demeurent très marquantes par leur authenticité émotionnelle. Laura Dern apparaît en avocate redoutable et apporte une tension supplémentaire. Le film a reçu six nominations aux Oscars au total. Il explore la fin d’un amour sans jamais basculer dans le mélodrame facile.
Les dialogues écrits par Baumbach capturent les non-dits et les rancœurs accumulées. Ce titre figure régulièrement en tête des classements de ses films pour sa densité dramatique. Le public le redécouvre encore en 2026 sur les plateformes de streaming. Sa capacité à montrer la vulnérabilité derrière la force de l’actrice en fait une référence durable.
Lost in Translation (2003)
Lost in Translation de Sofia Coppola sorti en 2003 enregistre 95 % sur Rotten Tomatoes. Scarlett Johansson n’a alors que 18 ans lorsqu’elle incarne Charlotte une jeune épouse en mal d’identité à Tokyo. Bill Murray joue Bob Harris un acteur vieillissant venu tourner une publicité pour du whisky. Les deux personnages se croisent dans un hôtel de luxe et nouent une amitié silencieuse.
Le film capture le décalage culturel et la solitude urbaine avec une délicatesse unique. Scarlett Johansson impose déjà une présence intérieure forte malgré le peu de dialogues. Le long-métrage remporte l’Oscar du meilleur scénario original. Les scènes de nuit dans les rues de Tokyo restent iconiques. La photographie de Lance Acord souligne les moments de connexion fugace.
Ce titre a lancé la carrière internationale de l’actrice et demeure l’un des films de Scarlet Johansson les plus cités dans les rétrospectives. Les critiques soulignent encore en 2026 la justesse de son jeu retenu. Le film a marqué une génération par son traitement de l’ennui et du désir de lien. Il continue d’influencer des œuvres plus récentes sur la solitude contemporaine.
Her (2013)
Her de Spike Jonze sorti en 2013 atteint 95 % de critiques positives. Scarlett Johansson n’apparaît jamais à l’écran et prête uniquement sa voix à Samantha une intelligence artificielle avancée. Joaquin Phoenix incarne Theodore un écrivain solitaire qui développe une relation amoureuse avec ce système d’exploitation. Le film interroge les frontières entre humain et machine avec une sensibilité rare. La performance vocale de Scarlett Johansson apporte chaleur humour et profondeur.
Le long-métrage reçoit cinq nominations aux Oscars dont le meilleur scénario original qu’il remporte. Les scènes de conversation nocturne restent d’une intensité surprenante. Spike Jonze construit un Los Angeles futuriste doux et mélancolique.
Ce titre figure parmi les films de Scarlett Johansson les plus originaux de sa filmographie. L’actrice transforme une simple voix en personnage complet et attachant. Le public le redécouvre régulièrement pour sa réflexion sur l’intimité à l’ère numérique.
Jojo Rabbit (2019)
Jojo Rabbit de Taika Waititi sorti en 2019 obtient 81 % sur Rotten Tomatoes. Scarlett Johansson y joue Rosie mère résistante qui cache une jeune juive dans l’Allemagne nazie. Son fils Jojo adhère d’abord au régime et imagine un Hitler imaginaire joué par Waititi lui-même.
L’actrice apporte chaleur et courage à un personnage qui risque sa vie chaque jour. Elle reçoit une nomination à l’Oscar du meilleur second rôle féminin. Le film mêle satire absurde et émotion pure avec un équilibre délicat. Les scènes entre Rosie et son fils restent particulièrement touchantes.
Scarlett Johansson montre une facette maternelle et rebelle rarement vue auparavant. Et cette oeuvre s’impose comme l’un des films les plus surprenants de sa carrière. Les critiques continuent de saluer sa capacité à humaniser un contexte historique sombre. Le film a touché un large public grâce à son mélange de ton. Il confirme la polyvalence de l’actrice au-delà des blockbusters.
Avengers Endgame (2019)
Avengers Endgame sorti en 2019 cumule 2,79 milliards de dollars de recettes mondiales. Scarlett Johansson y reprend Natasha Romanoff pour la dernière fois au sein de l’équipe. Les frères Russo concluent la saga Infinity avec un sacrifice central du personnage.
Le film obtient 94 % sur Rotten Tomatoes et un score IMDb de 8,4. Natasha accepte de mourir pour récupérer la pierre de l’âme et sauver l’univers. Cette séquence reste l’un des moments les plus émotionnels de tout l’univers Marvel. L’actrice a préparé ce rôle pendant près d’une décennie.
La production réudit des dizaines de personnages dans une structure narrative ambitieuse. Le public continue de revoir la scène du sacrifice pour sa charge émotionnelle. Ce titre a solidifié le statut de Black Widow comme figure centrale de la franchise.
