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Ghibli : classement des films du studio mythique de Miyazaki

films studio ghibli

Ghibli, le célèbre studio d’animation japonais, figure toujours parmi les préférés des cinéphiles de tous âges. Découvrez notre classement de ses films du pire au meilleur.

Depuis 1985, le studio Ghibli a démontré ses talents au profit de ses fans. Que ce soit au Japon ou à l’international, l’entreprise est célèbre pour ses titres éclectiques, allant des contes de fées classiques pour enfants jusqu’au réalisme le plus tragique.

Le studio a été fondé le 15 juin 1985 par deux génies : Hayao Miyazaki et son ami de longue date, Isao Takahata et a depuis connu une renommée sans faille (ou presque). Leurs œuvres sont devenues des sources d’inspiration pour de grands artistes tels que Guillermo Del Toro ou encore Wes Anderson. Sans plus tarder, nous vous classons les 20 films marquant l’histoire de cet équivalent de Disney dans l’art japonais, du pire au meilleur !

Pour rappel, le plupart du catalogue Ghibli peut actuellement se visionner sur Netflix.

Aya et la sorcière (2021) : le premier Ghibli en 3D

Il s’agit du premier long métrage d’animation 3D du Studio Ghibli. Comme bon nombre d’œuvres du studio, l personnage principal est une petite fille. Du om d’Aya, elle grandit dans un orphelinat depuis qu’elle est bébé. Très attaché au foyer et surtout à son ami Custard, l’enfant est d’un fort caractère, ambitieux et déterminé.

Du haut de ses 10 ans, Aya est alors adoptée par un couple étrange — Mandrake et Bella Yaga. La séparation avec sa famille d’accueil est un calvaire, mais la jeune fille semble prête à tout pour lever le voile sur le secret de ses prétendus parents. Bien qu’elle ignore pendant longtemps qu’elle a hérité des pouvoirs magiques de ses ascendants, elle ne tarde pas à découvrir que ses nouveaux tuteurs sont des sorciers.

Malgré son manque de subtilité et d’originalité, ce film n’est pas totalement raté.

Le Royaume des chats (2002)

Ce film de Ghibli se résume par l’aventure d’une lycéenne du nom de Haru transportée dans le royaume cité dans le titre. L’adolescente a 17 ans et son cercle social est très restreint. Mais un jour, en rentrant des cours, elle découvre avec sa meilleure amie Hiromi un chat heurté par un camion. Cet évènement va bouleverser sa vie à jamais.

On peut dire que c’est réussi en tant que spin-off de Si tu tends l’oreille, puisque le réalisateur Hiroyuki a su garder le fil de l’histoire dans une ambiance fantastique.

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Je peux entendre l’océan (1993)

Réalisé par Tomomi Mochizuki, Je peux entendre l’océan est une exception pour le studio Ghibli puisqu’il s’agit d’un téléfilm qui relate le quotidien de Rikako Muto. La jeune femme est contrainte de suivre les mouvements de sa mère suite au divorce de ses parents. Perturbée par ce nouveau train de vie, elle a du mal à s’intégrer parmi les élèves.

L’anime laisse paraître une philosophie intéressante surtout pour les adolescents. Mais cela aurait été mieux si la production avait bénéficié d’un budget plus important pour la réalisation.

Les Contes de Terremer (2006)

Les Contes de Terremer, inspiré des opus de la série littéraire fantastique Le Voyage de Shuna (1983), raconte les périples du prince Arren. L’adolescent a fui son château après avoir tué son père. Durant son évasion, il rencontre Épervier, Therru et le méchant sorcier Cob.

On critique souvent ce film de Ghibli pour être infidèle aux intrigues des livres d’origine. Mais quand même, Gorō Miyazaki a fait son maximum pour faire sortir l’esprit fantastique et ses monstres légendaires dans un ensemble simpliste.

Arrietty, le petit monde des chapardeurs (2011)

Adaptation de la célèbre série littéraire britannique The Borrowers de Mary Norton, ce film retrace les aventures d’une humaine miniature du nom d’Arrietty et de sa famille dans le Japon moderne. Contrainte comme ses congénère à chaparder aux humains de quoi survivre, Arrietty faire la rencontre d’un petit garçon.

S’inscrivant dans la lignée écologiste des films Ghibli, Arrietty parle de façon plus ou moins direct de l’impact de l’homme sur son environnement, dramatisé ici par le déclin de la société des hommes miniatures. S’il ne s’agit pas de la meilleure production du studio, elle séduit quand même avec un héroïne engageante et une animation époustouflante.

