Le nouveau trailer du film Supergirl utilise une chanson de Jimmy Ruffin pour illustrer la quête désespérée de l’héroïne kryptonienne. Ce choix musical accompagne Kara dans sa mission spatiale pour sauver son fidèle compagnon Krypto.
James Gunn déploie son art de la bande-son narrative avec une précision chirurgicale dans ce nouvel aperçu. L’alliance entre Supergirl et la chanson de Jimmy Ruffin crée une ambiance unique pour cette épopée galactique. Cette chanson constitue d’ailleurs la clé émotionnelle de l’intrigue entière.
Quel classique Motown Gunn a-t-il choisi ?
Jimmy Ruffin signe « What Becomes of the Brokenhearted ». Ce tube de 1966 avait, à une époque, dominé les classements américains, français et britanniques. Classé 14e meilleur titre de l’année par Billboard, ce morceau décrit la souffrance des cœurs abandonnés. Avant Supergirl, cette chanson de Jimmy Ruffin était apparue dans The Wonder Years, Big Little Lies ou For All Mankind. C’est donc un morceau qui a su traverser les époques.
Gunn ne sélectionne jamais par hasard. Le réalisateur, célèbre pour ses playlists Guardians of the Galaxy, choisit des morceaux qui racontent l’histoire autant que les dialogues. Ici, le choix du vintage soul est parfait pour le récit de Tom King et Bilquis Evely adapté pour l’écran.
La chanson de Jimmy Ruffin illustre bien le voyage de Supergirl
Kara Zor-El n’est pas la cousine joyeuse que l’on imagine. Dans Woman of Tomorrow, elle sombre dans l’alcool et le désespoir. Elle est déracinée, orpheline de Krypton, étrangère partout. Sa rencontre avec Ruthye Marye Knoll, jeune fille voulant venger la mort de son père, forme le cœur du récit. Supergirl accepte d’aider cette enfant, non par héroïsme, mais pour lui prouver que la vengeance ne guérit rien.
La chanson de Jimmy Ruffin résonne à double niveau dans le film DCU Supergirl. Elle évoque d’une part la douleur de Kara, qui a perdu monde et famille. Cela dit, elle exprime également celle de Ruthye, endeuillée par les Brigands. Le trailer ajoute néanmoins une couche supplémentaire. Krypto, seul compagnon restant de l’héroïne, a trois jours à vivre sans antidote.
Comment la musique amplifie-t-elle l’enjeu émotionnel ?
La mission de l’héroïne devient existentielle. Sauver Krypto, c’est préserver le dernier lien tangible avec son passé kryptonien. La chanson de Jimmy Ruffin souligne alors cette urgence désespérée dans Supergirl. Elle transforme ainsi une quête spatiale en odyssée intime. Gunn utilise le morceau pour révéler ce que les explosions et les combats masquent. Une femme terrifiée à l’idée de perdre encore.
Les fans inquiets d’une bande-son entièrement vintage peuvent donc se rassurer. Gunn diversifie ses sources selon les besoins narratifs. Pour Supergirl, le choix de 1966 s’avère quant à lui infaillible. Il connecte immédiatement le public à une émotion universelle, celle du cœur brisé cherchant sa route.
- Partager l'article :