The Avengers (2012)
The Avengers de Joss Whedon sorti en 2012 réalise 1,52 milliard de dollars de recettes. Scarlett Johansson y incarne pour la première fois Natasha Romanoff au sein de l’équipe complète. Le film réunit Iron Man, Captain America, Thor, Hulk et Hawkeye contre Loki. Natasha utilise son intelligence et ses compétences d’espionne pour convaincre Bruce Banner de rejoindre le groupe.
Le long-métrage obtient 91 % sur Rotten Tomatoes. Les scènes d’action à New York restent spectaculaires. Scarlett Johansson impose déjà une présence forte malgré un temps d’écran limité. Ce film a établi Black Widow en personnage majeur de l’univers Marvel.
Les critiques reconnaissent encore son rôle de ciment émotionnel au sein de l’équipe. Le public le redécouvre régulièrement comme point de départ de la franchise. L’actrice y pose les bases d’un personnage complexe et déterminé.
Under the Skin (2013)
Under the Skin de Jonathan Glazer sorti en 2013 séduit par son approche expérimentale. Scarlett Johansson incarne une extraterrestre qui prend forme humaine pour attirer des hommes isolés en Écosse. Le film utilise des caméras cachées et des non-professionnels pour certaines scènes.
L’actrice évolue dans un silence presque total qui renforce l’étrangeté du personnage. Le long-métrage explore le regard masculin et la nature de l’identité avec une mise en scène austère. Les paysages écossais froids contrastent avec la chaleur apparente de la protagoniste.
Scarlett Johansson accepte ici un rôle risqué loin des conventions hollywoodiennes. Le public cinéphile le redécouvre pour sa capacité à créer un malaise durable. L’actrice y prouve qu’elle peut porter un projet d’auteur exigeant.
Captain America The Winter Soldier (2014)
Captain America The Winter Soldier sorti en 2014 dépasse 714 millions de dollars de recettes. Scarlett Johansson y développe Natasha Romanoff dans un thriller d’espionnage politique. Le film révèle les secrets du SHIELD et place Black Widow au centre des enjeux. Natasha doit choisir entre loyauté et vérité lorsqu’elle décide de rendre publics les fichiers de l’organisation.
Le long-métrage obtient des critiques solides et un score IMDb de 7,7. Les scènes de combat et de course-poursuite demeurent efficaces. Scarlett Johansson apporte une dimension morale forte au personnage.
Les puristes soulignent encore la profondeur gagnée par Black Widow. Le public le considère généralement comme le meilleur film Captain America. L’actrice y confirme sa capacité à porter des séquences d’action tout en gardant une complexité intérieure.
Black Widow (2021)
Black Widow sorti en 2021 offre enfin un long-métrage centré sur Natasha Romanoff. Scarlett Johansson y explore le passé familial russe du personnage avec Florence Pugh en sœur adoptive. Le film se déroule chronologiquement entre Civil War et Infinity War.
Natasha affronte la Chambre Rouge et son ancien mentor. Le film obtient un score Metacritic correct et trouve un public fidèle malgré la sortie en pandémie. Les scènes d’action en Hongrie et en Russie restent dynamiques. Scarlett Johansson apporte une vulnérabilité nouvelle au personnage.
C’est l’un de ces films les plus personnels du MCU. Les critiques reconnaissent sa valeur comme conclusion émotionnelle pour Black Widow. Le public apprécie la dimension familiale apportée au récit, avec une prestation complète de l’actrice après une décennie dans le rôle.
Lucy (2014)
Lucy de Luc Besson sorti en 2014 rapporte 457 millions de dollars pour un budget estimé à 40 millions. Scarlett Johansson joue une jeune femme forcée de transporter une drogue qui se diffuse dans son organisme. Elle développe progressivement des capacités cérébrales extrêmes jusqu’à maîtriser la matière et le temps. Le film mêle action pure et spéculation scientifique avec un style très stylisé.
Morgan Freeman apparaît en scientifique qui commente l’évolution du personnage. Scarlett Johansson porte quasiment seul le long-métrage par sa présence physique et son regard. Le public le redécouvre pour ses séquences d’action spectaculaires. L’actrice y prouve qu’elle peut mener un blockbuster d’auteur européen avec succès.
Les débuts et le cinéma indépendant
Ghost World et La Jeune Fille à la perle
Avant de devenir une figure centrale du Marvel Cinematic Universe, l’actrice a bâti sa réputation. Plusieurs longs-métrages moins médiatisés méritent une place importante dans cette rétrospective.
Le film Ghost World sort en 2001 sous la direction du cinéaste américain Terry Zwigoff. Sur ce tournage, Scarlett Johansson partage l’affiche avec Thora Birch et Steve Buscemi. Ce rôle lui vaut le prix de la meilleure actrice dans un second rôle de la Toronto Film Critics Association. Il s’agit là de son premier rôle réellement salué par la critique internationale très exigeante.
