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ARM Holdings décide de fabriquer ses puces : Nvidia, Intel et Qualcomm en panique !

ARM Holdings puces

Le géant britannique de la propriété intellectuelle change de camp. Jusqu’ici simple concepteur de l’architecture des puces qu’il licenciait à ses clients (Qualcomm, Nvidia, Apple…), ARM Holdings a annoncé qu’il allait désormais fabriquer ses propres puces et processeurs. 

Son premier CPU pour serveur, baptisé AGI, a été dévoilé : 136 cœurs, gravure en 3 nm chez TSMC, et déjà Meta, OpenAI et SAP sur les rangs comme clients. Un virage stratégique majeur qui place ARM en concurrent direct de ses anciens partenaires. Avec une technologie conçue pour les charges de travail d’intelligence artificielle, la bataille des puces s’annonce plus féroce que jamais.

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Un virage stratégique qui va faire trembler le marché

Arm Holdings, ce nom ne vous dit peut-être rien, mais ses technologies sont partout. Dans votre smartphone, votre tablette, votre montre connectée. Jusqu’ici, la société britannique se contentait de licencier ses précieuses architectures aux fabricants de semi-conducteurs. Une position confortable, discrète, mais très lucrative. Plus pour longtemps. Le 24 mars 2026, lors d’un événement à San Francisco, Arm Holdings a annoncé qu’elle allait désormais vendre ses propres puces. Un changement de cap radical qui place l’entreprise en concurrence directe avec ses propres clients.

Meta, premier client de choix

Pour son grand saut, Arm a choisi un partenaire de poids : Meta Platforms. Le réseau social sera le premier à utiliser cette nouvelle puce baptisée AGI CPU. Un nom qui en dit long sur ses ambitions : intelligence artificielle généraliste, là où la concurrence se bat déjà. La bête technique affiche 136 cœurs de calcul pour une consommation électrique de 300 watts.

De quoi rivaliser avec les meilleurs processeurs data center du marché. La fabrication sera confiée à Taïwan Semiconductor Manufacturing Company, le maître incontesté de la fonderie mondiale. D’autres géants comme OpenAI, Cerebras et SK Telecom prévoient également de déployer cette puce dans leurs infrastructures.

Pourquoi Arm passe à l’offensive maintenant ?

La réponse tient en deux mots : Rene Haas. Le PDG a progressivement éloigné Arm de ses racines dans les smartphones pour le propulser sur le marché des centres de données. Et pour cause : même les puces pour mobiles les plus chères se comptent en dizaines de dollars. Les semi-conducteurs pour data centers, eux, s’échangent par milliers. En se positionnant sur ce segment, Arm espère capturer une part bien plus juteuse de la valeur ajoutée.

« Le produit que nous construisons est non seulement convaincant, mais nous avons déjà des clients prêts à l’acheter« , a déclaré Rene Haas. Une affirmation appuyée par Meta : « Nous avons travaillé avec Arm pour développer cette puce afin de déployer une plateforme efficace qui améliore significativement la densité de performance de nos centres de données. »

Un modèle économique qui change la donne

Le calcul financier est implacable. Jason Child, le directeur financier, a détaillé la mécanique : sur une puce théorique à 1000 dollars, Arm Holdings ne capte aujourd’hui qu’environ 5 % de revenus de licence lorsque ses clients utilisent son jeu d’instructions. Une marge confortable, mais un volume limité. Si le client utilise les conceptions complètes d’Arm, le bénéfice atteint 100 dollars.

Mais si Arm fabrique elle-même la puce ? Le bénéfice brut grimpe à 500 dollars. Autant dire que la tentation était trop forte. Conséquence logique : Arm a déjà enregistré une hausse de 7,8 % de son action dans les échanges tardifs après l’annonce, portant sa progression annuelle à 23 %.

Menace sur Intel et AMD ?

Avec cette nouvelle puce, Arm vise directement les royaumes d’Intel et d’AMD. Leurs architectures x86 dominent depuis des décennies les centres de données, mais Arm Holdings mise sur une efficacité énergétique supérieure pour séduire les exploitants. « Le marché est assez grand pour accueillir plusieurs acteurs », tempère Rene Haas. Pourtant, le message est clair : Arm ne compte plus se contenter de vendre des plans, il veut vendre des produits finis.

Une stratégie qui pourrait compliquer ses relations avec ses clients historiques, dont beaucoup développent désormais leurs propres puces en interne. Qu’à cela ne tienne, Arm avance. Des systèmes intégrant l’AGI CPU sont déjà disponibles chez des assembleurs comme Quanta Computer et Super Micro Computer, et les volumes devraient monter en puissance dans la seconde moitié de l’année.

Une rentabilité hors norme

Arm cultive un paradoxe financier fascinant. La société affiche une marge brute de 98 % sur son dernier trimestre, un niveau stratosphérique que même Nvidia, pourtant roi incontesté des accélérateurs IA, ne peut atteindre (ses marges plafonnent dans les 75 %). Mais Arm reste une petite structure comparée au mastodonte vert : Nvidia devrait franchir les 356 milliards de dollars de chiffre d’affaires annuel, tandis qu’Arm vise 25 milliards dans cinq ans.

Pour l’instant, SoftBank, actionnaire majoritaire d’Arm, ne s’y trompe pas : le conglomérat japonais renforce ses positions dans les centres de données IA en rachetant des start-ups de puces et en investissant massivement. Ce virage stratégique pourrait bien changer la donne. Le signal est clair : la bataille des semi-conducteurs pour l’intelligence artificielle ne fait que commencer, et Arm compte bien y jouer les premiers rôles.

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Au cœur de l'équipe TechNPlay, en tant que rédactrice en chef, je suis votre sentinelle dédiée à l'univers fascinant des montres connectées et des véhicules électriques. Etant donné que la technologie évolue à la vitesse de la lumière, ces petits bijoux technologiques suscitent mon admiration et ma curiosité. Chaque avancée...

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