Le trailer de The Punisher: One Last Kill vient de tomber et, soyons clairs, il ne fait pas dans la dentelle. Frank Castle, c’est le genre de bonhomme qui utilise une tronçonneuse pour couper son cake aux olives. Autant dire que les fans attendaient ça au tournant, le doigt sur la gâchette de l’analyse.
Bonne nouvelle : les premières images sentent la poudre et la justice expéditive. On a décortiqué chaque plan au microscope, cherchant la petite veine sur la tempe de Jon Bernthal ou le détail du gilet pare-balles qui sent le renfermé. Marvel n’a pas sorti les gants de boxe en mousse. Ça va saigner.
Le Punisher est-il vraiment de retour pour une « dernière » danse macabre ?
Préparez les sopalins et rangez les enfants derrière le canapé. Marvel Television vient de lâcher une bande-annonce complète pour The Punisher: One Last Kill, un spécial de soixante minutes qui débarque sur Disney+ le 12 mai 2026. Et autant vous prévenir tout de suite : si vous espériez que le passage sous la bannière Mickey adoucisse Frank Castle, vous risquez d’être déçus ou rassurés.
La question qui brûle toutes les lèvres depuis que le Punisher a été aperçu en train de shooter dans Spider-Man, c’est évidemment celle de la violence. Avec ce nouveau trailer, la réponse fuse aussi sec qu’une rafale de M16 : Frank n’a rien perdu de sa hargne légendaire.
Jon Bernthal acteur et co-réalisateur
C’est la grande surprise de ce projet, et elle mérite qu’on s’y attarde parce que ça change absolument tout. Pour la première fois de sa carrière, Jon Bernthal ne se contente pas d’enfiler le crâne blanc et le perfecto ensanglanté, il co-signe également le scénario avec le réalisateur Reinaldo Marcus Green. Une première expérience d’écriture pour l’acteur qui prouve à quel point ce personnage lui colle à la peau – et au cuir chevelu.
Quand l’interprète lui-même décide de tenir la plume pour raconter ce qui ressemble à un baroud d’honneur cathartique, on est en droit de s’attendre à une plongée en eaux très troubles. Ce n’est plus seulement une prestation d’acteur, c’est un véritable exorcisme scénaristique. Si Frank Castle doit régler ses comptes une bonne fois pour toutes, autant que ce soit l’homme qui le fait vivre depuis des années qui tienne le livre de comptes.
Curtis Hoyle est-il devenu le fantôme le plus badass de l’univers Marvel ?
Les fans de la série Netflix vont avoir un petit pincement au cœur doublé d’un grand sourire. La bande-annonce nous confirme le retour de Jason R. Moore dans la peau de Curtis Hoyle, le vétéran amputé devenu la seule boussole morale de Frank. Bon, d’accord, Curtis semble surtout apparaître sous forme de visions, ce qui laisse penser que le pauvre homme a passé l’arme à gauche entre-temps.
Mais l’important est ailleurs : Marvel Studios fait le choix intelligent de ne pas zapper l’héritage du show originel. Reconnaître que ce Punisher a un passé chargé et des fantômes plein le placard, c’est la promesse que d’autres têtes connues pourraient surgir du brouillard mental de Frank. Et puis franchement, qui refuserait les conseils posthumes d’un ancien infirmier de la Navy qui sait manier la réplique comme un bistouri ?
Un trailer où ça canarde dans tous les coins
Parlons chiffres pour une fois. En moins de deux minutes de bande-annonce, on a compté au moins une demi-douzaine de tirs en pleine poire. Puis, on voit un type jeté du haut d’un immeuble avec l’élégance d’un sac poubelle. Le message est limpide : oubliez les débats sur le côté édulcoré de Disney. Le Punisher de One Last Kill est exactement le même que celui qui a massacré du gangster dans Daredevil : Born Again, et visiblement le même qui emboutira Spider-Man avec sa camionnette dans Brand New Day deux mois plus tard.
La différence ? Dans le film de l’araignée, on coupera probablement au moment où l’hémoglobine gicle. Mais la brutalité de l’acte restera intacte. C’est un compromis plutôt malin pour permettre à ce vieux loup solitaire de jouer dans la cour des grands super-héros sans qu’on lui demande de faire du tricot.
Après avoir fait sa « dernière victime », où diable pourra-t-il encore bien aller ?
C’est toute la beauté de ce titre trompeur : One Last Kill. Personne n’est dupe. Frank Castle a autant de chances de prendre sa retraite à la campagne que Deadpool de devenir nonce apostolique. Ce spécial d’une heure, calé juste après la fin de la saison 2 de Daredevil : Born Again et avant le grand raout Spider-Man 4, ressemble surtout à une formidable rampe de lancement.
Une fois ses démons intérieurs expédiés ad patres, l’avenir de Castle dans le MCU s’annonce radieux. Les comics regorgent d’histoires où il croise la route de Moon Knight, de Black Widow ou des Thunderbolts. Si ce spécial est un succès – et vu le pedigree de Bernthal scénariste, il y a de fortes chances – on peut parier que cette prétendue « dernière victime » ne sera en réalité que la première d’une longue série de mauvaises rencontres pour les criminels de l’univers Marvel.
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