Hideki Sato, père spirituel de la Dreamcast, nous a quittés et pour lui rendre hommage, rien de mieux que revisiter ses jeux. Shenmue et son budget pharaonique, Crazy Taxi et sa folie urbaine, Sonic Adventure 2 et ses musiques cringe-géniales.
Ces cinq jeux prouvent une chose — la Dreamcast est morte trop jeune, mais elle a laissé des souvenirs en 60 Hz et en couleurs.
Dreamcast : cinq pépites qui ont marqué l’âge d’or de SEGA
Sous la direction de Hideki Sato, la Dreamcast a tenté de révolutionner le jeu vidéo. Si la console n’a pas survécu à la concurrence, elle a laissé un héritage de jeux cultes. Retour sur cinq titres qui justifiaient à eux seuls l’achat de la petite blanche.
Skies of Arcadia (2000) : l’odyssée céleste oubliée
Quand on pense Dreamcast, on pense rarement RPG. Pourtant, Skies of Arcadia mérite amplement sa place au panthéon du genre. Incarnez Vyse, pirate des cieux, et son équipage à bord de leur vaisseau. Exploration de donjons, combats au tour par tour et un univers d’une richesse rare. Graphismes colorés intemporels, personnages attachants. Commercialement, ce fut un échec. Mais les joueurs qui l’ont découvert ne l’ont jamais oublié. Un vrai jeu de niche, un vrai bijou.
NFL 2K (1999) : le football américain devenu sérieux
Sorti avec la Dreamcast aux États-Unis, NFL 2K a changé la donne pour les jeux de sport. Fini les personnages cartoon ou les simulations rudimentaires. Ici, des physiques de collision réalistes, un mode dynastie, des playcalls élaborés et… du jeu en ligne. Oui, en 1999, on pouvait défier un pote à des centaines de kilomètres. Une révolution que Madden mettra des années à rattraper.
Crazy Taxi (2000) : l’arcade à la maison
Ce jeu est l’incarnation parfaite de la promesse Dreamcast : l’arcade dans votre salon. Crazy Taxi, c’est du chaos pur : chauffeur fou, clients pressés, circulation délirante. Et cette bande-son ! The Offspring à fond les manettes, impossible d’oublier. Le jeu a peut-être signé l’arrêt de mort des salles d’arcade, mais quel pied.
Shenmue (1999) : le monde ouvert avant l’heure
Si un seul jeu par Hideki Sato mérite le titre de « visionnaire », c’est Shenmue. En 1999, proposer un monde ouvert avec cycle jour/nuit, météo dynamique, PNJ aux emplois du temps fixes, c’était de la folie. L’histoire de Ryo Hazuki cherchant à venger son père a coûté 70 millions de dollars à produire. Un gouffre financier qui n’a pas été rentabilisé, mais un monument du jeu vidéo, encore célébré aujourd’hui.
Sonic Adventure 2 (2001) : le hérisson au sommet de sa 3D
Reconnaissons-le, c’est un choix partial. Mais Sonic Adventure 2 reste pour beaucoup le meilleur Sonic en trois dimensions. Après un premier essai prometteur, la suite peaufine tout : graphismes, gameplay, bande-son. Les niveaux de Sonic et Shadow sont un régal, et le Chao Garden (élevage de petites créatures) offre une rejouabilité infinie. Un des derniers grands feux d’artifice de SEGA avant son retrait du hardware.
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