Lenovo a décidé de voir les choses en grand, très grand. Le portable gaming Lenovo Legion 9 s’annonce avec un écran de 18 pouces et une mémoire vive si imposante que le terme « titanesque » n’est pas volé.
On parle ici d’une machine taillée pour tout avaler, des jeux les plus voraces aux logiciels de création lourds. Mais un tel concentré de puissance ne se glissera pas dans tous les sacs à dos. Alors, ce monstre est-il l’arme absolue du joueur nomade ou un éléphant dans un monde de souris ? Voici la bête de près.
Ce monstre de 18 pouces avale tout, mais se trimballe avec quelques compromis :
- Jusqu’à RTX 5090, Core Ultra 9 et 192 Go de RAM : une bête taillée pour le jeu et la création lourde, silencieuse malgré tout.
- L’écran IPS 4K brillant et l’absence de Thunderbolt 5 déçoivent à ce prix, tout comme le clavier bruyant.
- Sa modularité écrase la concurrence : 4 slots SSD et 4 slots RAM, un paradis pour les bricoleurs.
Une mise à jour processeur booste discrètement les performances du Legion 9 18IAX10
Pour commencer, Lenovo a récemment intégré le Core Ultra 9 290HX Plus à son vaisseau amiral. Ce processeur Arrow Lake HX, dévoilé en mars, ne change pas la génération mais promet un gain de performances CPU d’environ 7 % par rapport au 275HX.
Ainsi, la machine conserve la même base technique, avec un choix de GPU allant jusqu’à la GeForce RTX 5090. Côté tarif, il faut compter à partir de 4 999 $ (environ 5 698 €) avec 64 Go de RAM. Finalement, cette mise à jour maintient le Legion 9 à la pointe sans refonte complète.
Le design « Forge Carbon » et le châssis sombre se distinguent de la concurrence
Ensuite, le Legion 9 18 arbore une texture « Forge Carbon » unique sur le couvercle. Cette finition apporte un aspect premium qui le démarque immédiatement des autres mastodontes de 18 pouces. Cependant, la teinte plus foncée que celle du Legion 7 16 agit comme un aimant à empreintes digitales.
De plus, une barre de LED RGB longe le bord avant, ajoutant une touche gamer sans excès. Par ailleurs, sa taille le place entre le Razer Blade 18 et l’Alienware Area-51. Son poids et sa saillie arrière réduite le rendent plus compact que la moyenne.
L’absence de Thunderbolt 5 constitue une limitation pour certains utilisateurs
La connectivité du Legion 9 18IAX10 est généreuse, mais pas parfaite. Il faut savoir que les ports sont bien répartis, bien que moins densément que sur l’Alienware. En revanche, le port USB-C de droite ne gère ni DisplayPort ni Power Delivery, seuls les deux de gauche le font.
Surtout, l’absence de prise en charge du Thunderbolt 5 pourrait freiner les utilisateurs de stations d’accueil ultrarapides. Pour un ordinateur portable haut de gamme, cette omission est regrettable. Elle limite les débits et les possibilités d’extension, un point à considérer avant l’achat.
Comment le Legion 9 18 surpasse-t-il ses rivaux en matière d’évolutivité et de maintenance ?
L’un des atouts majeurs de ce portable réside dans sa conception interne. Le panneau inférieur, tenu par 11 vis, donne accès à quatre emplacements SODIMM DDR5 et quatre emplacements SSD M.2 2280. Concrètement, il est possible d’installer jusqu’à 192 Go de RAM.
Cette capacité d’évolution écrase la plupart des concurrents, souvent limités à deux emplacements mémoire. Qui plus est, la carte Wi-Fi reste amovible. Pour les passionnés qui aiment bricoler ou anticiper l’obsolescence, cet ordinateur offre une flexibilité inégalée.
Le clavier à membrane du Legion 9 18 peut-il vraiment satisfaire les joueurs exigeants ?
Lenovo a opté pour un clavier à membrane traditionnel, abandonnant les touches mécaniques d’anciens modèles. Pourtant, le retour tactile est étonnamment net, offrant une frappe plus satisfaisante que sur la plupart des portables gaming.
Cependant, ce confort a un revers : les touches sont plus bruyantes que la moyenne. Ainsi, lors d’une session nocturne, les clics risquent de déranger l’entourage. Finalement, ce clavier ravira ceux qui privilégient le ressenti, à condition d’accepter ce surcroît sonore.
Le pavé tactile géant du Legion 9 18 tient-il toutes ses promesses ?
Le pavé tactile est le plus grand jamais vu sur un portable Legion, avec 15 x 9,5 cm. Il éclipse ainsi celui du MSI Raider 18 HX. Néanmoins, cette taille imposante cache un défaut agaçant. Le retour d’information est plus dur et spongieux, ce qui contraste avec les touches cliquantes du clavier.
Par conséquent, les actions de glisser-déposer manquent de précision. Pour une utilisation bureautique prolongée, ce manque de fluidité pourrait pousser les utilisateurs vers une souris externe.
L’écran IPS brillant 4K est-il un frein ou un atout pour le jeu ?
L’absence d’options OLED ou mini-LED constitue une déception sur un engin aussi coûteux. De fait, la dalle IPS 4K 240 Hz impose un revêtement brillant, sujet aux reflets. Pourtant, sa qualité est indéniable : couverture DCI-P3 complète, G-Sync et contraste élevé pour un IPS.
Les temps de réponse noir-blanc sont excellents, convenant autant au jeu qu’à la création. Le principal point faible reste le HDR400 limité, incapable de rivaliser avec le rendu éclatant des technologies concurrentes.
Quel bilan tirer de l’adaptateur 400 W et des performances globales de ce mastodonte ?
Finalement, l’imposant adaptateur secteur de 400 W est la clé des performances de ce système. Il permet de pousser la RTX 5080 ou 5090 à plein régime sans bridage. Malgré cette puissance, le Legion 9 reste plus silencieux que beaucoup de concurrents.
Le revers de la médaille se voit sur la facture d’électricité, car la consommation est élevée. En somme, ce portable parvient à dompter des composants extrêmes dans un châssis raffiné. Ses rares compromis, comme l’absence de Thunderbolt 5, n’entachent pas un bilan globalement excellent.
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