Netflix nous a servi Le Délicieux Professeur V. et visiblement, tout le monde a fini la série en mode « mais attendez, quoi ? ». Entre les flashbacks cryptiques et le regard intense du protagoniste, la fin a laissé plus de questions que de réponses. Du coup que peux-t-on en dire ?
Eh bien, on a décrypté les symboles cachés pour vous éviter une nuit blanche à théoriser. Spoiler : non, vous n’avez probablement pas tout capté.
Vladimir sur Netflix : Rachel Weisz en prof obsédée, la fin décryptée
Attention, spoilers ! Si vous n’avez pas vu la série, lisez cet article après votre visionnage.
Netflix frappe fort avec Vladimir, une comédie noire aussi dérangeante que fascinante, adaptée du roman éponyme de Julia May Jonas. Rachel Weisz y incarne une héroïne sans nom, simplement appelée « The Protagonist », professeure d’université mariée à un homme accusé d’inconduite sexuelle avec ses étudiantes. Quand un jeune et séduisant collègue, Vladimir Vladinski (Leo Woodall), débarque sur le campus, c’est le début d’une obsession qui va tout emporter.
Vladimir est-il vraiment le cœur de la série ou juste un prétexte ?
Le titre pourrait induire en erreur. Vladimir, interprété par Leo Woodall (le nouveau cœur à gosses après Bridget Jones : Mad About The Boy), est moins le sujet principal que le catalyseur des pulsions de notre héroïne. La série explore à travers lui les thèmes du désir, du consentement, de l’abus de pouvoir et de la cancel culture, le tout vu par les yeux d’une anti-héroïne qui n’hésite pas à briser le quatrième mur façon Fleabag.
Le résultat divise, c’est le moins qu’on puisse dire. La critique est partagée. Certains saluent la performance de Rachel Weisz et la complexité des personnages. D’autres, peinent à adhérer à certaines situations franchement absurdes. Pourtant, difficile de détourner le regard.
Comment se termine cette histoire d’obsession malsaine ?
Le dernier épisode nous transporte dans un cottage isolé où la Protagonist a emmené Vladimir, après l’avoir drogué et ligoté à une chaise. Elle lui fait croire qu’il a bu, qu’il a voulu jouer à des jeux sexuels un peu extrêmes, et qu’il s’est simplement endormi. Et il gobe l’histoire ! Pire, au lieu de fuir à la première occasion, il reste et part… faire du kayak.
Après avoir chaviré (bien sûr) et s’être retrouvé en simple serviette, il tente enfin sa chance. Mais ses avances tombent à plat, notamment quand il singe les fantasmes de la Protagonist de manière maladroite. Leur relation sexuelle, quand elle arrive enfin, est expédiée en quelques secondes, presque aseptisée. La leçon ? L’idée de coucher avec Vladimir était bien plus excitante que l’acte lui-même. Sitôt fait, elle le renvoie dans la chambre d’amis.
Que deviennent John, Sid et les accusations ?
Pendant ce temps, John (John Slattery, toujours aussi charmant et agaçant) débarque au cottage. Son audience pour harcèlement a été classée sans suite. Il révèle que sa liaison supposée avec une certaine Cynthia n’était en fait qu’une collaboration d’écriture sous substances (elle était en cure de désintoxication).
Le vrai drame est ailleurs : Sid, leur fille, a quitté l’audience sans attendre le résultat, écœurée par ce que ses parents sont devenus et par les femmes qui ont souffert à cause d’eux. John, imperturbable, propose même à la Protagonist de « se réengager » l’un envers l’autre, trouvant « un peu triste » leur situation. L’hypocrisie à son comble.
Le cottage brûle-t-il vraiment ? La fin métaphorique expliquée
Vladimir propose alors à la Protagonist de continuer leur liaison, une fois par semaine dans le cottage. Mais pour elle, le frisson est passé. Elle réalise que son désir pour lui n’était qu’un moyen d’être « revigorée », un réveil sexuel et créatif qui a enfin débloqué son écriture, bloquée depuis 15 ans.
Et là, le feu se déclare dans le cottage. Mais est-ce réel ? Probablement une métaphore, qu’elle admet elle-même avoir empruntée à un « roman gothique ». Dans la confusion, elle court sauver son manuscrit, laissant les deux hommes à l’intérieur. Dans son livre, ils périssent tous les deux. Dans la réalité, elle précise : « J’ai appelé les secours, tout le monde est sorti. » Son roman, qui raconte l’obsession d’une femme pour son jeune collègue, devient un best-seller, éclipsant le livre de Vladimir sur « une tendre liaison avec une professeure plus âgée ».
La morale ? Personne n’a vraiment appris de cette nuit noire. Mais comme le disait Nora Ephron, « tout est matière à écrire ». La Protagonist a trouvé sa matière, et nous, on a eu notre dose de malaise et de fascination.
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