Mes voisins les Yamada (1999)

Fillette espiègle qui ne choisit pas ses mots pour s’exprimer, Nonoko Yamada nous expose la routine de sa famille. Sous la direction d’Isao Takahata, on y voit défiler le cours de la vie d’un ménage japonais habitant dans la ville de Tokyo.

Il s’agit d’une adaptation du célèbre manga Nono-chan, avec quelques passages rappelant Totoro. Un Ghibli que beaucoup considère comme mineur, mais une véritable fenêtre sur la société japonaise moderne.

Souvenirs de Marnie (2014)

Anna est une fille de 12 ans passionnée de dessins. Sa mère adoptive décide de faire traiter son asthme dans une ville rurale quand la maladie s’est aggravée. Pendant son séjour, elle tisse un lien avec une fille du nom de Marnie dont l’origine demeure mystérieuse jusqu’à la fin.

Tout en mélancolie, cette œuvre de Ghibli apprend aux jeunes publics, ainsi qu’aux adultes, qu’il faut savoir accepter le passé pour avancer. Hiromasa Yonebayashi s’est occupé de a réalisation.

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Souvenirs goutte à goutte (1991)

Dans ce film du studio Ghibli, Isao Takahata évoque la nostalgie d’une jeune employée de bureau lors de ses séjours à la campagne. Inspirée par le calme et la sérénité de la vie rurale, elle replonge dans ses souvenirs les plus chers : les moments où elle avait à peine 10 ans.

La profondeur des récits ramène l’esprit à se remettre en question sur où on en est par rapport à nos rêves. Un film parsemé d’images oniriques où Tahakata choisit la veine réaliste qui le distinguera toujours du géant Miyazaki et fera de lui un maître à part entière.

Ponyo sur la falaise (2008)

Habitant au sommet d’une falaise donnant sur la mer, Sosuke est un petit garçon qui vit avec sa mère et son père, mais ce dernier est souvent absent. Un jour, il découvre une petite fille poisson rouge du nom de Ponyo. S’ensuit alors une aventure aux conséquences inimaginables.

Ponyo sur la falaise termine en beauté la phase fantaisie/épique que Hayao Miyazaki a début en 1999 avec Princesse Mononoké. Librement inspiré du conte de la Petite sirène, ce film s’adresse ouvertement aux plus petits, mais ne lassera pas les plus grands pour autant.

Comme avec Mon voisin Totoro, le réalisateur fait appel ici au pouvoir de l’imagination des enfants, mais y ajoute un côté espiègle tout en n’oubliant pas la leçon sur l’écologie. Un Ghibli qui se regarde en famille un dimanche après-midi.

Le Château ambulant (2004)

Dans ce récit, Ghibli nous emmène avec Sophie, une jeune orpheline de 18 ans, travaillant dans un commerce de chapelier qu’elle a hérité de son père. Elle rencontre ensuite Hauru, un charmant magicien dans une course poursuite. Mais la sorcière des Landes est jalouse de leur relation et la transforme en une vieille femme de 90 ans. Se sentant impuissante face à sa situation, elle décide d’errer dans les montagnes où elle découvrira le château mouvant.

Avec ce film, Miyazaki a perfectionné une combinaison de magies, de fantaisies et d’aventures pour livrer une réflexion profonde et parfois surprenant sur la vieillesse.

Le vent se lève (2013)

Annoncé comme dernier film de Miyazaki avant sa retraite, cette œuvre Ghibli est digne de son héritage. Passionné d’aviation, Jiro Horikoshi était convaincu qu’il ne piloterait jamais aucun avion à cause de ses problèmes visuels. Mais il persévère et brille en tant qu’ingénieur aéronautique au sein d’une entreprise à partir de 1927 jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. Ses créations servent évidemment à attaquer d’autres pays.

Le film évoque une morale assez complexe. Il montre l’importance de la passion dans l’art, mais révèle également la face insensible d’un designer qui accepte de faire de son œuvre une arme meurtrière. L’œuvre d’un auteur qui s’examine lui-même.

Pompoko (1994)

Bien que ce film Ghibli affiche des mignons petits rongeurs comme ses personnages principaux, il sème la terreur lorsque les bêtes décident de faire peur aux humains pour protéger leurs territoires. Avec leurs métamorphoses aussi étranges que perturbantes, et les crimes de tout genre, on peut se demander si l’anime est conforme au jeune public.

