Les ingénieurs de BYD n’ont pas fait dans la dentelle pour prouver la robustesse de la batterie de la Yangwang U7. Ils l’ont soumise à des tests extrêmes qui feraient frémir les constructeurs concurrents. Chocs, températures infernales, immersion : la batterie a tout encaissé. Et le résultat est sans appel.
Cette démonstration de force, à la limite de la torture technologique, vise à rassurer les clients tout en adressant un message clair aux sceptiques de l’électrique chinoise. Voici ce que révèlent ces essais musclés et pourquoi ils pourraient bien changer le regard sur la marque.
BYD a martyrisé la batterie de sa Yangwang U7 pour prouver sa solidité :
- 30 000 km avalés en 8 jours sous 36 °C, 80 % d’humidité, à 240 km/h et clim à fond.
- La Blade Battery 2.0 conserve 98,7 % de capacité après plus de 350 recharges rapides.
- Un test sur modèle de série qui devance les futures normes chinoises de fiabilité pour les véhicules électriques.
Un test d’endurance revendiqué sur un modèle de série
À l’occasion de la Yangwang U7 Driver’s Conference, la marque a détaillé son essai. En effet, une Yangwang U7 de série a parcouru 30 000 km en 8 jours. Par ailleurs, Hu Xiaoqing, directrice générale, a insisté sur un point essentiel. À savoir que le véhicule provenait d’un stock de vente classique. De ce fait, il ne s’agissait ni d’un prototype ni d’un modèle modifié. En outre, la dirigeante invite toute institution indépendante à vérifier ces données. Autrement dit, la marque souhaite afficher une transparence totale. Cette démarche répond à une exigence croissante.
Des conditions d’essai particulièrement contraignantes
En ce qui concerne le déroulement du test, il s’est tenu à Nanning. À cet égard, la ville se situe dans le sud de la Chine. Par ailleurs, la température moyenne dépassait 36°C. De surcroît, l’humidité relative atteignait 80 %. Dans ces conditions, la Yangwang U7 a maintenu une vitesse continue de 240 km/h. De plus, la climatisation fonctionnait en permanence à 24°C. Il en résulte une épreuve exigeante pour les composants. Enfin, cette configuration vise à simuler un usage intensif. Ainsi, les résultats obtenus prennent une valeur particulière.
Une batterie préservée malgré des centaines de recharges
Quant à la Blade Battery 2.0, elle a subi plus de 350 cycles de charge rapide. À vrai dire, ces recharges ont été effectuées tout au long de l’essai. Par conséquent, la batterie a été sollicitée de manière extrême. Cependant, la capacité de rétention est restée à 98,7 %. Autrement dit, la dégradation s’avère minime. De plus, ce chiffre concerne un modèle de série. Pour conclure, cette performance illustre les progrès de BYD dans ce domaine. Elle alimente aussi le discours sur la durabilité.
Une flotte massive mobilisée avant la commercialisation
Au-delà de ce test ponctuel, l’investissement paraît considérable. En effet, 758 véhicules ont été déployés avant le lancement. Par ailleurs, la marque revendique 10,49 millions de kilomètres parcourus. De ce fait, l’accumulation de données est massive. Ensuite, ces essais permettent de corriger des défauts potentiels. De plus, ils couvrent probablement des scénarios variés. Il en résulte une préparation approfondie. Enfin, la Yangwang U7 est le premier modèle avec cette batterie. Ainsi, la pression sur sa fiabilité est forte.
Un cadre réglementaire chinois en plein durcissement
Sur un plan plus large, ce test s’inscrit dans un contexte nouveau. En l’occurrence, le MIIT a publié de nouvelles exigences. Par ailleurs, elles entreront en vigueur le 1er janvier 2027. De plus, elles imposent 30 000 km de fiabilité pour les véhicules thermiques. Ensuite, les propositions récentes visent aussi les voitures électriques. Autrement dit, les VE devront atteindre le même kilométrage. De même, les hybrides rechargeables devront valider 10 000 km en électrique. En conséquence, les constructeurs doivent adapter leurs protocoles.
Une évolution perçue comme un signal de maturité
En définitive, ces normes reflètent les avancées technologiques. À ce propos, Yan Jinghui, expert au sein de l’association des concessionnaires, s’est exprimé. Il estime que les batteries ne sont plus le principal frein. De ce fait, relever les standards de fiabilité devient logique. Par ailleurs, cela suggère une confiance accrue dans la filière. En outre, cette dynamique pourrait profiter aux marques les mieux préparées. C’est pourquoi la communication de Yangwang tombe à point nommé. Elle répond à la fois aux règles futures et aux attentes du public.
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