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Uncharted : les énormes différences entre le film et les jeux vidéo

Uncharted

Le film Uncharted a rempli les salles, mais les joueurs, eux, ont parfois grimacé en comparant les différences par rapport au jeu vidéo. Entre le Nathan Drake de Tom Holland et celui de la console, il y a un monde. Le long-métrage a pris des libertés considérables avec l’histoire, les personnages et même l’ambiance. 

Les origines de Sully, le caractère de Nate, le déroulement de l’aventure : rien n’est tout à fait pareil. Pour ceux qui ne connaissent que le film ou qui veulent mesurer l’écart, voici les différences les plus marquantes. Certains choix étonnent, d’autres trahissent, mais tous racontent une autre histoire.

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Le film Uncharted a pulvérisé le box-office, mais voici pourquoi il écorche l’âme du jeu :

  • Tom Holland incarne un Nate boy-scout, intègre et naïf, alors que le héros des jeux est un anti-héros arrogant et égocentrique prêt à tout pour un frisson.
  • Sully, joué par Mark Wahlberg, perd son rôle de père de substitution au profit d’un associé bougon ; leur relation maître-élève s’évapore.
  • Le long-métrage évacue le fantastique, les exils lointains et la figure morale d’Elena, troquant la chasse à l’Histoire pour une simple course au trésor.

Un casting aux âges chamboulés

D’entrée de jeu, l’adaptation bouscule la chronologie des personnages. Si Nate et Chloe conservent un écart d’âge fidèle, Sully subit une cure de jouvence radicale. Dans les jeux, un fossé générationnel de 25 ans le sépare de Nathan. Or, le film confie le rôle à Mark Wahlberg, quinquagénaire dont l’énergie n’évoque jamais un vétéran fatigué. De ce fait, leur relation de maître à élève s’évapore au profit d’un partenariat plus égalitaire. Par conséquent, la dynamique si particulière du duo originel disparaît entièrement dès les premières minutes.

La figure paternelle envolée

Ensuite, le cœur émotionnel de la saga s’en trouve brisé. Dans les jeux, Sully recueille un Nate adolescent, orphelin, et devient ce père de substitution qui lui enseigne le métier. Cependant, le long-métrage gomme cette filiation.

Le personnage de Wahlberg incarne un associé bougon, non un mentor. De plus, l’intrigue recentre la quête sur le frère biologique, Sam, ce qui empêche Sully d’occuper ce vide affectif. Ainsi, le lien si touchant qui définissait la franchise se réduit à une simple camaraderie intéressée.

Sam Drake, un frère plus égoïste

Par ailleurs, le destin de Sam est réécrit de fond en comble. Certes, l’écart d’âge et sa disparition tragique demeurent, mais son passé avec Nate s’efface. Dans l’œuvre vidéoludique, les deux frères ont longtemps écumé la planète ensemble. En revanche, le film le montre travaillant uniquement avec Sully avant d’abandonner son cadet pendant quinze ans. De surcroît, il ne partage jamais une chasse au trésor avec lui. Dès lors, la dévotion inébranlable de Nathan envers ce fantôme paraît bien moins crédible.

Les origines réinventées de Nathan Drake

De surcroît, le passé du héros est simplifié à l’extrême. Les jeux racontent une mère historienne disparue et un père indigne qui les abandonne. Ce drame pousse les frères Morgan à se rebaptiser Drake. Or, le film tue les deux parents et fait du célèbre anneau un héritage familial direct, donné par Sam. De plus, le Nate cinématographique est un simple barman pickpocket, alors que son alter ego vidéoludique sillonnait déjà le globe à quinze ans. Par conséquent, le vécu d’aventurier aguerri s’en trouve considérablement affaibli.

Victor Sullivan, de gentleman cambrioleur à grincheux solitaire

Ensuite, la bonhomie légendaire du personnage se heurte à un mur. Dans la saga, Sully est ce vieux brigand charismatique que tout le monde apprécie malgré ses vices. Cependant, Mark Wahlberg accentue ses traits bourrus jusqu’à le rendre antipathique. Ainsi, là où le Sully des jeux accueillait Nate avec chaleur après un vol à la tire, la version cinéma aurait probablement réagi avec colère. De plus, le scénario le dépeint comme un solitaire pathétique adoptant un chat, là où le vétéran des jeux n’a jamais souffert de solitude.

Un film moins sanglant, un héros moins tueur

Par ailleurs, la transposition médiatique impose un changement radical d’échelle. Les jeux sont des shootersNate extermine des centaines de mercenaires, créant une célèbre dissonance ludo-narrative. Conscient que le cinéma ne peut dissocier aussi facilement l’acte du caractère, le film réduit drastiquement les fusillades. Par conséquent, les ennemis meurent surtout par accident ou par légitime défense. Toutefois, cette édulcoration sanitaire gomme une part de la tension permanente qui pesait sur les expéditions.