Néanmoins, c’est un excellent moyen de la part de Takahata pour sensibiliser à la protection de la nature.

Le Château dans le ciel (1986)

Focalisé sur la jeune Sheeta et son compagnon Pazu, Le Château dans le ciel raconte la quête pour un cristal magique et un monument céleste. C’est l’une des occasions où Ghibli laisse paraître un monstre avec un bon caractère, malgré une apparence lourde et méchante. Le film marque désormais un conflit entre l’environnement naturel et la technologie.

Mon voisin Totoro (1988) : l’enfance par Ghibli

Appartenant au cinéma de fantaisie, cette production de Ghibli met en avant une légende simple racontant l’histoire de deux petites filles fascinées par la beauté de la nature. Les Totoros — des créatures à pelage doux et à caractère agréable, comme de gros chats — attireront davantage leur attention, malgré la réalité sinistre qui leur entoure.

Il s’agit probablement de la création la plus sereine de Miyazaki avec le studio. Une fable sur l’enfance et les mondes que l’on peut s’inventer pour oublier les tracas de la vie.

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Le Conte de la princesse Kaguya (2013)

Il était une fois, le studio Ghibli se concentra sur les folklores et les arts japonais. A première vue, le récit a l’air simple, basé sur la découverte d’une fille magique dans le creux d’un bambou. L’agriculteur qui l’a accueillie est alors surpris de la rapidité de sa croissance.

Dans un style aquarelle minimaliste et très classique dans sa narration, ce film d’animation dévie complètement des tendances de ces dernières années, comme celles de Disney. Il dénonce le modèle patriarcal, épouse la tragédie et met en scène des enjeux psychologiques très complexes, bref des aspects délaissés par les productions jeunesse hollywoodienne.

Le voyage de Chihiro (2001) : un Ghibli de genre horreur

Bien que ce conte  initiatique souvent associé à Alice au pays des merveilles soit adapté à tout âge, il peut vraiment effrayer les plus jeunes. Chihiro est une fillette de 10 ans piégée dans le royaume des ombres. L’univers est presque surhumain, mais la petite – grincheuse et capricieuse — semble être au paroxysme de son courage pour ramener ses parents à la vie normale.

Il y a une bonne cadence sur les scènes fantaisies et horreurs tout en gardant le fil conducteur qu’est le passage de Chihiro à l’âge adulte. Pas étonnant si ce fut le premier film d’animation à remporter un Oscar.

Si tu tends l’oreille (1995)

« Take me home, country roads » de John Denver. Cette chanson ne vous quittera plus après avoir regardé cet œuvre de Ghibli. Il parle de Shizuku Tsukichima, une collégienne de 14 ans lunatique et passionnée de livres. Un beau jour, elle rencontre un luthier en herbe, le mystérieux Amasawa Seiji, qui lui apprendra une belle leçon de vie : ne jamais abandonner pour rendre ses rêves une réalité.

Ce film romantique constitue un hommage à son réalisateur Yoshifumi Kondo qui aurait pu devenir le successeur de Miyazaki, mais est décédé quelques années après la sortie.

La Colline aux coquelicots (2011)

Hayao Miyazaki et son fils Gorō ont tous deux misé leurs talents pour donner vie à un manga populaire prépublié en 1980. De leur collaboration résulte un anime Ghibli relatant les aventures d’une jeune fille réservée dans le Japon des années 60, responsable d’une pension sur les rives de Yokohama. La sympathie entre Umi et Shun confère une bonne image pour les adolescents. Mais le langage des drapeaux est beaucoup plus significatif : un hommage aux pères de famille qui ont péri aux combats durant la guerre de Corée.

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Un film aux accents mélodramatiques qui confirme le talent souvent décrié du fils Miyazaki.

Princesse Mononoké (1997)

Ce film du studio Ghibli combine à la fois aventure, drame et fantaisie. L’histoire remonte dans l’ère du Japon médiéval, où un guerrier prénommé Ashitaka tue un énorme sanglier qui a essayé de s’emparer de sa tribu. Il est alors frappé par une malédiction, puis condamné à mort par la chamane du village. Mais cette dernière lui laisse la chance de s’enfuir afin de chercher la raison de son sort.

