Les amateurs de la saga Borderlands ont eu la surprise de découvrir l’arrivée soudaine d’une version mobile sur iPhone, sans campagne promotionnelle ni annonce officielle préalable. Cette sortie pour le moins discrète soulève plusieurs interrogations.
S’agit-il d’une stratégie marketing originale ou bien d’une certaine prudence de la part de l’éditeur ? Quoi qu’il en soit, le jeu est bien là, prêt à être téléchargé, avec son univers déjanté et sa promesse de butin à foison. Nous avons testé cette adaptation mobile pour vous dire si l’expérience est à la hauteur de la réputation de la franchise sur consoles et PC.
Un lancement fantôme sur les écrans américains
C’est une arrivée qui a tout du test grandeur nature plutôt que du débarquement triomphal. Borderlands Mobile vient de faire son apparition sur l’App Store. Mais c’est avec une discrétion et des restrictions qui en disent long sur les intentions de ses créateurs. Pour l’instant, seuls les possesseurs d’iPhone et d’iPad résidant aux États-Unis ont accès à ce nouveau représentant de la célèbre franchise de looter-shooter. L’éditeur 2K et le développeur Zynga n’ont pas encore dégainé la version complète et peaufinée. Au contraire, ils ont opté pour un lancement limité. C’est une sorte de ballon-sonde destiné à sonder le pouls des joueurs avant d’envisager une sortie mondiale.
La formule Borderlands tient-elle dans la poche
Les premières images, notamment une séquence de huit minutes relayée par la chaîne YouTube IGN, permettent de se faire une idée assez précise de l’adaptation. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’ADN de la série ne semble pas avoir été dilué en chemin. On retrouve ce qui fait l’attrait de Borderlands.
Il y a des fusillades débridées et une pluie de butin à ramasser compulsivement. Puis, il y a cette patte graphique en cel-shading qui donne l’impression de feuilleter un comic-book d’action et d’humour. Côté chronologie, l’action se situerait aux alentours de Borderlands 3, avec son cortège de corporations cupides et de coffres aux trésors promettant monts et merveilles.
Pour l’heure, le casting des héros jouables est réduit au strict minimum. Une seule et unique classe est proposée au lancement : l’Invocateur. Un choix certes limité, mais qui laisse présager l’arrivée future d’autres archétypes via des mises à jour. L’essentiel est là : faire parler la poudre et remplir son inventaire.
Entre scepticisme et bonnes surprises tactiles
Les critiques sont mitigés. Il suffit de plonger dans la section commentaires de la vidéo IGN pour sentir un vent de méfiance souffler sur la communauté. Le statut de jeu gratuit (free-to-play) agit comme un épouvantail pour de nombreux fans, échaudés par des années de monétisation parfois trop agressive sur mobile. Beaucoup redoutent que l’expérience ne soit gangrenée par des achats intégrés omniprésents ou des mécaniques de limitation d’énergie. Pour l’instant, ces systèmes n’étant pas totalement implémentés, le doute reste entier.
L’autre source de frustration, c’est évidemment cette disponibilité en zone restreinte. Elle laisse la majorité des joueurs sur le carreau. Pourtant, au milieu de ces réactions mitigées, une lueur d’espoir perce. Plusieurs testeurs précoces saluent la qualité surprenante du gameplay, jugé étonnamment solide pour un titre conçu pour les écrans tactiles.
Beaucoup affirment que l’on retrouve bel et bien les sensations d’un vrai Borderlands. Les chiffres viennent d’ailleurs nuancer les inquiétudes : sur l’App Store américain, le jeu a déjà récolté plus de 450 évaluations pour une moyenne flatteuse de 4,5 étoiles. La preuve que le potentiel est bien là.
La grande inconnue de la monétisation
De cette capacité à trouver un équilibre économique dépendra l’avenir du titre. Si Zynga parvient à proposer une monétisation respectueuse du portefeuille des gamers, sans verrouiller le plaisir derrière des barrières de paiement trop hautes, Borderlands Mobile pourrait bien devenir un compagnon de route redoutable pour les chasseurs de butin. Dans le cas contraire, les étoiles brillantes de l’App Store pourraient rapidement pâlir.
Android et le reste du monde dans l’attente
Pour l’heure, aucune date n’a été officiellement communiquée concernant une sortie sur Android. Et il est impossible de savoir s’il y aura une extension de la disponibilité en dehors du territoire américain. L’hypothèse d’un lancement sur le système d’exploitation de Google est toutefois considérée comme très probable par les observateurs. En attendant que le jeu traverse l’Atlantique et s’invite sur d’autres boutiques, les joueurs du Vieux Continent devront se contenter de regarder les autres faire exploser des Psychos en haute définition sur YouTube. Un exercice de patience qui, espérons-le, sera récompensé par un portage aussi généreux que fun.
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