La Jeune Fille à la perle arrive en 2003, la même année que Lost in Translation. Le film de Peter Webber l’installe durablement dans des rôles adultes et narrativement complexes. Cette prestation remarquée lui vaut une nomination aux Golden Globes lors de la cérémonie annuelle. Cette double actualité cinématographique confirme alors sa maturité artistique et son indéniable précocité créative.
Woody Allen et Christopher Nolan
Trois collaborations fructueuses avec Woody Allen jalonnent ensuite l’ensemble de sa riche et vaste filmographie. Match Point, sorti en 2005, la transforme en figure sophistiquée du thriller psychologique moderne. Scoop, en 2006, et Vicky Cristina Barcelona, en 2008, prolongent ce fructueux compagnonnage artistique. Ces films renforcent son statut d’actrice prisée par les cinéastes d’auteur américains.
Le Prestige de Christopher Nolan sort également en 2006 avec Hugh Jackman et Christian Bale. Son interprétation du personnage d’Olivia Wenscombe ajoute vraiment une nouvelle corde à son arc. Ce blockbuster intelligent prouve encore sa capacité à naviguer entre des registres très opposés. La critique salue alors sa présence magnétique face à des partenaires de jeu très chevronnés.
Les nouveaux films à surveiller
Ray Gunn et Paper Tiger
Ray Gunn réunit l’actrice avec le réalisateur Brad Bird, connu pour Les Indestructibles chez Pixar. Le concept de ce film d’animation date des années 1990, mais le scénario final a été co-écrit avec Matthew Robbins. Le long-métrage est produit par Skydance Animation et sera distribué par Netflix, et non par Pixar. Scarlett Johansson y prête sa voix dans ce projet dont la sortie est prévue le 18 décembre 2026 sur Netflix, après une exploitation limitée en salles début décembre.
Paper Tiger est quant à lui réalisé par le cinéaste James Gray, un auteur reconnu. Ce long-métrage la réunit avec Adam Driver, son très talentueux partenaire de Marriage Story. Le comédien Miles Teller complète également cette distribution de qualité reconnue par la critique. L’histoire suit deux frères confrontés à la mafia russe dans la quête de leur rêve américain. Le film a été présenté au Festival de Cannes 2026, un événement printanier majeur.
The Exorcist, Scapegoat et The Batman
The Exorcist sortira précisément en 2027 sous la direction du réalisateur américain Mike Flanagan. L’actrice rejoint ce reboot de la franchise après avoir quitté le projet Tangled de Disney. Elle devait y interpréter Mère Gothel, mais des conflits d’agenda avec The Exorcist et The Batman: Part II ont motivé son départ.
Scapegoat est un thriller d’Ari Aster, dont le genre exact reste non confirmé par les sources officielles. Le film est produit par Square Peg, la société d’Aster et Lars Knudsen, et distribué par A24. Jude Law est en négociations pour rejoindre Scarlett Johansson, tandis que Jacob Elordi a déjà signé pour participer au projet, actuellement en pré-production.
The Batman: Part II est réalisé par Matt Reeves et prévu pour 2028 avec l’acteur britannique Robert Pattinson. Le tournage de ce blockbuster a débuté à Londres en septembre 2026, un début d’automne chargé pour la production.
Scarlett privilégie désormais les projets exigeants aux nouvelles franchises de superhéros dans ses choix récents. Elle explore l’animation, le thriller et l’horreur pour affirmer sa volonté de se diversifier. Cette approche avait déjà été amorcée par son travail de réalisatrice sur Eleanor the Great. Anne Hathaway et Jeremy Strong avaient été annoncés sur Paper Tiger avant d’abandonner le projet.
FAQ
Avengers: Endgame domine sa filmographie avec plus de 2,7 milliards de dollars de recettes mondiales en 2019. Le film demeure à ce jour la production la plus lucrative que sa carrière.
Non, l’actrice n’a jamais reçu de statuette malgré deux nominations simultanées en 2020 pour Marriage Story et Jojo Rabbit. Son palmarès compte en revanche un BAFTA, un Tony Award et cinq nominations aux Golden Globes.
North, sorti en 1994, constitue sa première apparition à l’écran alors qu’elle est encore enfant. Ghost World, en 2001, lui apporte ensuite un premier rôle réellement remarqué par la critique.
Le personnage apparaît pour la première fois dans Iron Man 2 en 2010, avant de revenir dans huit autres productions Marvel. Le film solo Black Widow, sorti en 2021, clôt ce chapitre après plus d’une décennie.
Oui, Eleanor the Great marque ses débuts derrière la caméra et a été présenté sur le circuit des festivals fin 2025. Ce projet s’ajoute à des engagements à venir comme Ray Gunn et Paper Tiger.
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