Le remake live-action de Blanche-Neige, réalisé par Marc Webb, n’a pas encore vu le jour, mais il est déjà l’un des films les plus controversés de Disney.
Face aux nombreuses polémiques, le studio a pris une décision : interdire la plupart des journalistes à l’avant-première du film prévue le 15 mars.
Selon Variety, seuls des photographes accrédités et une équipe interne auront accès à l’événement. Autrement dit, Disney refuse toute question gênante et préfère maîtriser son image. Cette stratégie montre une volonté d’éviter les débordements, mais aussi de minimiser les controverses déjà bien ancrées.
Rachel Zegler au centre des critiques
Depuis son annonce dans le rôle de Blanche-Neige, Rachel Zegler subit de nombreuses attaques. Certains critiques conservateurs l’accusent d’être trop éloignée du personnage original. Par ailleurs, l’actrice a elle-même provoqué une vague d’indignation en qualifiant le film d’animation de « daté ». Selon elle, le prince « traque littéralement » Blanche-Neige.
Les tensions ont pris une nouvelle ampleur lorsque Megyn Kelly l’a insultée publiquement. En cause, une story Instagram où Zegler affichait un message contre Donald Trump. L’actrice a ensuite présenté ses excuses, probablement sous pression de Disney. Malgré tout, elle tente de calmer le jeu. « Quel honneur de participer à un projet qui suscite autant de passion », a-t-elle confié à Vogue Mexico.
Peter Dinklage et la représentation des nains
La polémique ne s’arrête pas là. Peter Dinklage, célèbre acteur de Game of Thrones, a critiqué un autre aspect du film. En 2022, il s’est indigné de voir Disney vendre son casting diversifié tout en conservant un récit archaïque. « Vous racontez encore l’histoire de sept nains vivant ensemble dans une grotte », a-t-il dénoncé.
Face à cette accusation, Disney a changé de cap. Plutôt que d’engager des acteurs atteints de nanisme, le studio a opté pour des personnages entièrement animés. Ce choix a surpris une partie du public, certains y voient un pas en avant, d’autres une énième maladresse.
Gal Gadot, Israël et des tensions politiques
L’actrice de Wonder Woman, qui incarne la Reine Maléfique, a également attisé la controverse. Après les événements du 7 octobre, elle a exprimé son soutien à Israël. Cette prise de position a immédiatement suscité des réactions hostiles. D’ailleurs, lors d’une avant-première précédente, Disney a déjà fait face à des manifestations pro-palestiniennes.
De son côté, Rachel Zegler a affiché un soutien public à la Palestine. Ces déclarations opposées ont renforcé les divisions autour du film, au point de brouiller son image auprès du public.
En excluant la presse de son événement, Disney cherche avant tout à contenir la polémique. Cependant, cette approche pourrait se retourner contre le studio. D’une part, elle renforce la suspicion autour du film. D’autre part, elle risque d’affecter son lancement en salles le 21 mars.
Si le vieil adage affirme que toute publicité est bonne à prendre, ce remake de Blanche-Neige devra prouver qu’un scandale n’affaiblit pas un box-office.
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