Nathan Drake, une crapule devenue boy-scout

De plus, l’essence du protagoniste subit une métamorphose profonde. Le Nate des jeux est un égocentrique arrogant, accro à l’adrénaline, capable de mettre ses proches en danger par orgueil. Or, Tom Holland incarne un jeune homme intègre, naïf, à qui Chloe avoue : « Tu es trop bon ». Cette réplique scelle le divorce avec le matériau d’origine. En effet, la quête de l’anti-héros n’est plus une obsession narcissique pour l’Histoire, mais une simple course au magot dictée par la loyauté fraternelle.

L’absence très remarquée d’Elena Fisher

En outre, l’éviction du personnage d’Elena Fisher est sans doute le changement le plus dommageable. Dans les jeux, cette journaliste intègre est la boussole morale qui contredit l’appât du gain. Même si le film se déroule avant sa rencontre officielle avec Nate, son absence thématique rend l’intrigue plate. Ainsi, sans cette voix qui rappelle les enjeux éthiques, la chasse au trésor se résume à un vulgaire appât du gain. Finalement, le film démontre à quel point Elena était le cœur battant de la saga.

Un voyage d’aventures qui manque d’exotisme

De surcroît, le souffle épique cède la place à une promenade urbaine. Les jeux emmenaient le joueur dans des cités himalayennes oubliées ou des sous-marins nazis échoués. En comparaison, le film cantonne l’action à une maison de vente new-yorkaise, aux catacombes de Barcelone et à une grotte philippine générique. De plus, même les séquences empruntées à Uncharted 3 ou 4 perdent en ampleur. L’avion cargo ne s’écrase pas dans le Rub al-Khali, supprimant le sentiment de survie insulaire.

La magie et les malédictions laissées de côté

Ensuite, le récit refuse de franchir la frontière du fantastique. Plusieurs opus de la saga introduisent des éléments surnaturels, comme les descendants maudits d’El Dorado ou les gardiens spectraux de Shambhala. Pourtant, le long-métrage opte pour un réalisme strict, transformant le mystère en simple thriller d’action. Ainsi, il n’y a jamais ce frisson du doute, cette peur de l’inconnu qui transcendait les fusillades. Finalement, l’absence de malédiction gomme toute la mythologie qui rendait le monde de Drake si singulier.

Un ton qui trahit l’essence de la saga

Par ailleurs, la fusion de tous ces changements altère le message profond de l’œuvre. Les jeux racontent l’obsession destructrice de l’archéologue mercenaire. Mais le film se résume à une fable sur la cupidité, où le trésor n’est qu’un chèque géant. Ainsi, le thème de l’héritage historique s’efface. Au lieu d’un Indiana Jones moderne, on obtient un croisement hybride entre Benjamin Gates et Fast & Furious. De ce fait, le récit se contente d’une morale simpliste : l’argent ne fait pas le bonheur.

Nate, un héros qui ne souffre plus assez

De plus, l’invulnérabilité du nouveau Nate rompt avec une tradition iconique. Dans les jeux, le héros termine chaque aventure brisé, ensanglanté, poussé dans ses derniers retranchements. Ces blessures incarnaient le prix à payer pour sa folie. Or, le classement PG-13 et la jeunesse de l’acteur interdisent un tel acharnement. Ainsi, la réussite paraît trop aisée. Par conséquent, le périple perd de sa substance dramatique, car la perspective de l’échec ne hante jamais réellement la mission.

Des motivations simplifiées à l’extrême

En outre, la psychologie des deux meneurs est réécrite de manière unidimensionnelle. D’un côté, le Sully cinématographique n’aspire qu’à l’argent, là où son modèle ne cherchait que le frisson du jeu et la belle vie. De l’autre, Tom Holland se lance dans l’aventure uniquement pour retrouver son frère, et non par vanité intellectuelle. Ainsi, la tension entre la passion de l’Histoire et l’appât du gain s’évanouit. Finalement, ces moteurs basiques privent les personnages de l’ambiguïté morale qui faisait leur charme.

Une adaptation sans l’âme des jeux

En définitive, le film ressemble à une enveloppe vide. Malgré les clins d’œil et les séquences iconiques, les dialogues se limitent à des disputes constantes sur la confiance. La rapidité du rythme empêche tout développement des liens affectifs. De fait, là où les jeux excellaient par leurs joutes verbales, le film n’offre qu’une succession de décors. Ainsi, faute d’avoir su capturer l’alchimie du groupe, cette adaptation prouve, bien malgré elle, que la magie de Naughty Dog est difficilement exportable sur grand écran.

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Au cœur de l'équipe TechNPlay, en tant que rédactrice en chef, je suis votre sentinelle dédiée à l'univers fascinant des montres connectées et des véhicules électriques. Etant donné que la technologie évolue à la vitesse de la lumière, ces petits bijoux technologiques suscitent mon admiration et ma curiosité. Chaque avancée...

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