Ce film moraliste et épique est saisissant, mettant à réfléchir l’impact des besoins humains sur la faune sauvage. En France, il est interdit aux moins de 12 ans pour ses scènes assez violentes, mais il vaut vraiment la peine d’être visionné.

Kiki la petite sorcière (1989)

Née d’un concept simple comme la plupart des productions Ghibli, Kiki est une apprentie sorcière qui rêve de voler de ses propres ailes du haut de ses 13 ans. Bien qu’elle ne soit pas inscrite à Poudlard, elle sait faire bon usage de son balai pour assurer ses missions de livraison. Mais en grandissant, elle s’expose aux mêmes soucis que les adolescents de son âge.

Même si Hayao Miyazaki a organisé ce récit dans un univers enfantin, le film ne perd pas son réalisme. Les différents aspects de la vie adolescente y sont pris en compte : la morale des adultes, le besoin d’argent, mais surtout la quête de l’indépendance. Mais le cœur de l’histoire concerne aussi la relation d’un artiste avec son art : son inspiration, ses doutes, etc.

Nausicaä de la Vallée du Vent (1984)

Réalisé avant même la fondation du studio Ghibli, ce présente un univers apocalyptique impressionnant. Les humains ont détruit une bonne partie de l’écosystème mondial et la Terre est devenue quasi hostile. Nausicaä fait partie des survivants et se réfugie dans une vallée aride et communique avec des insectes géants peuplant la jungle. Les différents efforts de la jeune fille parviennent à rétablir la paix dans le monde à la fin.

Cette œuvre transmet un lourd message à l’humanité quant à la préservation écologique, ce qui lui rend désormais meilleur. C’est un peu l’équivalent de Princesse Mononoké, mais dans un avenir lointain.

Porco Rosso (1992) : le porc de l’Adriatique

A la fin des années 20, un pilote italien accepte d’être changé en cochon pour éviter d’être intronisé héros de la nation. De leur côté, de nombreux pilotes désœuvrés après la fin de la Grande guerre deviennent pirates de l’air pour subvenir à leurs besoins.

Si ses prémices rentrent parfaitement dans la lignée fantaisiste des oeuvres de Ghibli, Porco Rosso se démarque par sa très grande maturité. Un film décidément plus pour adultes que pour les plus petits. Ainsi, en plus de traiter de thèmes comme l’amour et la solitude, ce long métrage de Hayao Miyazaki aborde également très frontalement la montée du fascisme dans les années 30 ou encore les blessures psychologiques des soldats.

Néanmoins, tout cela se pare toujours d’une grande couche d’humour et les scènes de vol, dans le ciel bleu de l’Adriatique, sont à couper le souffle.

Le Tombeau des lucioles (1988) : l’incontournable de Ghibli

Nous voilà arrivés au top de notre sélection. Le Tombeau des lucioles se positionne comme étant le meilleur des films Ghibli, car c’est le seul qui arrive à aborder simultanément l’innocence infantile et l’injustice des adultes dans une atmosphère extrêmement émouvante. L’histoire raconte la vie de deux enfants, frère et sœur, précisément au cours des derniers mois de la Seconde Guerre mondiale. Ils sont devenus orphelins lors du bombardement de la ville de Kobé.

Loin des fantaisies de Mon voisin Totoro ou de Kiki la sorcière, les scènes montrent une véritable lutte pour la survie face aux évènements chaotiques du monde en plein dévastation. Drame, séparations, douleurs, mais aussi beaucoup d’amour traversent le cœur pendant le visionnage, et marqueront à jamais l’esprit du spectateur.

Bonus : La tortue rouge (2016)

Un naufragé se retrouve coincé sur une île déserte. Pour seule compagnie, il doit se satisfaire de la présence d’une tortue géante rouge qui semble ne pas vouloir le laisser partir.

Premier film produit par Ghibli (en collaboration avec des studios européens) à se faire en dehors du studio et du Japon, La tortue rouge est l’œuvre du néerlandais Michael Dudok de Wit. Néanmoins, le vétéran Isao Takahata veille au grain en tant que producteur.

Œuvre magistral et éminemment singulière, La tortue rouge est une fable poétique sur la vie et le temps qui passe. Sans aucun dialogue intelligible, le film rappelle les premières heures du cinéma, quand il était muet. Graphiquement, les personnages se rapprochent plus de Tintin que de Chihiro, mais l’on retrouve quand même les influences asiatiques dans des décors somptueux dessinés sur du papier à gros grain. Une pépite tardive que tout fan du studio devrait regarder.

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